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Un visiteur
2,5
Publiée le 6 juin 2013
Un film pas désagréable il comporte surtout un petit coté subversif avec le décalage entre la vie menée par les personnages et le poids des traditions obscures et hypocrites qui ont force de loi. Le scénario en revanche n'est pas spécialement intéressant on se contente de suivre un peu tout les personnages, heureusement plutôt bien interprétés on trouve même un sosie de Nino Manfredi jeune.
Même sans véritable enjeu, ce film se suit facilement et nous fait découvrir la vie libanaise à travers ces femmes ordinaires, avec leurs histoires... J'ai aimé ce tableau de la vie populaire libanaise, les actrices sont attachantes.. Film agréable.
L'affiche, très chaleureuse, donne un ton agréable au film. En plein milieu de Beyrouth, cela raconte les histoires bien différentes des employées d'un institut de beauté. À la fois un film très féminin, la réalisatrice a su transmettre une certaine sensualité. Mais rien de transcendant non plus, ce film reste assez pauvre et manque d'un scénario plus attrayant.
Un Almodovar à la sauce libanaise nous dressant le portrait de 5 femmes à travers le quotidien d’un salon de coiffure. Sur le mode de « Venus Beauté » Nadine Lakabi ajoute une dose de sensualité bienvenue à son portrait de groupe. Le procédé commence à être un peu répétitif car décliné désormais un peu à toutes les sauces. Mais il demeure intéressant de voir la vision de la femme suivant les sociétés traversées par ces films. Le ton est un peu différent suivant que l’on soit en Amérique, en Angleterre, au Liban, en France ou en Espagne. Les comédiennes ont toutes un charme particulier quelque soit leur âge ce qui fait au bout du compte que chacun peut s’y retrouver.
Les couleurs La musique L’ambiance La lumière Tout donne envie de se laisser porter, de se faire bichonner dans cet institut de beauté A travers ces portraits de femmes, entrevoir un peu la société Libanaise
Il y a dans ces images l’union des couleurs, sur un ton chaleureux se coupant à un fond de conscience parfaitement maitrisé pour chacune des protagonistes, en effet, on a plaisir à se familiariser avec les héroïnes si attachantes, ou parfois, sans mot, par une scène, par un regard, elles arrivent à nous faire passer leurs messages personnels, une belle émotivité - délicate -, pour une belle ode féminine..
Grace a Nadine Labaki, j'ai découvert Beyrouth, elle me fais voyager. Caramel, l'histoire de vies de jeunes femmes complètement différentes. Touchantes, émouvantes, tendres... J'aime son ambiance! A voir, avec des bonbons aux caramel!
Le vide total. 2h de clichés érotico-orientaux et d'ésthetisque pseudo sensuelle malhonnête. OK, c'est filmé au Liban, et les acteurs sont beaux. Ça ne suffit pas à faire pas un film.
C'est un peu Vénus Beauté à la sauce libanaise, avec un institut qui devient microcosme. Il est question de sexe, de mariage, d'homosexualité, de maternité, de vieillesse... Entre Orient et Occident, tradition et modernité. Sans être très original, Caramel s'impose comme un film coloré et chaleureux, servi par de bonnes actrices et une belle lumière.
Le caramel, nous le voyons dès le générique, filmé en gros plans alors que des mains de femmes chargées de bracelets le cuisinent et le malaxent. Il ne s'agit pas de le manger, ou alors incidemment ; il fait ici office de crème épilatoire, et Layale s'en sert deux fois comme instrument de sa vengeance, contre la femme coupable d'être l'épouse de son amant, et contre le policier coupable de la verbaliser, et accessoirement de l'aimer.
"Caramel" se présente tout d'abord comme une succession un peu décousue de scènes montrant la vie des protagonistes de ce Venus Beauté Institut oriental. Le plus souvent filmé en intérieur et en plans serrés, ces scènes pourraient se dérouler dans n'importe quelle ville méditerranéenne. Nulle trace de bombardements, d'attentats suicides ou de tensions inter-communautaires. Au contraire, le salon Si Belle apparaît comme un microcosme de cette représentation du Liban d'autrefois, qu'on avait baptisé "la Suisse du Proche-Orient", et à qui la réalisatrice dédie le film par ces mots "A mon Beyrouth".
Il y a bien une lettre affaissée sur l'enseigne du salon, symbolique du délabrement de la capitale libanaise, ou un milicien qui qualifie d'attentat à la pudeur la discussion nocturne de Nisrine et de son fiancé dans la voiture de ce dernier, ou encore l'opération de cette même Nisrine qui se fait recoudre son hymen avant son mariage (sous le pseudonyme "français" de Julie Pompidou !) Mais cette opération donne justement lieu à une mobilisation solidaire de toutes les femmes du salon, et si le choix de la scénariste-réalisatrice (et actrice principale) chrétienne de raconter cet épisode n'est pas innocent, la tendresse avec laquelle elle filme la discussion de la mère de Nisrine avec sa fille la veille de son mariage est là pour nous montrer qu'il n'y a pas de jugement.
De même, si c'est bien entendu le point de vue des femmes qui prédomine, les hommes sont plutôt sympathiques, à l'exception de l'amant de Layale qu'on ne voit d'ailleurs jamais. Au fur et à mesure qu'avance le récit, l'impression de manque d'unité s'estompe, et malgré une musique un peu loukoumesque, les personnages finissent par prendre de la consistance, à l'image de Lili, que Nadine Labaki raconte avoir créé en s'inspirant d'une Madame Butterfly libanaise, amoureuse d'un militaire français reparti dans son pays et dont la famille interceptait les lettres. La scène finale du mariage fait contrepoint à un autre mariage du cinéma libanais, celui du "Cerf-Volant"de Randa Chahal Sabbag, où la frontière israélo-libanaise séparait les deux mariés. Dans cet Orient compliqué vers lequel De Gaulle volait avec des idées simples, Nadine Labaki a choisi la voie de l'optimisme et nous entraîne avec elle.
Caramel, comme Et Maintenant On Va Où (de la même réalisatrice, la superbe Nadine Labaki), est un bel hommage à la femme, une plongée touchante dans l'intimité de jeunes ou moins jeunes libainaises, et surtout sans pathos ni sensationnel. C'est doux et tellement juste !
Un film très esthétique (comme le salon où le film se passe), qui nous montre les sentiments de ses femmes libanaises, mais qui manque d'un scénario un peu plus conséquent, mais cela reste agréable à regarder.
Pas mal, le quotidien de plusieurs femmes qui luttent entre tentative d'émancipation d'une société qui ne leur accorde pas beaucoup de place et respect des traditions.
Un "film de femmes", genre qui a donné les meilleures oeuvres des Mizoguchi, des Cukor et des Almodovar sauf qu'ici l'ensemble est sous l'oeil d'une femme (qui en est aussi l'actrice principale !!!). La mise en scène se veut empreint de délicatesse, les personnages sont bien posés et les actrices très bien choisies. Bref, il ne reste plus qu'à passer en seconde... Mais le problème c'est que Nadine Kabaki a l'air de penser qu'il n'y a qu'une première et donc elle y reste tout le temps jusqu'à la fin du film ; conséquence : on ne décolle jamais, on reste uniquement à la surface des choses...
La sublime Nadine Labaki nous livre une oeuvre magnifique et la vie de ces femmes de ce salon de beauté est décrite avec beaucoup de sensibilité et de pudeur .