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Un visiteur
0,5
Publiée le 3 août 2008
Un conseiller technique n'aurait sans doute pas manqué à ce film, très peu crédible, mais bon ce n'est pas le plus important - Les émotions : rien - La musique ridicule entres scène : minable - Messages passés : rien ou bien c'est du subliminal
Rarement j'ai attendu la fin d'un film avec autant d'impatience ...
Par contre des longueurs, des longueurs ... le mauvais cliché du film français Dommage j'aime beaucoup cette actrice
Ce film est une totale réussite!!! Sylvie Testut est décidément une grande actrice. Pascal Grégory est génial dans ce rôle de militaire qui n'aime pas la guerre. L'image est magnifique. Les acteurs sont justes et touchants. Ce film réunit avec bonheur plusieurs genres: la comédie romantique, le film de guerre, la comédie musicale et le road movie. Le chef opératuer de ce film est un pur génie: l'image qu'il nous offre est une pure merveille!! Bref, ce film est parfaitement réalisé, le scénario est réussi, et les acteurs sont géniaux! Dommage que ce film soit passé pratiquement inaperçu.
Tout sonne faux dans ce film !!! On n'y croit pas une minute et le film est vraiment cheap. Dommage car Sylvie Testu est habituellement une très bonne comédienne mais là, déguisée en homme, on n'y croit pas une minute ! Pascal Grégory qui est un acteur rare, généreux et formidable est dans ce film franchement moyen. On aurait voulu défendre le film, mais là je ne peux pas. J'essaye de comprendre pourquoi un tel engouement de la presse ?... Le film est un peu trop branchouille à mon goût. Et puis, la chansonnette dans les tranchées c'est vraiment pas mon truc !!!
d'abord quitter ses repères filmographiques, ce film est déroutant et c'est tant mieux. Un film sur la guerre avec une vision presque onirique, pas une goutte de sang, des chansons d'une remarquable simplicité qui colle parfaitement au film, notamment pour ce côté amateur qui nous plonge dans l'ambiance de l'époque avec ces poilus, des costumes parfait jusqu'au détail d'une boîte d'amulette. C'est une sorte de war-movie où la troupe de déserteur ne fait finalement qu'un personnage, le personnage principale. Oui la fin est aussi déroutante et c'est encore tant mieux, merci mister Bozon.
De Serge Bozon, j'avais déjà vu et plus ou moins apprécié "Mods" et c'est avec beaucoup de curiosité et un a priori favorable que j'ai vu son nouvel opus. Hélas, trois fois hélas, cette fois, j'accroche beaucoup, beaucoup moins. La faute à un mélange de genres - à l'intérieur du film - pas très convaincant : ah, ces "pastilles" pop qui déboulent sans crier gare et gachent tout, ah, ces interminables tunnels qui plombent inutilement l'ensemble, ah, ce scénario pas très bien maitrisé de bout en bout. Mon étoile va pourtant au casting (mention spéciale à François Négret trop rare à l'écran) et, surtout, à la grande, la très grande Céline Bozon, directeur de la photographie, qui se surpasse. J'avais beaucoup apprécié son travail dans "Transylvania" et dans "Un homme perdu" et la superbe photo de "La France" confirme tous les espoirs placés en elle.
Il faut vraiment voir cette France singulière, cette errance vaguement melancolique, pour sa fraicheur de ton, ses lumieres, ses cocasseries musicales et Sylvie Testu convaincante. J'ai ri, chantonné, comme bercé, je me suis moi aussi laissé emporté par cette troupe de troubadours en me disant que ca faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas aussi enchanté. Une belle rencontre en ce qui me concerne.
Je n'ai qu'un seul mot pour qualifier ce film BIZZARE. Ce n'est pas que je n'ai pas aimé. L'histoire est assez simple mais la réalisation est déroutante sans parler de nombreuses longueurs interminables par contre Sylvie Testue y est impeccable.
Petit film d'auteur? Pas sûr! Bozon voudrait nous faire croire à une fantaisie théâtralisée, qui évacue les moyens techniques délirants des films actuels, et à un vrai esprit "auteur". Des moyens, ce film en rassemble apparemment assez, la liste de co-production et d'aides en tous genres le prouve, ainsi que la distribution qui ne rassemble pas que des inconnus. C'est là que le bât blesse. Cette fantaisie n'en est pas une; et en auteur appliqué, Bozon veut nous prouver qu'il sait faire des choses conventionnelles: les retrouvailles de la fin, la scène d'amour inutile, le jeu distancié des acteurs. C'est un canada-dry de film d'auteur, ennuyeux et convenu, avec un esthétisme falot sans réelle invention.
