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Un visiteur
2,5
Publiée le 14 février 2007
Un peu attendu à certains égards. Le scénario est un peu convenu. Ce huis-clos souffre de quelques faiblesses du scénario. Dommage car le sujet promettait beaucoup.
alors Ping pong.. c'est ... seulement pas mal..Intelligent, formellement réussi, mais froid et désincarné. On pense à du Chabrol pour la peinture de la bourgeoisie, mais l'ensemble est assez prévisible . C'est une histoire cruelle, qui pourtant ne touche pas: aucun des personnages n'est sincère ou émouvant, le jeune héros passe rapidement de l'innocence à la même cruauté que les autres. ça reste froid comme le carrelage de la fameuse piscine . Mon avis : on peut passer son chemin ( on est loin de la puissance de "La vie des autres" , de la complexité et de la maturité du film de Henckel von Donnersmarck . )
PingPong met en évidence le retour en forme du cinéma allemand. Fortement inspiré par Théorème d'Antonioni, ce film froid bénéficie de qualités de mise en scène évidentes. Une excellente photographie, une bonne gestion des cadres (décors de la piscine, du marais..), un excellent travail sur le son (travail de détail remarquable), une bonne direction d'acteurs (principalement le rôle de la mère et du fils) et un chien fantastique (un des meilleurs rôles de chien du cinéma). On regrette cependant un côté parfois désincarné, surtout le rôle du cousin, que je trouve parfois un peu prévisible. Un bon film, rien de plus, mais déjà pas si mal.
Remarquable film d'atmosphère, entre Losey/Pinter et Pasolini. Le richesse du scénario n'a d'égale que l'intensité de la mise en scène qui traduit à merveille la décomposition d'une cellule familiale. Admirable !
Un film allemand minimaliste et sans tête d'affiche ? de quoi repousser n'importe quel spectateur entendrez vous ca ou là... mais comme je sais que c'est dans ce cinéma que l'on trouve le plus souvent la folie qui lui manque en général j'ai poussé la porte sans trop d'inquiétudes.
Le film est aussi tourmenté que les adolescents qui le font vivre. Le tout étant mélancolique a souhait mais surprenant.
IL n'y a finalement pas grand chose a dire sur l'histoire qui dans la bande annonce annonce ses principaux atours, mais si vous y allez vous serez pris par un délicieux sentiment.
Dommage que ce film, a l'instar de REQUIEM dernièrement soit aussi peu distribué.
On pense à "Théorème" mais ce n'est pas du "Théorème" à 100% ! Le climat lourd est bien rendu, les acteurs sont particulièrement convaincants, un bon premier film à voir, dans la lignée de cette nouvelle vague allemande que l'on prend plaisir à découvrir !
Cest dabord une surprise de ré-entendre de lallemand dans une salle de cinéma, comme une langue exotique. Cest une bonne nouvelle quau pays de Murnau, Fritz Lang, Herzog, Fassbinder, il y ait une relève, enfin !.. Cest un huis-clos pour cinq personnages, une femme, un homme absent, deux jeunes adolescents, et un chien. Ne pas oublier le chien. Lintrusion dun corps étranger (ou presque) au sein dune famille, véritable nid de relations ambiguës, malsaines, inavouées, cest toujours loccasion de se réjouir devant les réactions en chaînes, comme pour une expérience scientifique. Tout est en opposition, en contrastes violents : cest lété, on peut ressentir la chaleur sur les comportements et pourtant la lumière est froide, comme lintérieur de la maison, impersonnel, à lambiance glaciale; la relation qui se noue entre Paul et sa tante Anna est faite autant de répulsion que de fascination, dautorité et de soumission; les regards échangés sont aussitôt déjoués par les échanges verbaux; le personnage de Robert, est lui aussi tout en ambiguïtés : corps lourd, physique ingrat, mais cest un pianiste au toucher élégant. Enfin, tout ce qui tourne autour du chien, suggéré ou montré, est tout à fait étonnant. Il y a comme une sorte de vertige dans le récit, car au contraire de productions calibrées grand public, le film nest absolument pas prévisible. Lorsque le générique de fin déroule, on ignore toujours si nous sommes dans le registre de la comédie ou de la tragédie. Cette absence de point de vue moral fait la force du film, et aussi sa faiblesse : on ne peut quêtre admiratif du savoir-faire du réalisateur, de son talent pour instiller une ambiance délicieusement perverse, mais du coup, il ny a aucune émotion, aucune possibilité dempathie pour tel ou tel personnage.
Voilà encore un premier film tout à fait remarquable (tout comme "Cashback" cette semaine) tout en retenue, en non-dit, en émotion. Jouant toujours sur le fil du rasoir des relations mari-femme, mère-beau-fils, mère-neveu. Des relations d'amour et de haine, de domination et d'esoir. C'est très fin, c'est très beau, ça se mange sans faim et on sort comblé. Bravo au céiname allemend de se relever grâce à de jolis films tels que celui-ci.
Un huis clos qui, s'il n'est pas digne de celui de Sartre, a tout de même pas mal de qualités. Le mystère, d'abord. Que vient faire ce jeune homme, comme par surprise, dans la famille de son oncle, alors qu'il y a peu son père s'est suicidé, et qu'on apprends assez rapidement que les relations entre les deux familles n'étaient pas au beau fixe ? Tout de suite, on sent que tout cela n'est pas net. Grâce à une mise en scène inventive, influencée par Hanneke et Hitchcock, le film va nous décrire l'évolution psychologique de plus en plus étouffante qui s'installe dans cette famille, manifestemment perturbée, voir traumatisée (même si elle n'en montre rien), par l'incursion de cet intrus au visage angélique. Si le réalisateur n'évite pas toujours des scènes un peu complaisantes, il sait créer un climat de tension, et il arrive à "creuser" dans l'âme d'une certaine bourgeoisie allemande, peut être pour y déceler encore quelques démons enfouis.
Un film très maitrîsé que ce soit au niveau de la direction de comédiens, du travail du cadre, du montage précis. Ping pong est un huis clos remarquable qui témoigne d'un travail d'observation impressionnant, le résultat est impressionnant puisque le réalisateur parvient à instaurer une atmosphère de mystère, de suspense... Le comédien principal est magnifique et ce film traduit à merveille les turpitudes de nos sociétés.
L'irruption d'un adolescent de 16 ans dans le quotidien d'une famille allemande apparemment sans histoire révèle la vraie personnalité de chacun. Avec une grande virtuosité de mise en scène, Matthias Luthardt instille dès le départ une malaise sous-jacent qui ne fera que grandir... C'est l'été, il fait beau, on bronze dans le jardin, on mange dehors.... mais déjà les guêpes viennent jouer les trouble-fêtes. Au son d'une sinistre sonate de Berg, les jeux de manipulations, de domination, de séduction s'entremèlent. Un conte initiatique sombre et cruel, servi par d'excellents comédiens, Sebastian Urzendowsky en tête.
Les pères ne sont présents dans cette histoire que par leur absence. Ils sont hors parce que fauches, suicidés ou dindon de la farce. Ce huis clos allemand est la métaphore d'un monde sans père, où l'adolescence est livrée à elle-même et les femmes se montrent à la fois désirantes et maternelles. Tout est en place pour une histoire de désir et de chaos. Un film riche. Un bémol quand même : quelques scènes ne sont pas du tout crédibles.