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Un visiteur
0,5
Publiée le 29 novembre 2006
Franchement, je me suis démandé pourquoi j'étais dans la salle... Comme les 3 autres personnes présentes d'ailleurs...Malgré des acteurs sympathiques...
Cela commence par un plan extérieur sur le quartier de Bercy, à Paris, sous la neige pour arriver dans un appartement. Presque tous les ingrédients sont présents pour une trame qui donnera à sourire mais dune triste manière finale. Des personnages qui sans se croiser entretiennent des relations interposées. Les liaisons ne sont pas en soi importantes, les personnages vont dévoiler peu à peu leur situations ou plutôt leur solitude qui cache des blessures dont on ne pourra quavancer des hypothèses. Dans une mise en scène qui revendique le côté studio, Alain Resnais fait preuve dinventivité et de maestria de la mise en scène. On pourrait penser à du classique, dans les décors qui délimitent bien le caractère social des personnages. La neige artificielle ne va pas cesser de tomber à lextérieur, elle entre même dans les décors et sur les personnages, révélatrice de la température de leur cur. Dans lappartement de Thierry et Gaëlle qui vivent ensemble comme dans le bureau entre Thierry et Charlotte, il y a unne séparation : des rideaux dans le premier cas, une vitre dans le second. Un cinéma, géométrique, qui finira gagner par cette solitude moderne, des échos multiples , mais avec toujours une raison ou une autre pour exploser. Il ne faudrait pas y voir, non plus un film froid, on sourit à quelques scènes (les cassettes). Et puis, il y a dans le milieu du film, il y a Pierre Arditi qui fait basculer le film par son interprétation exceptionnelle en nous communiquant sa douleur, son secret et tout le non-dit. Fin sans concession. Dailleurs le mot apparaît dans la dernière image sur un écran de télévision : révélateur dun futur du cinéma qui pour Alain Resnais est déjà établi. Il nempêche que pour cette année, cest le plus beau film français de lannée.
Un film dAlain Resnais, cest dabord un casting quatre étoiles. Son nouveau long métrage, Curs, néchappe pas à la règle. Une nouvelle fois, le réalisateur sest entouré dacteurs prestigieux avec lesquels il avait déjà travaillé mais également de nouvelles recrues tout aussi convaincantes. Ils campent tous des personnages seuls, un peu perdus. Laura Morante, tout en émotion contenue, est excellente et Isabelle Carré est très touchante dans un rôle de fille un peu niaise mais terriblement attachante. Parmi les vétérans, on retiendra loriginale composition de Sabine Azéma, quon avait rarement vu aussi à laise. Dun point de vue esthétique, le nouveau film dAlain Resnais est une totale réussite : limage est extrêmement soignée. Les décors et lumières du bar (excellent mélange de bleu et de rose) sont remarquablement choisis et il se dégage de Curs une ambiance particulière. Seulement voilà, on nadhère quen partie au nouveau film dAlain Resnais. Si on ne peut rien lui reprocher sur la forme, pour le fond, cest une autre histoire. Son scénario ne sarticule pas toujours très bien et certains de ces dialogues paraissent trop écrit, manquent de naturel. Le cinéaste parvient par moment à nous faire ressentir la solitude de ses personnages et offre de très belles séquences. Mais Resnais a voulu donner un ton plus léger à son film, glissant par-ci par-là des scènes supposées drôles qui font perdre toute crédibilité au film. Pourtant, dans le scénario, tous les cas étaient présent pour que le cinéaste livre une solide réflexion sur la solitude humaine : le couple en crise ; un frère et une sur perdus ; un serveur soccupant de son père malade ; deux collègues de bureau qui vont tenter de se rapprocher Mais ces différentes histoires, pourtant intéressantes, ne nous captivent jamais et senchaînent sans aucun dynamisme, si bien quon finit par sennuyer. Au final, Curs est un film aussi froid que la neige qui tombe entre chaque séquence. Dommage.
J'étais impatient de retrouver l'équipe d'acteurs de 'On connait la chanson' et le cinéma d'un grand réalisateur français... mais la moitié du film m'a suffit pour me demander si c'était par reconnaissance ou par charité que les acteurs ont accepté de jouer dans ce film! La mise en scène reste attachante mais ne permet pas de repécher le film.
