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Le-Droogie
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5,0
Publiée le 25 juillet 2011
Film complètement déjanté, et dans le bon sens du terme (pas comme Even Cowgirls Get the Blues, quoi…), The Doom Generation se pose comme une cassure complète dans le cinéma d’Araki, et le ton très sérieux employé jusque là. Et ceci même se trouve dès les cartons du générique introductif, avec cette annonce : « Un film hétérosexuel par Gregg Araki ». Ca ne vous rappelle pas Totally Fucked Up ?.. Plus sérieusement, ce film est une véritable tuerie qui découle sur quelques fins partis-pris de mise en scène contrastant avec ce scénario totalement barré. Que dire de cette génération maudite, si ce n’est qu’à chaque commerce où elle s’arrête pour acheter à bouffer, l’addition sera de 6$66, que le numéro de chaîne de leur premier motel est le 666, et que le niveau d’aptitude scolaire d’Amy Blue (Rose McGowan, exceptionnelle ici) est de 666, et que le briquet qui allume chacune de leurs clopes forme une tête de mort, rappelant ces chères vanités pascaliennes, et que dans chaque endroit où ils marquent une pause, une connaissance de la belle Amy souhaite leur faire la peau ? Ce film permet vraiment de découvrir en Araki un cinéaste tout à fait intéressant à suivre ardemment. Personnellement, il me fait penser à un de la Iglesia américain… Le film en lui-même est jouissif au possible, avec un trio d’acteurs incroyable, une zik’ qui colle parfaitement aux images (merde quoi, cette scène toute simple, qui shoot un gros plan sur le visage de McGowan puis la bagnole s‘éloignant de plus en plus pour venir clôturer le film, le tout saupoudrer par ce merveilleux morceau de Slowdive (Blue Skied an' Clear) est un putain de monument !), la mise en scène est simple mais reste à croquer… A voir, sous peine de vous voir presser les couilles dans un presse agrume. Vous êtes une fille ? C’est pas grave, on avisera. Parce que bordel, comme dirait Sean Bateman des Lois de l’attraction, c’est quand même bien « Rock’n’roll »? ! Un putain de film rappelant parfois les mythiques
Pov film: pour les gamins de 14 ans, jusque 16 pour les demeurés. A reserver en tous cas à ceux qu'y ont une vie bien pépère; un jeune qui vit IRL risque de se faire iech dés l'début. Violence de bourgeois et touche pipi de cours de récrè.
Si "The Doom Generation" est mieux que "Nowhere", le film souffre encore des nombreux défauts et stéréotypes vulgaires de l'ancienne touche Araki. Les personnages toujours aussi ancrés au sexe, à la drogue et autres jouissances d'une génération, ce Araki dispose cependant d'une histoire plus cohérente, moins abracadabrante et un peu plus prenante que celle, inexistante, de insupportable "Nowhere". Par ailleurs, l'esthétique du film est assez travaillée et il y a de belles séquences, notamment celle de l'agression finale, atroce mais terriblement jouissive par la qualité et l'originalité de sa mise en scène. Après le reste, c'est du Araki, parfois intelligent et beau, parfois totalement débile et glauque... Je ne vois pas assez dans le cinéma d'Araki ( en tout cas ses anciens films) la critique de la société américaine comme l'affirment certains, mais plus un défilé de délires d'adolescents bien à la masse, parfois bien filmés, très artistiques mais parfois ridicules et insupportables...
Un Araki exceptionnel ! The doom generation entraine le spectateur dans le road trip psychédélique de ces trois jeunes, paumé, gouvernés par la drogue, le sexe, la bouffe et la TV, alliant gore et loufoque, Araki livre ici une belle critique du ridicule et des tares de la société américaine.
Jordan & Amy, deux ados punks et rebelles croisent sur leur route Xavier, un mystérieux vagabond qui va les entraîner dans une spirale infernale, un cauchemar éveillé, entre sexe, drogue et meurtres sanglants.
