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🎞️ DaeHanMinGuk 🎬
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3,5
Publiée le 8 mai 2020
En France, nous avons notre guerre des polices (police vs gendarmerie) et aux USA, ils ont la leur (police civile vs police militaire) qui est très bien rendue. Ici, sous couvert d'une enquête policière, le citoyen américain a l'occasion de s'interroger sur l'intervention américaine à l'étranger et plus particulièrement en Irak et sur le retour au pays de jeunes inadaptés à la vie réelle. spoiler: Quelques images choc (le drapeau hissé à l'envers et la photo de l'enfant écrasé), très percutantes, offrent un dénouement splendide et permettent au spectateur de garder en tête quelques images symboliques de la prise de conscience et du désarroi du citoyen face à un monde qui ne tourne plus rond . Tommy Lee Jones est parfait dans son rôle d'enquêteur à la retraite qui est largement au dessus des jeunes policiers actifs dans l'utilisation de son cerveau spoiler: - le personnage interprété par Charlize Theron est d'ailleurs très intéressant par le nombre élevé de ses erreurs professionnelles - . A ce propos, je trouve que la carrière de Tommy Lee Jones se bonifie avec l'âge et ses derniers choix de film, plus axés sur le scénario et moins sur l'entertainment pur et dur des blockbusters hollywoodiens, sont très appréciables (« No Country for Old Men » (2008), « Dans la Vallée d'Elah » (2007), « The Last Show » (2006), « Trois Enterrements » (2005)). Mention spéciale pour finir pour la superbe bande originale du film.
Les réalisateurs américains font beaucoup de films sur la guerre d'Irak, ça fait partie de leurs histoires, un pays envahit par l’ingérence étrangère, on s’en rappelle en 2003 l’actualité aux infos, le régime de Saddam Hussein tombé en disgrâce. Suite au terrorisme perpétré sur le sol américain, un choc montrant ses lacunes, le laxisme en matière sécuritaire, les entrées et sorties aéroportuaires filtrations étanches contrôles, un étalage de cette mise en scène bien orchestrée.
Des trucs anecdotiques au symbole fort, pour ce papa meurtri par la perte de son fils, canalise sa colère en se démenant à chercher la vérité, son déserteur permission camouflé accusé puisse disparaître mystérieusement volatilisé sans laisser nulle trace. Révélant la part sombre des choses éclaircissements dans l’envers du décor de ce film dénonciateur et engagé sur le front anti-guerre, un drapeau hissé haut, l’honorable soldat remit à sa juste valeur, bouleverse l’issue du scénario et laisse éclater les sanglots.
A cause d’une guerre, deux nations impliquées, la douleur est immense, on comprend combien de fois cette intrigue vue, souvenir mainte fois du traumatise marqué au fer du Vietnam, ce fut une ingérence et encore et encore. L'enregistrement tourne ne serait que de cesse le disque vinyle, la réponse des autorités militaires justifiés par leurs hostilités, un repli face au mur secret défense, c’était crapuleux, troublants, une affaire pour le NCIS et la Police du nouveau-Mexique.
Enquête préliminaire et contre-enquête du voisinage au alentour des pâtés de maison, c’est de part et d’autre côté, des indices primordiaux afin d'avancer l'intrigue, près de la frontière latino chico churros truck, Charlie Theron l’agente détective officier chichi chouchou, pourquoi pas ? Changeons le disque dur pour une histoire véridique selon cette réalisation, le cœur gros pour le jeu de Tommy Lee Jones, ses croyances de policier militaire déontologique code sont hissé haut finissant.....
Tommy Lee Jones à la recherche de la disparition de son fils soldat. Enquête, caserne, mensonges, ce film tient son rythme grâce au casting puis un message d'un pays en détresse voir même malade, mais le rapport final est très anodin. Bref, le package est rempli qu'à moitié.
Dans la Vallée d'Elah est long métrage qui prend son temps. Paul Haggis en très bon scénariste compose son histoire par échelon, il construit puis déconstruit le cadre, son récit mais surtout son idée de base ou du moins celle prétendu ... Il est d'ailleurs très agréable de retrouver comme pour Crash ( ou Collision en V.O ) précédent film du cinéaste une pareil mansuétude. Celle-ci ne console pas, elle perturbe d'autant plus mais la conviction est toutefois fort louable et généreuse en quelque sorte. Nul condamnation, tout le monde est ici décrit par sa détresse. Les acteurs sont d'ailleurs tous aux diapasons ! Un film difficile.
Un bon petit film policier bien ficelé mais un brin conventionnel sauvé par l'interprétation de Tommy Lee Jones et Charlize Theron. Un film à énigme touché de drame.
Après Collision et le racisme, Paul Haggis s'intéresse à un autre phénomène agitant la société américaine : la guerre en Irak et les ravages sur les jeunes soldats une fois leur retour au pays. Il n'en tire pas un film politique. Bien qu'il ait pu monter son projet grâce à l'aide de Clint Eastwood à qui il avait écrit Million Dollar Baby et Mémoires de nos pères/Lettres d'Iwo Jima, il n'évoque pas le sujet et pour cause : n'étant pas stupide, il sait ce qu'il en est des fameuses preuves d'armes de destructions massives agitées par le gouvernement Bush. Pas la peine d'en remettre une couche. Il préfère s'intéresser à ce père de famille souhaitant la vérité sur la disparition de son fils. Dans ce domaine, rien n'est pire que de ne rien savoir. Il remuera donc ciel et terre avec l'aide d'une jeune policière obstinée soupçonnant bien vite que l'armée lui cache quelque chose. Tommy Lee Jones et sa gueule cassée nous sort toute la panoplie du vieil héros de guerre à qui on ne la fait pas : regard fatigué, sourcils froncés, mâchoires serrées. Il doit en plus se battre avec un monde bien éloigné de l'époque qu'il a connu jadis et contre sa propre conscience. Se demandant s'il a bien fait de laisser ses fils marcher sur ses pas pour le résultat que l'on sait. L'enquête est passionnante et j'ai eu beau dire que Paul Haggis ne faisait pas de politique, il me reste quand même une question : au fond, quand on voit ce bourbier, qu'est ce qu'ils sont allés faire là-bas ?
