Christophe Honoré est bel et bien l’un des jeunes cinéastes français parmi les plus originaux et audacieux actuels. Malgré une possible prétention (car c'était le projet qui voulait cela), son précédent long-métrage « Dans Paris » faisait déjà figure de subtil hommage à la Nouvelle Vague. Mais ici ces « Chansons d’Amour » ont eu sur moi l’effet d’un véritable coup de foudre. Il est vrai que les textes et les compositions d’Alex Beaupain (auteur notamment du sublime « Avant la Haine » dans « Dans Paris ») y sont pour beaucoup car de par leur gravité ou leur humour, elles ne peuvent que nous toucher. Mais le talent du cinéaste frappe aussi considérablement ; son trait est beaucoup plus affiné par rapport à ses précédentes œuvres, donc par conséquent accessible à un plus large public. Profondément ancré dans son époque (on y aperçoit même des affiches de la campagne présidentielle !), Honoré fait usage d’une facilité étonnante, oscillant toujours entre légèreté et gravité pour attraper des bouts de vie magiques parfaitement à l’image du désespoir du personnage incarné par Louis Garrel (ce dernier par ailleurs éblouissant !). Le grand oublié des Césars 2008.
Film original et sensible. Il manque juste un peu de maîtrise (dans la mise en scène) pour faire du film une réussite. Louis Garrel est parfait (excellent) en jeune homme tiraillé par sa recherche de lui-même. Les séquences musicales (quoique inégales) sont touchantes et intégrées avec réussite dans l'histoire. Un film touchant et euphorisant par moments.
Le dernier film de Christophe Honoré, qui après avoir rendu hommage à la Nouvelle Vague avec « Dans Paris », revisite cette fois-ci le genre musical en faisant des allusions plus ou moins marquées aux films de Jacques Demy et « Les parapluies de Cherbourg ». En partant de ce constat, on pourrait se laisser décontenancer par le genre musical voir rebuté pour les plus frileux; il n’en est rien, car on est de suite happé par cette bouleversante histoire d’amour et son évolution dans le temps. A travers les magnifiques chansons qui accentuent les émotions, ce film aborde le douloureux sujet du deuil, de son acceptation, mais aussi de la renaissance.
Chansons nulles, acteurs fades, scénario débile, film parisien (dans le mauvais sens du terme) qui parvient, dans son néant absolu, à glisser malgré tout une propagande communiste bon chic bon genre mais abjecte. Affligeant.
Ce film est un véritable coup de coeur pour moi, j'ai été bouleversé par le mélange de magie et de réalité tout au long de l'histoire... Le film est sincère, les sentiments et les personnages s'entremêlant de façon audacieuse et pertinente! J'ai complètement adoré!
Je l'ai vu à sa sortie donc critique tardive mais j'en garde un bon souvenir et j'espère le revoir ! Aussi les musiques sont géniales surtout "je n'aime que toi"
Je suis resté perplexe. La première partie est catastrophique (chansons d'Alex Beaupain terrifiantes de niaiserie, intrigue mollassonne, conclusion ni fait ni à faire) mais je me suis laissé prendre par la suite mieux écrite (les chansons deviennent plus consistantes et l'accompagnement à la guitare s'enrichit d'autres instruments)et plus cohérante. Louis Garrel est par ailleurs formidable. Reste une question obsédante : pourquoi les bobo parisiens doivent il forcément être de gauche, dénoncer la misère et coller des affiches de la LCR alors qu'ils vivent dans de beaux petits appartements confortables ? cette hypocrisie me révolte !
Les Chansons d'Amour est le film d'un génération. Dialogues parfaits, acteurs parfaits, Christophe Honoré filme le Paris du quotidien et à la fois mélancolique. C'est le film français de 2007 pour toute une génération englobant étudiants, trentenaires, bobos en quête de liberté... Un film d'auteur à la portée de tous. Un très grand film.
Attiré vers ce film par les (bonnes) critiques et par un goût pour les comédies musicales (ah! les demoiselles de Rochefort!), j'ai eu du mal à comprendre ce qu'on avait bien pu lui trouver. Histoire insignifiante (un deuil ne fait pas forcément le bonheur...), comédiens moyens, musique et paroles médiocres, bref mode au pire sens du terme.. Heureusement de rares moments tellement "trop" qu'on part d'un grand éclat de rire.
J'ai découvert Christophe Honoré avec ce film.J'étais loin de m'imaginer le talent qu'il avait.Cinéaste à suivre absolument.Première vision du film:ouais pas trop mal mais vu ce qu'on m'en avait dit je m'attendais à mieux.Et puis en le revoyant j'ai été bouleversé par cette histoire.Thème de l'abscence,du questionnement et de l'homosexualité,tout est traité avec romantisme et intelligence,sans clichés.Louis Garrel apporte cette petite touche d'humour acide,quelque peu ironique ainsi qu'un charisme qui donne des frissons,Clothilde Hesme excellente dans ce rôle de 'toujours à côté de la plaque' et Ludivine Sagnier toujours présente du début à la fin,sans agaçer.On a donc au final une oeuvre originale,avec des chansons bourrées de subtilités et magistralement orchestrées par Alex Beaupain,qui se termine en apothéose avec une scène tout simplement inoubliable,qui achève de faire couler la petite larme qui restait au coin de l'oeil depuis le début.
Dans le cadre du Festival Télérama je suis allée voir ce film, sans trop d'enthousiasme, sans doute à cause du Beaupain très en vogue et de l'article où Honoré se réclamait comme le nouveau chef de file d'un vrai cinéma français. Bon. Pourtant ô agréable surprise. Coincé entre deux visionnages de films pseudo-intellos (bon ou mauvais, "La question humaine" et "Les Climats") quel bonheur ! Quel souffle d'air frais dans tout ce cinéma si sérieux, si ronronnant ! Les acteurs jouent juste, le pathos est évité grâce aux chansons qui savent évoquer la mort, la séparation, les relations difficiles avec une légereté dont on se délecte. Mlagré un talent pour la chanson parfois douteux, les acteurs dans l'ensemble ont un grain de voix très agréable et on se laisse prendre à fredonner le refrain de "Je n'aime que toi" à la sortie. Belle leçon de vie, chapeau à Honoré, Garel et Hesme. Une étoile tout particulièrement pour une vision de Paris juste et simple, où les passants qui se retournent sur le passage des acteurs ne sont pas sans rappeler "A bout de souffle" et la célébre scène où Belmondo et Seberg se promènent sur les Champs. Vraiment, un Paris magnifiquement filmé où chacun s'amusera à reconnaître les quartiers (et pour une fois on oubliera le côté parfois bobo du film).