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Repassait au Champo cette belle adaptation du chef d'œuvre de Buzzati que j'avais lu au collège et qui m'avait marqué sans que j'en comprenne toutes les subtilités.
L'histoire de ce jeune officier plein de fougue parti entamer une brillante carrière dans une affectation prestigieuse qui lentement s'encalmine, dans l'attente d'une attaque ennemie qui ne viendra qu'au moment de son départ, est évidemment métaphorique. C'est l'histoire d'une vie humaine consumée dans l'attente d'un événement qui ne vient pas jusqu'à la mort inéluctable qui nous arrache à a vie à l'instant peut-être où elle réalisait nos espérances.
Je n'avais pas compris cette métaphore en lisant le livre de Buzzati à 15 ans. J'y ai été plus sensible la quarantaine venue devant le film de Valerio Zurlini.
Porter à l'écran une métaphore est une gageure. Le film n'y réussit qu'à moitié.
Il vaut surtout par son décor : la forteresse de Bam au sud de l'Iran, au milieu du désert. Les premières scènes où l'on voit Drogo quitter sa ville natale pour s'y rendre sont d'une beauté intimidante.
Mais il échoue à capter ce qui est au centre du livre : la fuite du temps. Les maquillages destinés à vieillir les acteurs sont trop voyants : Jacques Perrin incarne à merveille le jeune héros idéaliste mais n'est pas crédible en héros vieillissant, malade et désabusé. Inversement, Max von Sydow, trop vieux pour le rôle d'Ortiz, ne devient crédible que dans la seconde moitié du film.
L'histoire de ce jeune officier plein de fougue parti entamer une brillante carrière dans une affectation prestigieuse qui lentement s'encalmine, dans l'attente d'une attaque ennemie qui ne viendra qu'au moment de son départ, est évidemment métaphorique. C'est l'histoire d'une vie humaine consumée dans l'attente d'un événement qui ne vient pas jusqu'à la mort inéluctable qui nous arrache à a vie à l'instant peut-être où elle réalisait nos espérances.
Je n'avais pas compris cette métaphore en lisant le livre de Buzzati à 15 ans. J'y ai été plus sensible la quarantaine venue devant le film de Valerio Zurlini.
Porter à l'écran une métaphore est une gageure. Le film n'y réussit qu'à moitié.
Il vaut surtout par son décor : la forteresse de Bam au sud de l'Iran, au milieu du désert. Les premières scènes où l'on voit Drogo quitter sa ville natale pour s'y rendre sont d'une beauté intimidante.
Mais il échoue à capter ce qui est au centre du livre : la fuite du temps. Les maquillages destinés à vieillir les acteurs sont trop voyants : Jacques Perrin incarne à merveille le jeune héros idéaliste mais n'est pas crédible en héros vieillissant, malade et désabusé. Inversement, Max von Sydow, trop vieux pour le rôle d'Ortiz, ne devient crédible que dans la seconde moitié du film.
Une réédition bien venue avec une qualité d'image remarquable! Le film n'existait même pas en DVD!
Ce film doit beaucoup à l'obstination de Jacques Perrin, le producteur (dont la performance d'acteur est saisissante dans le rôle de Drogo, à tous les âges), à la qualité de l'adaptation d'André Brunelin, fidèle à l'esprit du roman mais qui a su rendre palpable la fuite inexorable du temps, a "fusionné" des personnages (celui interprêté par ), en inventer (rôle muet tenu par Fernando Rey) et à la superbe photo de Luciano Tovoli mettant particulièrement en valeur le splendide et envoûtant décor de la forteresse de Bam en Iran.
Ce film doit beaucoup à l'obstination de Jacques Perrin, le producteur (dont la performance d'acteur est saisissante dans le rôle de Drogo, à tous les âges), à la qualité de l'adaptation d'André Brunelin, fidèle à l'esprit du roman mais qui a su rendre palpable la fuite inexorable du temps, a "fusionné" des personnages (celui interprêté par ), en inventer (rôle muet tenu par Fernando Rey) et à la superbe photo de Luciano Tovoli mettant particulièrement en valeur le splendide et envoûtant décor de la forteresse de Bam en Iran.
Adapter le roman de Dino Buzzati n'était pas une chose facile tant il reposait essentiellement sur les tourments intérieurs d'un personnage confronté à un lieu perdu au milieu du désert où le temps s'avère être le pire des ennemis mais Valerio Zurlini s'en sort avec les honneurs. D'abord parce qu'il a su trouver des décors qui restituent parfaitement l'ambiance de l’œuvre originale et dans lesquels on ressent aussi bien le vide que la fascination créée par ces murs pâles et l'horizon qui s'étend à parte de vue mais aussi parce que sa mise en scène (un peu à distance des personnages) alliée à la musique d'Ennio Morricone contribuent énormément au souffle mystérieux qui se fait ressentir dans tout le film. Zurlini utilise sa mise en scène pour faire passer à l'image toutes les émotions intérieures des personnages et cela se révèle payant puisqu'il est aidé par une pléiade d'acteurs de qualité que ce soit Jacques Perrin, Giuliano Gemma, Jean-Louis Trintignant, Max Von Sydow ou encore Helmut Griem et Philippe Noiret. Leurs visages perdus suffisent à exprimer toute la détresse du monde, que ce soit dans sa folie ou dans sa solitude. Et si l'ensemble traîne en longueurs vers la fin, il n'en est pas moins rempli de qualités.
De ce film, on retiendra surtout la beauté des images et les superbes décors naturels remarquablement mis en lumière par Luciano Tovoli, la mise en scène harmonieuse de Valerio Zurlini, la partition musicale sensible d’Ennio Morricone et son casting exceptionnel. Le scénario suit très vraisemblablement avec fidélité la trame du livre (que je n’ai pas lu) dont il est tiré mais cette histoire aux réminiscences mortifères et peuplée de militaires au comportement asexuel était-elle vraiment adaptable sous un angle cinématographique ? De mon point de vue, je trouve ce film très ennuyeux et assez vite y sont présentes ses limites en termes de dramaturgie et de rebondissement.
Ce film est de Valerio Zurlini réalisateur italien
toute notre vie est résumée dans ce film les illusions puis les doutes les frustrations la maladie et la mort avec l amère impression que la vie a été un immense gâchis
Une belle distribution, une atmosphère bien particulière, un décor superbe et une histoire forte sur la marche du temps et l'existentialisme.
Par contre le film semble avoir subit des coupes sévères au montage, les transitions sont brutales du coup on n'entre jamais vraiment dans les personnages.
En tout cas cela m'a donné envie de lire ce livre que je connaissais mais dont le titre ne m'avait jamais inspiré.
Par contre le film semble avoir subit des coupes sévères au montage, les transitions sont brutales du coup on n'entre jamais vraiment dans les personnages.
En tout cas cela m'a donné envie de lire ce livre que je connaissais mais dont le titre ne m'avait jamais inspiré.
Restituer l'atmosphere de ce roman de Buzzati n'etait pas une chose facile mais c'est ce que Zurlini a reussi a faire. Tout comme la maladie qui ronge les occupants de cette forteresse, le film se distile lentement grace au jeu remarquable des acteurs et la musique subtile de Ennio Morricone. A decouvrir absolument !
Un des plus grands films de l'histoire du cinema : stars au sommet de leur interprétation, scénario profond et mysterieux, images inoubliables tournées dans le desert, du grand art !
TL
TL
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