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RealPrime
129 abonnés
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3,0
Publiée le 4 mai 2026
Une satire sociale, satire du monde animal et j’irai même dire satire de la reproduction sexuelle (je sais c’est percher), Jean-Jacques Annaud livre là un « OVNI » scénaristique dans son œuvre globale très historique faisant ouvertement parti des blockbusters français. OVNI par son humour potache, familiarité et vulgarité des répliques par instants et l’érotisme également. spoiler: Comment un « péplum » légèrement fantastique et donc comique peut-il parvenir à intégrer du partiellement nu dans des scènes et l’hyper sensualité de son actrice principale (Mélanie Bernier) s’étant livrée comme pas permis ? De même pour José Garcia qui curieusement, j’ai mis quelques instants à le percuter puisqu’évidement peu habituer aux films français, je suis resté un moment dans l’international. Son jeu hyper actif, regard provoquant et son débit vocal par instants affolant ou plutôt, charactère théâtral exubérant, on peu dire à la fois que c’est dérangeant mais au fond, ça s’appelle « se donner à fond ». Vincent Cassel en faune, satyre ou philosophe mi poète mi provocateur mais surtout, pervers à temps plein. La satire animale incarnée sur toutes ses scènes avec un talent à souligner et son duo avec Garcia fait évidence. Pervers et obséder par les nymphes voisine, avoir crée un tronc en forme de fessier bien lisse et s’en livrer à des ébats masturbatoires « lyrique », quelle idée de génie qui en dit tellement long sur le perso. Visuellement le film est réussi, aucun numérique, des décors impressionnants et costumes de forêt très canon, les « indigènes » qui forment ce peuple autochtone ont plus l’allure de fermiers débrider adeptes de la « porcine attitude » et se livrent eux-aussi à des passages particuliers. Au fond il est clair que la morale est l’exclusion de la personne différente (Minor (José Garcia) ) mais par la suite, élever cette différence au rang de roi lorsqu’il se met subitement à parler par on n’ignore quelle loi divine change radicalement la donne et nous perd . Pour ma part je resterai sur la satire sexuelle et animale qui prouve tout le long que les hommes et femmes restent d’origine animale et se laissent fatalement à la prise de situations insolites puisqu’au fond, on est tous des animaux, pas sauvage mais par moments, on peut revoir « très facilement » l’argument.
Qu'est ce que j'ai ri ! C'est un excellent film, qui nous transporte dans des temps mythologiques. C'est audacieux et très réussi. Merci Jean-jacques !!!!!
Un homme-cochon devient une sorte d’oracle dans son village. En vérité c’est une sorte de Rrrrr bis….. Irrévérencieux également mais largement moins drôle même si le but n’est pas le même. L’idée est originale de traiter du monde de la mythologie mais en vérité, il n’a pas eu de succès car il est plutôt vulgaire. Et hormis la réalisation assez belle quand même, l’histoire nous lasse vite.
j'ai adorer ce film, et pour dire vrai j'ai de la sympathie pour l'absurdre et le burlesque, si vous aimez l'étrange et ce qui sort de l'ordinaire, ce film est fait pour vous, si rare dans le cinéma Francais ...
Cassel n'a pas fait que des bons films mais ils soigne un peu son image et ne tourne pas dans ce film pour rien , son acting est excellent et a du demander pas mal de répétition
Ce film m'a fait du bien dans le sens où cela me rappelait l'étude de la mythologie et le Satiricon de Pétrone adapté par Fellini. Par contre un film un peu gras parfois, un peu de finesse n'aurait rien gâté. Un film nostalgique, certains ont même dit réactionnaire. En tout cas quelque chose d'original et d'audacieux pas aussi méprisable qu'on le croit.
Misère, grandeur et déchéance: c'est ainsi qu'on peut résumer l'histoire de l'homme-cochon nommé Minor (José Garcia), héros grotesque d'une comédie inspirée de la mythologie grecque. Sur une île méditéranéenne, une tribu primitive décerne à Minor, jusqu'alors victime de l'ostracisme général, le titre de roi à la suite de la réalisation d'un oracle. Jean-Jacques Annaud met en scène un sujet inattendu et insolite (doit-on l'attribuer au regain d'intérêt, parait-il, de la mythologie chez les jeunes?). Son film se présente comme une suite d'épisodes formant une aventure censément initiatique et didactique à la façon, lointaine, des héros de Voltaire ou de Diderot. Pour autant, et en dépit du soin porté à la réalisation et aux décors, on ne peut pas dire que le contenu du film et son tour d'esprit soient une réussite. En réalité, le film et le scénario sont désespérément ennuyeux. Les personnages sont creux, qui véhiculent une truculence et une paillardise qu'Annaud doit croire drôles et qui ne sont que vulgaires (ainsi la pige de Vincent Cassel en satyre). On cherche vainement dans ce sujet bavard et stérile une idée générale, une perspective aboutie.
