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Benjamin A
808 abonnés
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4,0
Publiée le 24 avril 2014
Sorti en 1918, "Charlot Soldat" est le troisième film de Charlie Chaplin pour la First National et il nous envoie d'abord dans un camp d'entrainement puis directement dans les tranchés durant la première guerre mondiale, où l'on suivre ses diverses et variées aventures.
Dans ce film où il est à la fois acteur, réalisateur, producteur, scénariste et compositeur, Chaplin fait preuve d'une grande inventivité et notamment dans l'histoire et son déroulement. En plus de nous faire passer un vrai message humaniste et contre la guerre (ainsi que les dérives tels que l'armement chimique, il rythme très bien son récit, d'ailleurs très bien écrit, alternant les moments drôles que ce soit à travers le burlesque, les quiproquos ou son personnage maladroit et les moments de guerres voir même d'aventures. La reconstitution des tranchées et de la guerre est superbe.
Un film engagé, drôle, charmant et captivant, si il n'atteint pas encore l'apogée qu'il atteindra notamment à travers certains de ses films, ca reste tout de même très bon.
Lorsque le troufion Charlot fait la guerre heureusement que sa meilleure arme c'est l'humour. Un très bon court-métrage comique de Charlie Chaplin, très rythmé qui fait souvent rire grâce au sens du burlesque très prononcé de Charlot soldat. Il se moque de l'armée et de la guerre à travers différentes situations cocasses, c'est enjoué et prenant.
" Charlot soldat " (Shoulder Arms) est un moyen métrage de 1918, muet et en N&B, dont Charles Chaplin est réalisateur, producteur, scénariste et acteur. Il a même composé la musique de cette comédie dans laquelle Charlot est soldat à la guerre dans les tranchées. Mis à part l'intérêt du coté historique de la situation, ce film de Guerre nous propose quelques effets visuels, des anecdotes assez cocasses et une bonne prestation de Mr Chaplin dans son rôle de presque héros très opportuniste.
Un Charlot délirant, hilarant, osé et complètement qui fait presque oublier aux soldats de l'époque l'horreur de la guerre. Malgré l'âge, ce film n'a pas vieilli, et propose une vision des tranchées très réaliste. La scène du fromage est vraiment à mourrir de rire.
Sacré pari à l'époque que "Shoulder Arms". Il s'agissait de l'un des premiers (le premier ?) films utilisant la guerre comme base pour une comédie. Qui plus est, on parle de la boucherie que constituait la Grande Guerre. Et en sus, alors que celle-ci était encore en cours ! Cerise sur le gâteau, des critiques reprochaient à Charlie Chaplin de ne pas s'être enrôlé dans le conflit, et de continuer confortablement sa carrière d'acteur. L'acteur se défendra en disant s'être enregistré aux USA et au Royaume-Uni pour être appelé comme volontaire, sans effet. Cela ne nuisait en tout cas aucunement à sa popularité auprès des soldats. Et cela n'empêcha pas "Shoulder Arms" d'être un succès. Vu d'aujourd'hui, j'ai du mal à croire que la censure a laissé passé le film tel quel. Si la bonne humeur est de mise, Chaplin montre sans grand fard les conditions de vie des tranchées à travers cette succession de scénettes. Telles que les abris inondés, la peur des bombardements, les tireurs d'élite embusqués en permanence. Mais il tourne tout cela en dérision, se permettant nombres de gags burlesques sur l'armée en général ou la vie des tranchés (un fromage malodorant vient à servir d'artillerie toxique !). Sur 37 minutes, "Shoulder Arms" est ainsi un moyen-métrage mené tambour battant, qui n'ennuie aucunement.
Un 'petit' Charlot par la longueur mais aussi le résultat, on est bien en présence d'un film de propagande avec tout ce que cela implique de lourdeur et de contraintes. Comme quoi même le grand Chaplin ne peut pas faire rire autour d'un sujet aussi dramatique qu'une guerre qui n'est pas encore achevée, ce qui est parfaitement compréhensible. On ne retiendra guère que la scène de la tranchée inondée comme moment drôle.
Chaplin, en tant que citoyen britannique, n’a pas participé directement à la Première Guerre mondiale. Il aurait pu, mais il a été réformé. Il a toutefois œuvré pour collecter des fonds destinés à soutenir l’effort de guerre et a réalisé ce film qui a connu un grand succès, apportant au public d’alors un peu de légèreté dans un contexte difficile. Le pari était risqué : faire une comédie sur la guerre en 1918… Mais Chaplin était alors en pleine ascension, changeant régulièrement de studio pour accroître son autonomie, ses moyens, ses revenus. Accroître aussi la longueur de ses métrages. Ce film (un moyen-métrage après beaucoup de courts) marquait son passage de la Mutual à la First National, dernière étape avant la cocréation de United Artists (avec Griffith, Faibanks et Pickford, en 1919). Tout lui souriait. Il avait foi en son intuition et en son talent. Et ce projet de comédie lui a souri. On retrouve l’inventivité de Chaplin, devant et derrière la caméra, dans un registre classique de comique de geste et situation. On s’amuse, au début, des maladresses de Charlot. Puis de la présentation du camp allemand, avec des soldats géants et un caporal tout petit. Puis de la scène du fromage (que l’on imagine français) qui implique le port d’un masque à gaz et devient une arme jetée vers le camp ennemi (hilarant). En termes de mise en scène, la séquence qui voit Charlot se déguiser en arbre est plaisante, mais la plus originale est sans conteste celle de la tranchée inondée (formidable). Au final, un pirouette achève ce film sympathique, plus gentiment bouffon que profondément antimilitariste. Chaplin fera bien sûr plus subtil et plus fort, lors de la Seconde Guerre mondiale, avec le Dictateur.
