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ER 9395
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3,5
Publiée le 10 février 2014
Avec un scénario habile et d’excellents dialogues , cette pétillante comédie avec un Yves Montand royal et une belle brochette d’excellents acteurs , vous fera passer un bon moment .
Une comédie légère, insouciante, décontractée et tout à fait sympathique. On ne s'ennuie pas une seconde, la brochette d'acteur fonctionne très bien et la distribution féminine est si émoustillante que voir jouer ces dames est un plaisir divin ! Toute cette histoire n'est pas très morale mais c'est justement ce qui fait son charme. Avec un peu plus de travail sur le scénario et sur la réalisation on aurait tenu là un chef d'œuvre.
Il y a des films sans prétentions qui donnent juste l'impression qu'ils ont été faits entre copains dans une ambiance tout à fait détendue et amicale. Philippe de Broca fait partie de ces cinéastes qui font des films sans donner l'air de faire du cinéma et sans avoir la prétention de vous livrer un chef-d’œuvre. Ici, il nous convie à un joyeux weekend délirant dans lequel des châtelains désargentés font venir chez eux des clients trouvés chez le garagiste du coin (qui sabote les voitures, évidemment) pour se faire un peu d'argent. Jusqu'au moment où arrive un homme portant une mallette bourrée d'argent... Le ton est burlesque, joyeux et fantaisiste, la galerie de personnages est savoureuse, le décor est charmant. En plus de ça, la mise en scène est loin d'être pâlotte, bénéficiant de certains plans à la très belle photographie. Le scénario, quant à lui, malgré ses allures détendues, cache une vraie intrigue qui intéresse d'autant plus que les personnages sont tous joués par une pléiade d'acteurs extraordinaires (Yves Montand, Jean Rochefort, Marthe Keller, Jean-Pierre Marielle, Madeleine Renaud...) qui s'amusent sous nos yeux de spectateur qui se retrouve amusé et embarqués dans cette histoire. Et quand, mine de rien, lors de quelques scènes sublimées par la musique de Georges Delerue, vient pointer une nuance de poésie venant surtout du personnage de Claude Piéplu, le plaisir n'en est que meilleur et vient rappeler que de Broca n'a pas que la sensibilité de cartoon qu'on lui connaît.
La farce est peut inspirée elle devient vite plus pénible à regarder qu'amusante. Malgré le nombre de personnages et les bons acteurs rien ne vient amuser. Trop poussif ? Certainement.
Prendre le diable par la queue pour quelques liasses de billets. Philippe de Broca a voulu s'appuyer sur un petit côté burlesque et c'est une réussite. Que de scènes grossières, comiques et hilarantes pour une comédie intelligente avec un Yves Montand exceptionnel. Son personnage à première vue semble fort, futé avec ses deux gardes mais il s'avère que les trois gaillards ne seront que des proies. Le garagiste a son importance car il amène ces touristes loufoques en cassant le moteur ou couper quelques fils sous le capot et hop, l'affaire est dans le sac. Le château accueille quelques scènes d'un léger libertinage et quand le réalisateur fait un plan de la "grande maison" jusqu'au jardin, il utilise un plan d'ensemble agréable et montre un bout d'une liberté sulfureuse et coquine mais ce n'est que partie remise car il est toujours question de piéger César (Montand). Retournement de situations, dialogues artificieux. Un désordre monumental pour prendre ce diable qui échappe sans s'en rendre compte à l'enfer!
Comédie de haute volée pour Philippe de Broca, qui a en commun avec Jean-Paul Rappeneau, un style d'écriture à l'américaine rythmé et enlevé. "Le Diable par la queue" reste pour moi sa meilleure incursion dans le comique pure. Lorsque je l'avais vu il y a plus de vingt ans, la première fois, elle m'avait enchanté et fortement imprégné mes souvenirs de cinéphile. Aujourd'hui les impressions sont identiques, j'ai même apprécié encore plus le travail d'orfèvre de De Broca et Daniel Boulanger au niveau de l'écriture fluide et alerte avec des dialogues ciselés pour des acteurs et des actrices toutes et tous au diapason, et dont on sent un grand plaisir communicatif à jouer tous ensemble devant l’œil du réalisateur. Le montage peut ainsi s'appuyer sur la vivacité du découpage de Claude Sautet (excusez-moi du peu!). La direction des acteurs est, comme d'habitude chez De Broca, excellente. D'autant plus que le scénario permet à chaque personnages, même les plus secondaires de tirer son épingle du jeu. Personne n'est laissé sur le bord de la route, tout le monde apportant son génie comique et sa légèreté à l'ensemble. Certains personnages apparaissent stéréotypés pour mieux dénoncer leurs travers, mais tous croqués avec finesse, tendresse et subtilité. Sous ses dehors sans prétentions, le film se moque avec délicatesse du