Très décevant au regard du très beau "Constant Gardener". Beaucoup de questions en suspend m'ont laissées sur ma faim.. Et un manque de crédibilité évident : Un groupe laissé à lui-même sans aucune aide d'aucune manière que ce soit ou tentative de comprendre le phénomène ? Peu crédible.. et que dire de ces hommes qui deviennent des 'bêtes' au bout d'une semaine ??... un peu léger...Dommage, le scénario était prometteur..
Une merveille, tant sur le fond que sur la forme. Un vrai sens du cadrage et du montage, des comédiens épatants de justesse. J'avais Les fils de l'homme de Cuaron en tête, en découvrant ce chef d'œuvre de Meirelles avec sa vision d'un monde apocalyptique et désespéré. Une lente descente aux enfers où chacun montre ce qu'il a au fond de ses tripes.
Quel film... Dérangeant au possible. Dur. Réaliste sur la nature humaine. La métaphore de l'aveuglement est absolument superbe. Nous sommes tous des aveugles, des moutons, nous ne regardons pas autour de nous, nous subissons un état presque tyrannique, des violences quotidiennes, politiques, économiques, sociales, humaines. Et celui qui voit, qui est clairvoyant est l'ennemi. Julian Moore est toujours aussi magnifique, son rôle l'embellit d'autant plus.
Sous une régulière habile réalisation Meirelles noie un propos déjà usé par le cinéma et usité dans la vie "serrons nous les coudes, épaulons nous et on survivra", oui mais dans sa cuisine cinématographique, Meirelles, pour une fois, n'arrive pas à trier le gras et la lourdeur du propos. La faute en revient principalement à un scénario faible et redondant avec un final ringard de dialogues. Alors il reste après cuisson, une solide réalisation (plus d'auteur cette fois) avec des effets plus que de style mais de visuels. Mise en scène très mâture, jeux des couleurs, reflets, on ne se sert pas que du cadre pour mettre en scène. Tout est pensé, calibré, magnifique. Hélas malgré tous ces efforts et le jeu des comédiens tous (à qq exceptions près) très juste, ne sauve le film d'un discours salvateur mais pompeux...On en prendra bien une autre part mais réchauffée la prochaine fois...
N’ayant pas lu le roman, je ne ferai que la critique du film. Le scénario est vraiment très intéressant et très bien traité. On pourrai presque qualifier Blindness de thriller d’anticipation, car de nos jour, on n’est pas à l’abri de quoique ce soit, surtout concernant les épidémies. Le côté fantastique est vraiment très léger car tomber aveugle de cette façon est assez étrange, mais pourquoi pas. La réalisation est simple mais efficace, et le jeu des acteurs est vraiment excellent, mention spéciale pour Julianne Moore. Blindness n’est pas vraiment original, certes, mais reste surtout très intéressant et montre la nature humaine dans toute sa cruauté, ce qui donne une ampleur dramatique assez dure. A voir !
J’ai trouvé que Blindness traitait d’une histoire très intéressante, celle d’un monde où toute la population deviendrait aveugle. Dès les premières images, le style du réalisateur nous saute aux yeux : montage rapide et effets sonores vifs, mais aussi mélange d’un travail sur le flou et la profondeur de champ. J’ai trouvé le début du film entrainant et au rythme crescendo. Hélas, une fois arrivé à l’hôpital, on a l’impression que toute la mise en scène s’écroule pour laisser place à un univers glauque, sale et morbide, vu et revu des dizaines de fois. Cette terrible ambiance étouffante m’a retourné le cœur mais sa caméra s’engouffre dans l’abyme de l’horreur humaine, ce qui délaisse une réalisation originale pour une œuvre sordide, et donc sans grand intérêt. On peut donc s’interroger sur l’utilité des effets spéciaux et des maquillages « gores » qui, même s’ils montrent la réalité, font irrémédiablement penser aux films de série B. Ces éléments là abaissent la qualité de l’œuvre qui pourtant se révèle saisissante à certains moments, notamment quand on découvre une ville quasi-déserte. Cette séquence là m’a impressionné part son réalisme. Mais l’œuvre ne reste pas sans qualité. Le film tournant autour des personnages, ces derniers nous font prendre conscience du chaos dans lequel on pourrait basculer en cas d’une telle épidémie. Il s’agit vraiment d’un film d’anticipation intéressant, qui nous alerte sur la société capitaliste d’aujourd’hui. J’ai apprécié ce côté pessimiste et dur mais comme je l’ai dit le film va trop loin dans la surenchère. Autre qualité : le groupe se formant à la fin m’a touché par leur humanité et leur entraide mais la morale finale m’a laissé septique. Je finirais par un point positif, celui de la performance des acteurs, tous très bons, en particulier Julianne More, criante de vérité. En définitive, Blindness reste pour moi un film particulier, à la fois tragique et déroutant, mais dont le côté bestial et infernal m’a déplu !
âpre, fabuleux, fantastique film. Quatre étoiles pour cette merveille de brutalité et de symbolisme. Après the constant gardener et la cité de Dieu, Fernando Mereilles nous prend aux tripes avec cette parabole réaliste, qui nous rappelle à quel point nous sommes "humains, trop humains". A voir absolument, à condition d'avoir le cœur bien accroché.
vraiment un bon film, sans avoir vu de bande annonce je le pensais plus film d'horreur j'étais donc assez scéptique, en réalité c'est un très bon film d'ambiance qui nous concentre perpetuellement sur l'action en abandonnant d'autre questions plus courantes, quel lieu? quel laps de temps? Les acteurs jouent très bien néanmoins, il rate les 4 étoiles car il manque quelques éléments d'explications qui n'aurait pas été de trop
Beaucoup de bonnes choses dans ce film... Mais un grand mais, Vu que cette bonne dame n'a pas perdu le vue pourquoi ne va t'elle pas chercher l'arme des le départ...ce que tout le monde aurai fait... C'est sur ca que repose le film, sur le fait qu'elle ne fasse rien...c'est bien leger...et en plus c'est elle l'heroine....
Blindness est un film qui peut vous retourner l'estomac car il montre l'âme humaine dans toute sa noirceur. Traitant un peu sur tous les tableaux sans qu'on sache vraiment ce que le film cherche à montrer ou à dénoncer, il reste des scènes réussies dans ce huit-clos étouffant où tous ces gens aveugles régressent au stade animal. Dommage que certains passages soient pompeux (la voix off totalement inutile) et que Julianne Moore soit si fade.
Fernando Meirelles nous livre un film correct mais inégal. Car en effet, les conditions dans lesquelles les "malades" sont enfermés et condamnés à survivre ensemble paraissent extrêmes et la cruauté qui en résulte amène souvent à remettre la crédibilité de cet enfermement en question. Heureusement, la dernière partie s'avère bien plus réussie et fait regretter que le film ne se soit pas davantage passé à l'extérieur.