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Un visiteur
3,5
Publiée le 26 août 2010
l'animation, les décors sont magnifiques. l'histoire, c du tati, a la fois touchant et drôle. Un gros bémol sur les 2 plans en 3D à la fin, qui gâchent complètement l'intérêt que peut avoir un film en animation 2D tradi....
Un film lugubre, dans lequel la disparition d'un monde- le music hall- s'accompagne de celle de ces acteurs et de l'art lui même. Si yoyo- de pierre etaix- permet la fuite dans le réve et un réve de cirque-ici la modernité casse les artistes , les soldent à la devanture des boutiques, les affament, les ridiculisent. Jusqu'à la disparition de la magie manipulatoire dans la scéne finale, où l'on renonce à croire que l on peut encore amuser un enfant. Une tristesse inouie. Trop c'est trop
Ecrire ma critique (50 caractères minimum)Un bien joli film plein de magire et de fantaisie .Un message d'amour à un art celui du cabaret qui disparaît.
Ce film est sans conteste un chef-d'Å“uvre. D'une rare sensibilité, d'une poésie à couper le souffle, le muet nous charme et nous bouleverse aux tréfonds de nos âmes. Le dessin, comme toujours avec Chomet, est absolument remarquable, et le propos pluriel. Parti pour filmer la fin du music-hall, Sylvain Chomet nous filme en réalité la vie... Celle d'un homme en quête de sens, celle de destins qui se croisent, celle de réalités quotidiennes qu'il faut assumer. C'est sous ces traits remarquables que s'esquisse sous nos yeux un poème enchanteur et dramatique, souvent triste, sans pour autant être déprimant... Le scénario était de Jacques Tati, je crois qu'il faut dire, "Merci monsieur Tati"...
La matériel de base est en or: un scénario de Tati jamais utilisé. Sylvain Chomet lui rend un hommage touchant et poétique. Techniquement c'est vraiment charmant. Malheureusement, comme les "Triplettes de Belleville" le côté nostalgie à la "c'était mieux avant" est vraiment casse pieds. Cet aspect est beaucoup moins présent, mais il parasite malgré tout tout le film. Alors oui la magie on n'y croit plus comme avant, la modernité bouscule les traditions plus humaines etc... Comme si tout ce qui était moderne était à renier. Ce qui est paradoxal pour ce type de film réalisé en partie sur ordinateurs.
Ce film m'a mise mal à l'aise. La jeune écossaise paraît égoïste et sans coeur, mais elle est attachante. L'histoire est trop triste. "Magicians don't exist" mais la joie non plus dans ce film.
Les graphismes et l'animation sont superbes. Mais, malgré ces 80 petites minutes, le temps passe lentement dans la salle de cinéma. La torpeur s'installe rapidement, le public semble s'endormir. Le scénario est vraiment trop mince, le ressort dramatique final trop facile et le personnage féminin est un cliché d'avant guerre! Dommage.
En dépit de ses excellentes intentions, de son histoire touchante et de son indéniable beauté graphique, ce film d'animation peut rebuter une bonne partie du public. Le fameux illusionniste qui en est le héros se trouve contraint, à la fin des années 50, de quitter les salles parisiennes pour trouver de nouvelles chances ailleurs. Dans le contexte de l'époque, les numéros "traditionnels" du spectacle laissent en effet peu à peu la place à d'autres artistes émergents, plus modernes et plus vendeurs. C'est ainsi que notre prestidigitateur, qui n'est plus tout jeune, se retrouve après un passage infructueux par Londres à se produire dans une petite ville écossaise... Là, il rencontrera Alice, jeune femme qui changera sa vie en brisant sa solitude. Disons-le tout de suite : L'illusionniste est loin, très loin d'être un mauvais film ; et Il est même tout à fait compréhensible que beaucoup de gens y voient un chef-d'oeuvre. Seulement, pour d'autres (dont je fais humblement partie), cette oeuvre peut paraître soporifique au possible... Qui plus est, le côté quasi-muet du film, ainsi que certains côtés potentiellement ridicules (pourquoi ne pas faire prononcer aux Anglais de vraies phrases anglaises, au lieu de ce charabia incompréhensible censé représenter leur langue?), accentuent encore l'agacement que l'on peut y ressentir. Le principal est certes dans la poésie de l'ensemble et dans l'émotion suscitée (surtout au début et à la fin, magnifiques), mais en-dehors de ça, le rythme lent de l'ensemble peut avoir tôt fait de transformer ces 80 minutes en une épreuve interminable... C'est d'ailleurs cette sorte de relative lourdeur qui sera souvent susceptible de plonger le spectateur dans une sorte de léthargie qui, en définitive, se transforme en indifférence : indifférence devant l'humour pourtant pas mauvais, indifférence devant ces personnages plutôt attachants, indifférence devant cette histoire et cette beauté visuelle qui méritent pourtant mieux. Alors oui, malgré la note sévère attribuée à ce film, le spectateur lambda aura toujours une chance d'être émerveillé et d'y trouver son compte. Mais en dehors du début assez intéressant et de la fin, superbe et riche en émotions subtiles, c'est l'ennui qui ressortira le plus souvent de toute cette indéniable beauté...
La magie des "Triplettes de Belleville" continue d"opérer. Le film est déjà une pure splendeur d'un strict point de vue plastique tant les teintes chaleureuses, le fondu des décors évoquant des aquarelles que n'auraient pas renié les animateurs Disney des années 60/70 nous transportent dans un ailleurs d'une incroyable délicatesse. Mais, en plus, Sylvain Chomet parvient, par un numéro d'équilibriste dont il s'est fait maitre maintenant, à allier sa poésie et sa propre folie à celle de Tati nous offrant des moments oscillant entre tendresse, émotion, burlesque, sensibilité et non-sense. On voudrait garder à jamais, imprimés sur la rétine, tous ces sublimes paysages d'Ecosse.
Dommage après les triplettes j'en attendait tant ! On retrouve les superbes dessins mais on perd du rythme de l'histoire et surtout cet humour ce petit brin de folie qui faisait sourire. Il en ressort un film visuellement réussi mais qui manque de lyrisme, avec en prime une conclusion très fataliste.
Dire que le film est muet est une bourderie sans nom! Le réalisateur à volontairement réduit les dialogues à de simples onomatopées et brèves paroles pour la seule raison que le héros (l'illusionniste) est français et qu'il voyage en angleterre. Il ne peut pas parler normalement s'il ne sait pas parler anglais. J'ai trouvé cet astuce très bien pensée pour justifier le silence des protagonistes. Néanmoins, les effets sonores sont impressionnants et l'animation très riche en nombreux clins d'oeil par ci par là. Les décors sont merveilleux et oniriques avec des couleurs pastelles, brumeux et nostalgiques. Enfin, je me suis serré la gorge tellement j'avais envie de pleurer en voyant la fin sur une musique si triste et ces quelques mots laissés sur un papier... comme quand on part de chez ceux qu'on aime et avec lesquels on pensait vivre éternellement. Bravo aux créateurs!