Sebastian
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Henri M
Henri M

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3,5
Publiée le 15 juin 2026
Certaines scènes sont touchantes, d'autres drôles. C'est aussi un film pertinent pour les adolescents, qui présente l'homosexualité comme une étape normale du passage à l'âge adulte.
La richesse et la diversité de ce film, tant par son sujet que par son originalité, son caractère novateur par rapport aux autres films, sont évidentes.
Dans le domaine artistique, on parle souvent d'« influences de… ». Alors, simple coïncidence ou véritable influence ? Analysons la situation chronologiquement : Le thème d'une famille homoparentale, inspiré des enfants d'un frère ou d'une sœur d'un des protagonistes homosexuels du film, est déjà clairement présent ici (1995), c'est-à-dire avant « Shelter » (Paul Bettany, 2007).
L'utilisation de tons bleutés et d'une lumière tamisée dans les scènes illustrant les aspects introspectifs, intimes et/ou privés des personnages se retrouve également ici (1995), c'est-à-dire avant « Watercolors » (David Oliveras, 2008). Or, le titre de ce film, « Watercolors », fait presque exclusivement référence au type de photographie qui y occupe une place prépondérante. Ce même type de photographie, avec les mêmes visées communicatives, est aussi fréquemment utilisé dans les films du maître de l'homoérotisme cinématographique, le réalisateur David DeCoteau.
On retrouve ici (1995) une fin qui, bien que vraie et affirmée, ne se situe pas dans la réalité, mais plutôt dans un univers onirique et imaginaire, c'est-à-dire avant « Mannen Som Elsket Yngve (L'Homme qui aimait Yngve) » (Stian Kristiansen, 2008) ou « Romeos » (Sabine Bernardi, 2011). Le maître incontesté de ces approches oniriques est pourtant le réalisateur Gus Van Sant, avec « My Own Private Idaho » (1991) et « Elephant » (2003), deux films abordant également des thèmes homosexuels.
L'atmosphère de ce film, et les situations, que je saurais décrire… un mélange de comédie, de tragédie, de réflexion et d'une profonde sensibilité (et, en l'occurrence, d'une grande justesse), le tout intimement lié dans une seule scène, voire dans un seul plan. Les personnages deviennent des êtres presque… surréalistes, oscillant entre rires et larmes en quelques secondes, notamment les parents du protagoniste.
Les changements radicaux d'angle et de position de la caméra dans la fameuse scène de la salle de bains, devenue un incontournable des vidéos internet, sont également remarquables.
Cette psychologie surréaliste, ou pseudo-psychologie, se retrouve aussi dans ce Sebastian, antérieur à « Festen » (Thomas Vinterberg, 1998), qui s'il n'(aborde pas l'homosexualité epossède bien lui aussi cet aspect pseudo-comique et surréaliste. On retrouve cette même tonalité dans le film récent « Xenia » (Panos H. Koutras, 2014).
C'est assez proche de la réalité, de la vie réelle d'un adolescent découvrant son homosexualité, et bien loin des clichés habituels.
#henrimesquida #cinemaetlitteraturegay
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