Comédie, réalisée par Jean-Jacques Annaud, Sa Majesté Minor est une proposition unique en son genre aussi déconcertante que sympathique. L'histoire se déroule sur une île grecque fictive, quelque part en mer Egée en des temps pré-homériques, et nous fait suivre Minor, un orphelin dépourvu du sens de la parole, vivant dans la porcherie d'un village, avec une truie qui l'a adopté lorsqu'il était enfant. Attiré par Clytia, la fille du Patriarche, il est l'objet de moqueries et de brimades de la part des villageois. Mais un événement va bouleverser sa destiné et celle du village. Ce scénario nous plonge, pendant une heure et demie, dans une intrigue totalement lunaire. L'univers nous renvoie à une époque où les mœurs étaient très différentes et spéciales. En effet, la tribu que l'on suit a sa propre culture et ses propres codes moraux, en plus d'être particulièrement portée sur la sexualité et la nudité. Toutes ces valeurs d'antan nous offrent des scènes extrêmement décalées et imprévisibles. Si le récit est plaisant à visionner dans son ensemble, on peut tout de même lui reprocher d'être un peu redondant et de perdre légèrement en intérêt sur la durée. Malgré cela, le ton très drôle et déjanté lui confère une identité propre. Cet humour est exacerbé par la galerie de personnages hauts en couleur, interprétés par une belle distribution entre José Garcia, Mélanie Bernier, Vincent Cassel, Jean-Luc Bideau, Claude Brasseur, Sergio Peris-Mencheta ou encore Rufus. Tous ces comédiens s'en donnent à cœur joie à jouer ces rôles loufoques et cela s'en ressent. Leurs allures, entre hommes préhistoriques et créatures étranges, les crédibilisent dans ce monde antique. Tous ces individus nous gratifient d'échanges amusants, décrochant pas mal de sourires, notamment grâce à des dialogues inspirés et un phrasé atypique. Sur la forme, la réalisation de Jean-Jacques Annaud s'avère bonne, sans briller pour autant. Mais sa mise en scène évolue dans un environnement à la fois naturel et fantastique franchement agréable. Ce visuel est accompagné par une très bonne b.o. signée Javier Navarrete. Ses compositions, entre airs enjoués et mélodies dramatiques, collent à merveille aux images et donnent envie d'être réécoutées bien après le générique de fin. Une fin qui s'avère correcte, venant mettre un terme à Sa Majesté Minor, qui, en conclusion, est un long-métrage déroutant, méritant d'être découvert pour son côté excentrique.
Un naufrage cinématographique, un vide sidéral et un rôle bien désagréable à voir que celui donné à la jeune Mélanie Bernier. Elle a tout donné et on connaît désormais son anatomie dans son entièreté pour un film qui a connu un échec commercial cuisant. Impudique, cette gamine a joué des scènes à la limite de la nausée. On ne comprend pas pourquoi le réalisateur lui a imposé cette mélasse.
Spécialiste des projets fou, Jean Jacques Annaud a fait avec « Sa majesté Miror » son film sûrement le plus barré. Fable sur le pouvoir et l’utilisation des croyances pour l’obtenir, sur la bêtise humaine et l’intolérance; c’est un film qui ne ressemble à aucun autre et qui par moment ne ressemble à rien. Car c’est très inégal, on alterne entre moments brillants, drôle et incisifs, avec des passages ou la farce devient trop grosse et pataude. Dommage car les décors et les costumes et l’univers crée en général sont franchement réussis. Dommage aussi car la troupe d’acteur s’amuse follement. Mais j’ai eu l’impression d’un film qui se perdait en route, qui voulait en faire un peu trop et s’avère par moment ridicule, il garde cependant pour lui son originalité.
Si l'on sent que Jean-Jacques Annaud souhaitait faire du jamais vu, ce n'est pas pour autant qu'on avait envie de le voir!! Le génial metteur en scène de "La Guerre du Feu" fait dans le décalé certes, mais jamais il nous fera croire qu'il imaginait le film tel qu'il est : une succession de saynètes plus ou moins (surtout moins) drôles qui n'aboutissent finalement à rien. Ajoutez à cela des comédiens pas franchement convaincants (Brasseur, Bideau), voire agaçants (Garcia, Cassel), voire horripilants et ridicules (la petite Bernier) et un rythme vraiment faible (on croirait que le film dure 1h de plus). Désolé M. Annaud, mais cette fois-ci, vous ne m'avez pas convaincu!!!
Il faut pouvoir faire abstraction de notre culture judéo-chrétienne pour savourer ce pré-péplum. A ma connaissance il s'agit du seul film français, voire européen à s'essayer de s"immerger dans cette civilisation pré antique.