un film qui traite habilement des méfaits de la présence américaine en Irak. Ce thriller est bien construit et nous amène doucement mais surement à constater ce que cette guerre inutile a provoqué comme dégâts chez les GI. La fin pourra en laisser certain sur leur fin, mais elle tellement proche de ce que l(on peut imaginer, qu'elle ravira ceux qui préfère un peu plus le réel au rocambolesque. A voir
Au-delà du polar classique c’est le premier post tragédie d’Irak qui aura miné de nombreux soldats américains qui nous importe ici. P.Haggis sait montrer une certaine haine avec une belle sobriété et de façon très indirecte. T.Lee Jones est monstrueux en père ex-soldat et enquêteur mais je dirais comme d’habitude Gertrude.
Dans la vallée d'Elah est un bon film. En effet il ne laisse pas indifférent mais on aurait pu cependant attendre un peu mieux. Les côtés positifs : un thriller qui tient en haleine avec un excellent Tommy Lee Jones et une excellente Charlize Theron. Les aspects négatifs : si l'histoire est prenante, on avance de plus en plus vers un fin en eau de boudin et on le sent venir. Cependant c'est un film qui véhicule un message en montrant un visage noir du retour des soldats, et il le fait bien.
Un film remarquable marqué par l'interprétation magistrale de Tommy Lee Jones qui cherche à comprendre comment son fils militaire, revenu d'Irak a disparu. Il va mener l'enquête, persuadé que la puissance militaire lui cache beaucoup de choses sur cet incident,ses circonstances et ses raisons. Il va être accompagné par une inspectrice de la police civile du coin, qui se heurtera elle aussi aux silences et secrets de la grande muette. Peu à peu il découvrira la vérité mais aussi et surtout les vérités sur son fils et ce que deviennent les soldats engagés en Irak. Ce qu'ils deviennent, en tension permanente, où la mort surgit à n'importe quel moment et de n'importe qui et qui peu à peu fait perdre tous les repères d'humanité, entraîne à tous les excès et addictions. Charlize Theron dans un rôle inhabituel de flic qui découvre son métier et le machisme de ses collègues, un rôle pas du tout sexy mais précis et en émotion. Que dire de Tommy Lee Jones qui par ses silences, regards, attitudes, montre toute sa peine, son incrédulité, sa dignité. Une explosion d'émotions tout en retenue et finesse, un rôle de géant.
On ne sort pas de ce film l'âme légère, c'est le moins que l'on puisse dire. Le sujet est grave, l'ambiance pesante, voire sordide. C'est un pavé jeté dans la mare de l'interventionnisme américain, le dommage collatéral d'une guerre purement stratégique. Sauf que le dommage collatéral est du côté US... Tommy Lee Jones est habité par son rôle de père désespéré à la recherche de son fils; désespéré mais pas aveugle...
Un excellent drame. Un soldat revient d'Irak mais il n'est plus lui-même. Il est malade psychologiquement à cause de la guerre. Tommy Lee Jones incarne son père désespéré . Susan Sarandon interprète sa mère au bord de la crise de nerfs. Charlize Theron tient le rôle de la policière chargée de l'affaire. Josh Brolin joue son chef.
Pour son 2ème long-métrage, Paul Haggis signe cet ambitieux "In the valley of Elah", à la croisée du thriller mystérieux et du drame engagé. On est assez vite happé par la tragédie vécue par ce père (Tommy Lee Jones) qui, lui même ancien militaire, a vu l'Armée lui "prendre" ses 2 fils... On veut savoir ce qui est arrivé à Mike, son cadet tout juste revenu d'Irak, et on suit avec intérêt l'enquête de police confiée à une mère célibataire obstinée (Charlize Theron), pas vraiment aidée par les autorités militaires. Au fur et à mesure que l'enquête avance, le thriller laisse peu à peu la place au drame et à la dénonciation des conséquences de la guerre, jusqu'à cette scène finale, magnifique, bouleversante, que l'on retrouve sur l'affiche du film (j'avais même pas remarqué perso!). Au final Haggis signe un film prenant, à la réalisation sobre qui rappelle Eastwood, pour qui il a scénarisé "Million Dollar Baby", mais qui manque d'un je ne sais quoi pour devenir un vrai standard. Certaines scènes sont un peu faibles (quand TLJ joue au père de substitution chez Theron par exemple), d'ailleurs la parabole sur David et Goliath ne me paraît pas claire, désolé... "In the valley of Elah" (2007) a en tout cas le mérite d'être la première condamnation hollywoodienne de la politique bushiste au Moyen-Orient. A voir.
Un des premiers films montrant les séquelles psychologiques concernant la guerre en Irak, "Dans la vallée d'Elah" vaut surtout pour les excellentes prestations de Tommy Lee Jones et de Charlize Theron. Le sujet du film est fort et la mise en scène de Paul Haggis de qualité, mais il y a malheureusement quelques longueurs néfastes, ce qui m'aura empêcher de véritablement l'apprécier.