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Clément
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105 critiques
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2,5
Publiée le 15 août 2026
Las Vegas 21, réalisé par Robert Luketic en 2008, est un film qui met malheureusement un certain temps à démarrer. La première partie, consacrée à l’installation de Ben dans son quotidien universitaire et à sa rencontre avec les différents personnages, manque de rythme. L’exposition est assez longue et peine à susciter un véritable intérêt, d’autant plus que plusieurs personnages restent assez superficiels. Le film devient réellement intéressant lorsqu’il commence à se concentrer sur le blackjack et sur le fonctionnement de l’équipe.
C’est dans les séquences de jeu que Las Vegas 21 révèle ses principales qualités cinématographiques. Robert Luketic développe une mise en scène beaucoup plus dynamique et inventive. Le découpage et surtout le montage permettent de traduire visuellement le comptage des cartes et la réflexion des personnages. Les gros plans sur les cartes, les mises, les regards et les réactions s’enchaînent rapidement, donnant aux parties une véritable tension. Le montage joue alors un rôle essentiel : il ne se contente pas de montrer le jeu, il cherche à nous faire ressentir la concentration et la pression qui règnent autour de la table.
Cette efficacité disparaît cependant assez largement dès que le film quitte le casino. Les scènes en dehors des parties sont généralement beaucoup plus classiques dans leur mise en scène et plusieurs séquences paraissent peu pertinentes pour l'intrigue principale. Le film aurait gagné à être plus resserré, notamment dans son premier acte, afin de consacrer davantage de temps à ce qui fait réellement son intérêt : la stratégie, le risque et la tension autour du jeu.
La bande originale est également l'un des points faibles du film. Elle manque de personnalité et ne marque pas particulièrement l'esprit. Même lors des temps forts, elle ne parvient pas réellement à amplifier la tension ou à donner une identité supplémentaire aux scènes. C'est d'autant plus dommage que les séquences de blackjack possèdent une énergie visuelle suffisante pour être accompagnées par un véritable travail musical. Ici, la musique semble davantage remplir une fonction d'accompagnement que participer véritablement à la mise en scène.
L'écriture des personnages constitue une autre faiblesse. Beaucoup sont assez transparents, avec des personnalités et des motivations qui restent relativement simples (simple n'est pas un défaut en soi). Ben est évidemment le personnage le plus développé, mais son évolution manque parfois de subtilité. On comprend rapidement son parcours et les différentes étapes de son ascension puis de sa chute. Les personnages secondaires, eux, servent souvent davantage à faire avancer le récit qu'à véritablement exister.
Il reste néanmoins intéressant d'observer le contraste entre les deux parties du film. Quand Las Vegas 21 filme le jeu, il devient un film de mise en scène et de montage ; lorsqu'il s'en éloigne, il redevient un film beaucoup plus conventionnel. Cette différence est probablement ce qui définit le mieux l'expérience de visionnage. Les parties de blackjack possèdent une vraie efficacité formelle, alors que les scènes censées développer les personnages ou l'intrigue secondaire sont nettement moins convaincantes.
En conclusion, Las Vegas 21 est un film qui possède une idée de mise en scène intéressante mais qui ne l'exploite pas suffisamment sur l'ensemble de sa durée. Son démarrage trop long, ses personnages transparents, ses nombreuses séquences peu pertinentes et sa bande originale assez inintéressante l'empêchent d'être pleinement réussi. En revanche, les scènes de blackjack sont nettement plus convaincantes grâce à un découpage précis et surtout à un montage dynamique qui transforme le jeu en véritable spectacle cinématographique. C'est donc un film que l'on apprécie davantage pour sa mise en scène des parties que pour tout ce qui les entoure.
Un excellent thriller à la bonne VF, une histoire intrigante, des bons twists et en fin de compte c'est assez moral, en tous cas plus que ce à quoi les américains nous avaient habitué.
Le scenario est canon (et en plus tiré d'une histoire vraie), et les ambiances du films sont réussies. On a vraiment l'impression de vivre l'ascension de Ben Campbell, de petit génie inconnu à star de Las Vegas. Et aussi de prendre les marrons du Dealer dans sa propre tronche ! Vraiment bien dosé, le film est très équilibré, c'est probablement ce qui en fait une réussite, au delà de l'histoire que j'ai trouvé très captivante, même pendant les temps faibles. Le jeu d'acteur est très bon, en même temps on est gâté de pointures. De la à réveiller un réel intérêt dans les mathématiques appliquées au casino, il n'y a qu'un pas... A voir !
Racontant l’histoire d’un groupe d’étudiants du MIT qui sous l’égide d’un de leur professeur se mettent à escroquer les casinos en comptant les cartes au black jack. Banal mais distrayant ce « Las Vegas 21 » est un film d’arnaque sympathique grâce à sa distribution dont la présence de Kevin Spacey plus que pour une intrigue classique sans réelle ingéniosité qui fonctionne surtout par l’abscondité du tour de l’escroquerie.
C'est beaucoup trop long pour le peu que ça a à raconter (à peu prés rien), du coup ça traine, ça tourne en rond. Les personnages sont mal écrits et tous plus antipathiques et lourds les uns que les autres, mis à part certains personnages de la bande qui font tapisserie en arrière plan et qui n'ont visiblement pas d'histoire. Même Kevin Spacey a du mal à jouer correctement coincé dans ce personnage beaucoup trop caricatural. Le scénario est beaucoup trop prévisible et les 2 ou 3 twist tombent à l'eau tant on les voit venir à des kilomètres, peut être parce qu'on le a déjà vu 1000 fois dans les films de braquage/poker du début des années 2000 (y a vraiment un côté Ocean Eleven du pauvre tout le long du film).
L'ambiance des casinos n'a absolument rien à voir avec ce qui est représenté dans ce film et les personnages ne sont guère plus crédibles, tout cela est abstrait, laborieux et bien peu palpitant.
On y retrouve tout les codes des films de l'époque, mais si l'histoire ne casse pas trois pattes à un canard, au moins on passe un bon moment. Idéal pour découvrir ce que c'est que compter les cartes au casino.
Film sympa sur le black jack. Comme dans beaucoup de films certaines choses sont présentées comme faisant partie du monde réel alors qu'en fait elles ne le sont pas. J'ai recherché sur internet l'expression "Gagnant gagnant buffet géant" et les seules réferences qui apparaisent sont ce film.
Gros plagiat de "the last casino" ( la mise finale), qui lui est un bon films, que je conseille mais qui n'est malheureusement pas mos en avant dans les liste de films sur les casino. "Rendre à César ce qui appartient à César"
Petit film d'arnaque au casino par des petits génies menés par Kevin Spacey: un programme à priori alléchant qui parvient à rester divertissant jusqu'au bout mais qui manque de cohérence, échoue à faire exister les personnages secondaires, n'ambitionne rien d'autre que d'être une petite série B pépère, laquelle serait tombée dans l'oubli total si elle n'avait pas été repêchée par Netflix. Pantouflard, inconsistant mais sympathique!