Encore un chef d'oeuvre de Mr ALAIN RESNAIS ! Un petit bijou plein de charme ... qui peut être traine en longueur par moment .. mais le résultat est plus que brillant , les acteurs sont à point et le scénario est purement du Resnais ! UN FILM A NE PAS MANQUER
Je n'ai pas du tout aimé ce film.En effet je trouve qu'Alain Resnais n'est pas très optimiste sur la vie.Et puis cette façon de tourner est ennuyeuse,les scènes se terminant toujours sur une tombée de gros flocons de neige m'a presque donné envie de mettre un polaire dans les salles où il fait si chaud.Heureusement le jeu des acteurs comme André Dussolier sauve un peu le film.Je dois dire que mon coeur n'a pas été enjoué par ce film.
Je donne une étoile pour la prestation de la paire Wilson-Arditi, sinon les autres personnages sont totalement inintéressants. Lhistoire est inexistante, ce qui ma value de nombreux bâillement. Un film que je déconseille fortemement
Alain Resnais s'empare à nouveau des thèmes de la solitude des êtres et de la mort après le très bon "Amour à mort" (1984). Son public habituel risque donc d'être assez déçu car l'ensemble, sous couvert d'une comédie fantaisiste décrit une humanité vouée à la mort et à la solitude. Pourtant, le cinéaste n'est pas toujours convaincant car certains personnages tombent facilement dans la caricature. De même les transitions neigeuses sont un peu trop présentes, ce qui devient franchement lassant au bout de deux heures. Sinon, l'ensemble se regarde avec un plaisir certain grâce à de nombreuses pointes d'humour et à une mise en scène épurée, qui sait aller droit à l'essentiel. Le tout est servi par d'excellents acteurs, fidèles du cinéaste. "Coeurs" est donc un film tout à fait intéressant, bien plus réussi que la plupart des dernières oeuvres bourgeoises du maître.
L'affiche était alléchante, les acteurs notamment ont déjà eu à de multiples reprises l'occasion de démontrer l'étendue de leurs talents. Las, ce film est un condensé de parisianisme bon ton, où l'ennui le dispute au glauque et au vulgaire. Les personnages sont peints de façon caricaturale et peu vraisemblable. Lorsque Resnais quitte le cinema (on connait la chanson) pour se regarder le nombril, on regarde sa montre et on se demande qu'elle idée il nous a pris de venir. Sans doute en raison de critiques trop abreuvées de films pour ne plus savoir distinguer entre le plaisir et l'ennui...
Alain Resnais n'est pas un réalisateur, c'est un metteur en scène. Tout, dans ses films, est inspiré du théâtre. C'est un parti pris qui peut être très intéressant, au cinéma. Ces lumières de projecteurs, ces décors simplissimes et tous les exterieurs, seulement suggérés, devinés. Ca, allié aux dialogues simples mais souvent profonds et aux acteurs, excellents, qui travaillent avec lui font souvent du cinéma de Resnais un cinéma de genre, différent et très intriguant. Malheureusement, cette fois, la sauce ne prend pas. Les fondus-enchaînés-neige-qui-tombe entre chaque scène donnent une impression désagréable de "déjà-vu" (prononcer avec un soupçon d'accent anglais), et toutes ses tentatives de mise en scène théâtrale en font surtout un film très prétentieux dédié à une population parisienne intello et élitiste qui commence sérieusement à nous fatiguer. Et c'est long, mais long... Dommage, parce que la galerie de portraits est, comme toujours, assez réussie. Quant aux acteurs, ils sont souvent excellents (Dussolier, Arditi, Azema, Carré...). Souvent, parce qu'il y a quand même deux catastrophes : Laura Morante, qui semble s'atteler à toujours jouer faux et Lambert Wilson, qui devrait se filmer quand il prend une cuite pour apprendre à jouer correctement le mec bourré sans ressembler à Ronald Mac Donalds après deux Cocas. Au final, on s'ennuie ferme, et les quelques réussites du films ne suffisent malheureusement pas à le sauver. Ca fait mal aux "coeurs"...
Cest un très bon film, une étude de murs très bien construite sur fond dapparence et de sentiments avec une réalisation un peu à la Lelouch.. Se mêle au tout une pincée dérotisme qui nous montre Sabine Azéma sous un jour différent. Le cinéma français semble dans une période faste, alors profitons-en !
Je tire mon chapeau à Alain Resnais, son film est joli, très beau à voir avec une ésthetique assez particulière. Ses mouvements de camera sont très intéressants. Je ne me suis pas ennuyé une seconde, on s'amuse avec ses personnages. Resnais compose avec une certaine realité, et joue avec les rencontres hasardeuses, mais ils ont tous un lien qui les unis, la froideur de l'amour... Caractérisé par de beaux fondus enneigés. Un seul défault il faisait très froid dans la salle...