La France est un film étonnant. L'intrigue ne tient pourtant pas à grandchose, on la connaît tous en mettant le pied dans la salle. On y va comme ça, en croyant aller réviser sa Grande Guerre (dont on ne s'était pour ainsi dire pas préoccupé depuis le brevet des collèges...). Et on se retrouve... surpris. Passées les premières scènes, on se met très vite à faire comme Camille : dés qu'on a rejoint les hommes en bleu horizon, on les suit, comme Camille, on les colle, on ne les lâche plus, jusqu'à s'en faire accepter - ensuite on ne se pose même plus la question, on est avec eux. Et puis il y a ces scénettes surprenantes, formidables de fantaisie, de poésie - de vie. Un film plein d'humanité - et tant pis si la formule est bateau...
Ma plus grosse déception de l'année... Mon dieu que j'aurais aimé mettre 2 voir 3 étoiles mais c'est vraiment trop mauvais. A chaque scène on ne peut que penser au manque cruel de moyen, presque toutes sont filmés en gros et moyens plans afin d'éviter les trop grands décors (chers). Petit film d'auteur ok mais ça manque surtout d'idées... Sylvie Tesud s'en sort bien mais qui croirait que c'est un homme ?! Petit bout de rien du tout qui partirait se cacher de ses compagnons pour enfiler un froc ou qui fait sa chochotte dès qu'un homme la touche de trop près ? Le scénario est vide, pour le combler le cinéaste se dit "je vais faire croire que mon film est original" en ajoutant des morceaux musicaux placés sans réelle logique, inutile comme un cheveu sur la soupe. Que dire de la fin ?!... 500km de front et comme par hasard elle tombe sur son mari au détour d'un coin de forêt ?!... Plein d'idée mal mis en scène, plutôt maladroit, ça manquerait-il de sérieux ?! Pascal Greggory n'a pas l'air d'y croire beaucoup d'ailleurs...
J'avoue que je me suis un peu fourvoyée en me fiant au sujet et à la présence de Testud et Grégory sur l'affiche car ce film manque vraiment de consistance : il n'y a aucun caractère marqué, Pascal Gregory n'est vraiment pas crédible en meueur d'un bande de déserteurs qui sont trop "relax" ; on n'y croit pas un instant et je ne sais même pas si Sylvie Testud sauve cette suite d'images !
C'est le genre de film qu'on aimerait aimer et défendre, mais hélas la prétention de l'ensemble des partis pris de mise en scène( les scènes de chansons sont particulièrement gratinées) ne provoque qu'agacements, puis baillements et enfin gêne face à des bons comédiens (testud, grégory) fourvoyés dans une aventure risquée mais ratée... De bonnes intentions cinéphiliques ne font pas de bons films.
Sur le thème éternel de la transsexualisation de l'être qui le rapproche de son amour, "La France" offre une vision nouvelle de la première guerre mondiale et de la recherche de l'amour. Il y a peu, l'inoubliable Céladon de Rohmer présentait la même idée, sur un même thème général, mais au temps des druides. Ici, Serge Bozon transforme la femme en homme, mais jamais au point de la faire rester éternellement dans un changement de sexe, d'identité, ou du moins de la faire hésiter, réfléchir sur son changement psychologique et l'attitude travaillée et finalement habituelle qu'elle se force à garder. Ce qui enlève donc un peu d'interêt à cette histoire déjà vue, mais traitée avec un beau phrasé scénaristique. Les situations s'enchaînent avec crédibilité, et malgré la non-reconstitution (manque de moyens fatal), cette France sonne juste ; une série de costumes suffisent amplement, et c'est bien plus la science du cadre que l'on prendra plaisir à analyser, plutôt que le nombre de boutons constituant l'uniforme de Pascal Greggory. A la manière de "Honor de cavalleria" (vu cette année aussi), mais sans l'insupportable maniérisme de ce dernier, "La France" est un film minimaliste, aux situations peu complexes mais totalement assurées, à la reconstitution imaginée, aux silences perturbants. Grâce au splendide travail sur l'image (les nuits d'un bleu braisé), et à une Nature filmée avec poésie, ce film étonnant convoque à la fois la distanciation du cinéma d'auteur et l'onirisme cru du grand public. Mais pourtant, le propos du réalisateur semble souvent peu clair : en témoignent de fâcheux divertissements musicaux gâchant instantanément le charme dramatique du film, et cassant la volupté des visages et des corps filmés dans le soir. Il y a aussi certains passages balisés, revus et corrigés sauce 'auteur' (la famille qui héberge les soldats dans la ferme, par exemple), déracinant l'originalité de construction du film. De mauvaises idées donc, mélangées à de très bonnes (la scèn