Le deuxième film de Chaplin pour la First National est aussi son premier moyen métrage. S’il manque encore un peu de fluidité sur la distance, il est déjà très à l’aise sur la conduite d’un récit plus développé, alternant les moments de comédie et de guerre avec brio. Après une introduction où le soldat Charlot s’initie au maniement des armes avec sa maladresse habituelle dès qu’il s’agit d’obéir à une autorité, le voilà dans les tranchées où son courage tout en simplicité va lui valoir des actes héroïques devant l’ennemi jusqu’à la capture du Kaiser lui-même dans un vertige de quiproquos et d’audace. La réalisation est inventive de bout en bout, renouvelant le comique sans jamais tomber dans la facilité ou la répétition abusive. Comme toujours, Charlot n’est là que parce que le hasard l’y a placé et c’est malgré lui qu’il devient un héros, relativisant la performance du guerrier, vaine et illusoire comme l’illustre le sous-titre final. Un premier grand manifeste contre la guerre en attendant Le Dictateur…
Charlot soldat (1918) est un moyen-métrage d'une quarantaine de minutes réalisé par Charles Chaplin. Ce dernier met en scène son célèbre personnage Charlot et nous entraîne au coeur des tranchées de la Première Guerre Mondiale. S'ensuit comme toujours, une avalanche de gags, de situations burlesques, à travers lesquelles Charlot fait le pitre ou cumule les erreurs. Et comme toujours, c'est un vrai plaisir de le voir dans pareilles situations.
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4,0
Publiée le 28 février 2012
Chaplin, avec "Shoulder Arms", ètait l'un des rares à s'èlever contre la guerre et son absurditè, dèlivrant un message humanitaire et fraternel, rare pour un moyen-mètrage de 1918! En effet, trop souvent, les films prètendument pacifistes insistent surtout (dans le cas de la guerre 14-18) sur la barbarie des allemands ou des "boches", au profit de la civilisation, dèfendue par les alliès, en une prèsentation simpliste des "bons" et des "mèchants". Dans ce classique du burlesque, Charlot a rèussi a allier le comique au tragique de la guerre dans cette oeuvre pleine de tendresse et de vèritè! Charlot est est bien l'un de ces pauvres bougres jetès dans une guerre qui les dèpasse et dont ils sont les victimes! il a su restituer, avec autant de tendresse, que d'humour, la vie dans les tranchèes de ces soldats, dèfenseurs d'une cause qui leur est ètrangère! Certains gags sont devenus cèlèbres: on y voit par exemple Charlot se transformer en arbre pour tromper l'ennemi ou utilisait le tir (le "feu") de l'ennemi pour allumer ses cigarettes! Avec "Shoulder Arms", il ridiculise le Kaiser, Hinderburg et le Konprinz! Dans une scène inoubliable, Charlot, dèsespèrè de ne pas avoir reçu de lettres, lit celle d'un autre, par-dessus son èpaule, et èprouve les mêmes sentiments à cette lecture que son compagnon d'infortune, comme si la lettre lui ètait vraiment adressèe! Chaplin nous offre un très grand film, lucide, courageux et humaniste, à contre-courant de l'èpoque, en une complexe vision de la rèalitè, allant de la satire la plus fèroce à la tendresse la plus touchante, sans oublier la touche comique...
Difficile de commencer une thématique Chaplin avant 1918. Une quarantaine de courts-métrages antérieurs sont ainsi ignorés, mais cela permet d'admirer avec un œil averti le Charlot déjà peaufiné balançant des jets d'humour noir par-dessus l'Atlantique depuis Hollywood. Avec ses effets à la Méliès et son imagination cocasse, il arrive à bien ramollir les têtes dures des acteurs d'alors. Directeur de génie, il peine encore à se sédentariser du théâtre et n'ose pas nous faire rire, mais ça viendra. D'autant que le sujet de la guerre était tendu (le film est sorti deux semaines avant sa fin) et qu'il ridiculise le thème d'une manière qui ne vieillit pas tant elle est impressionnante d'impertinence (je l'entends dans le bon sens du terme).
Quelques très bonnes scènes qui nous montrent déjà un aspect du talent incontestable de Chaplin. Le reste est un peu plus classique mais mérite d'être vu.
1918, un siècle d’âge déjà pour ce spectacle gestuel de 45’, intégré à la série de films courts de Charlot des années 10, annonciateur des premiers longs métrages des années 20, de l’excellent et polyvalent Charles Chaplin, ici acteur réalisateur producteur scénariste musicien monteur, épaulé par quelques copains et son demi-frère. Evidemment muet, ce spectacle de mimes, pirouettes, acrobaties, déguisements, quiproquos, gags et victoires fantasmées fera valser Charlot dans les élucubrations de la vie des soldats dans les tranchées de la Grande Guerre, les missions saugrenues derrière les lignes ennemies, l’extravagant sauvetage d’une villageoise Française ou l’esbroufe faite au Kaiser lui-même. Ce véritable orchestre d’expressions corporelles comiques et burlesques à lui tout seul, précurseur d’un cinéma encore en gestation, s’accompagne déjà de l’omniprésente toile de fond de Chaplin dénonçant le chagrin, la douleur, la misère, la guerre, légalisés et affligés aux soldats comme aux civils, et pour le bonhomme et l’époque, si limités techniquement, on dispose là d’une belle petite œuvre.