machisme ambiant de la société, en renversant les rôles dominants-dominés (cf au personnage du playboy incarné par un Jean-Pierre Marielle irrésistible). Ici ce sont les femmes qui par leur charme et leur intelligence raffinée détiennent le pouvoir et font des hommes leur objet...d'amour! Madeleine Renaud en vieille aristocratique désargentée, et à la joie de vivre communicative, mène tout son petit monde à la baguette sans en avoir l'air. Dans ce rôle, elle brille au firmament. Le rythme du film tenant essentiellement sur son personnage, pivot central du film. Yves Montand, lui, en gangster en fuite, est au bout du compte qu'un faire-valoir de talent, encore un peu hésitant dans sa faconde séductrice comique (sa première comédie). Les femmes sont parfaites et représentent toutes une facette de la séduction féminine: Marthe Keller irradie l'écran en jeune femme libre jouant de son espièglerie innocente, Clotilde Joano incarne parfaitement l'archétype de la femme romantique et fleur bleue et Maria Schell (un peu moins à l'aise) en épouse légère qui n'obéit qu'au soubresaut d'un cœur d’artichaut toujours prêt à succomber. Les autres hommes, eux sont tous plus ou moins les marionnettes de ces femmes de caractère: Jean Rochefort, touchant en mari transi d'amour pour une femme dont il est prêt à accepter toutes les "incartades" et Xavier Gélin, objet de Marthe Keller, cédant à tous ses caprices. Seul, le personnage de Claude Piéplu fait contrepoint en réaliste désespérée, ce qui l'empêche d'être "happé" par ce marivaudage qui se joue sous ses yeux, bien qu'il soit lui aussi sous le charme de Clotilde Joano. Au fond le scénario saisit bien l'air du temps et anticipe le mouvement de libération féminine des années 70, sans oublier pour autant de rester sur du second degré. Car tout est fait pour que le spectateur puisse rire et passer un agréable moment. C'est là l'intelligence du film de Philippe de Broca.
Un nanard à la française. Le film est sympathique, avec une troupe d'acteurs impressionnante et des situations rocambolesques, mais l'ensemble patine un peu : certaines scènes sont proches du ridicule, la mise en scène laisse à désirer. Si certaines répliques font mouches par moment, cette comédie peine à s'élever. Reste Yves Montand, qui cabotine à l'excès, Marielle, avant qu'il ne soit Marielle (ce qui change un peu de son personnage habituel), et un casting féminin affriolant.
nous sommes en 1968 et la chatelaine ruinée ( Madeleine Renaud) veut faire de sa demeure en ruine un lieu "make love not war". avec de sdialogues ciselés , ce film mené tambour battant par Montand , Marielle , Rochefort ,Pieplu , plus des comédiennes entre autres Marthe Keller et Tanya Lopert est un petit bijou de comédie . 9a pourrait servir d emodèle quarante ans après à bien des cinéastes .. A voir ou à revoir sans tarder .
yves Montand cabotine à l'exces mais merveilleusement dans cette comedie sans prétention, entouré des remarquables Marielle, Rochefort, Robinson et Keller. On passe un agréable moment
Casting irréprochable, des textes bien accrocheur. Il faut à tout prix attraper le diable par la queue, le maintenir en quelque sorte pour qu'il délaisse son bien, vous comprendrez par la suite. L'actrice Marthe Keller qui donne des airs quelque peu angélique, une fée clochette sans pouvoirs mais proche de la nature, toujours pieds nus, innocente et fraîche, souvent en position allonger tout en mettant bien en évidence ses jambes et sa jupe courte, Claude Piéplu fidèle à lui-même. Qu'il s'en passe des choses dans ce château qui au fond donne le reflet du bonheur.
"Tirer le diable par la queue":avoir des difficultés à subvenir à ses besoins.C'est ce qui arrive à une famille de nobles désargentés,obligés de comploter avec le garagiste du coin,pour attirer des clients dans leur vaste château transformé en hôtel.Quand un gangster vient s'y réfugier avec la mallette de son dernier casse,il attire toute les convoitises...Autour de l'appât du gain,Philippe De Broca brode une farce enlevée,qui ne s'arrête jamais,avec des personnages toujours en mouvement.On se croirait dans une pièce de théâtre.L'utilisation,pour cadre naturel,du château de Fléchères dans l'Ain,agrémente largement les quiproquos de ce vaudeville bucolique.La galerie d'acteurs hauts en couleurs(Jean Rochefort en larbin résigné de ces dames,Jean-Pierre Marielle en playboy sans conquêtes,Claude Piéplu en client blasé,Marthe Keller en jeune nymphe à la mini-jupe,Madeleine Renaud en snob qui a de la suite dans les idées ou bien sûr Yves Montand en voleur à l'accent roucoulant)s'amuse largement dans un plaisir assez communicatif,mais bon sang,que c'est léger et frivole.De Broca ne prend pas la peine de développer le relationnel.Des gags et de l'excitation,c'est tout ce qu'il sait faire ici.Insuffisant.