Second opus de la trilogie "Teenage Apocalypse", après Totally F***ed Up (1994) et juste avant Nowhere (1997), où cette fois-ci, Gregg Araki (Kaboom - 2010) semble laisser libre court à son imagination débordante. En l’espace de 85min, le film nous embarque dans un road movie urbain déjanté, psychédélique, surréaliste et parfois comique. Pêle-mêle, il y est question d’hallucinations, de plans à trois, de néo-nazis, de décapitation, d’émasculation, de personnages azimutés et des dialogues WTF.
Ce teen movie cauchemardesque avait toutes les cartes en main pour pleinement séduire s’il avait su faire dans la demi-mesure, sauf qu’il n’en sera rien, le réalisateur se complait dans ses excès outranciers, faisant par la même occasion, un bon gros fuɔk à la bien-pensance (je n’ai rien contre, sauf qu’à la longue, ça fini par devenir assommant).
Ce film est un chef d'œuvre. Pour répondre aux critiques envers the Doom generation... Certes il n'est pas accessible à tous et c'est bien pour cela qu'il est génial : aucune censure, aucune limite imposée, il ne cherche pas à toucher tout le monde. Deuxièmement, oui les effets spéciaux sont de très mauvaise qualité, mais tout est là justement ! C'est purement volontaire de la part du réalisateur. C'est précisément pour ne pas donner une allure trop réel au film... Tout comme Xavier est insensible à ses meurtres, tout comme Amy est reconnue à plusieurs reprises par des personnes sortant de nulle part, et enfin tout comme ce "6$66" qui revient toujours. Ce film n'a pas été réalisé pour être "dans les normes" de ce qui est plausible ou non, choquant, ou non. Le film s'en fou d'être cohérent et c'est pour ça qu'il est génial : c'est ce côté je m'en foutiste, déjanté et ce côté décalé justement qui donne à ce film tout son charme, et qui n'empêche pas de laisser transparaître une vraie critique de la jeunesse américaine. Enfin, les musiques sont superbement choisie, les acteurs aussi en donnant une mention spéciale à Rose McGowan qui est absolument géniale dans ce rôle. Pour résumer, je dirais que c'est un film drôle, décalé, incohérent, avec des personnes respirant la liberté : et c'est ça qu'on aime. Les gros clichés sont exploités, comme pour les effets spéciaux, volontairement. Et enfin, le mot de la fin : le film est chaotique (et tant mieux), et complètement insensé... Mais c'est bien pour cela que le cinéma existe, et qu'on appelle un film une fiction. Bref, the Doom generation est parfaitement réussi.
1er long métrage d'Araki qui possède tous les ingrédients qui feront le succès de Nowhere ou encore Kaboom. Décomplexé et tellement concerné. Le sujet de la sexualité chez les ados est parfaitement maîtrisé. Coup d'essai magistral!
Underground et psychédélique , ce road movie enchante par sa liberté d'esprit et son coté je m'en foutiste . Sulfureux et sexuel , the doom generation fait un portrait d'une jeunesse en pleine recherche sexuelle , sans tabous et décomplexée . L'innocence et le coté superficiel de cette oeuvre , est la marque de fabrique de araki et ce qui en fait son charme ! Pas trop moralisateur mais juste débridé , the doom generation propose un film jubilatoire et libertin . A noter encore une fois , la très bonne bande son shoegaze d'araki . Rose mcgowan crève l'écran dans ce rôle complètement déjanté .
The Doom Generation est une comédie molle, vaguement décalée, platement subversive qui prend un tournant trash des plus déplaisants dans les dernières minutes. Tout est à jeter, excepté les performances des acteurs, dans ce road-movie surréaliste fauché. On espère, de Gregg Araki, qu'il ne s'agit ici que d'une passade, et que ses autres films sauront se rapprocher du degré de perfection qu'atteignait son chef-d'oeuvre incontournable , Mysterious Skin.
Dire si l'on a aimé ou pas ce film est assez difficile, effectivement on reste pendant 1h20 dans un milieu où la vulgarité, la violence, le sexe sont constamment présents. Mais ne serait-ce pas cela qu'on cherche quand on se lance dans un film d'Araki ? Comme les personnages, on a envie de s'évader, de partir loin de la normalité de la vie et c'est pourquoi j'ai mis 5 étoiles.
Sombre et décallé, tout en étant pop et acidulé ! Un coup de maître ! Superbe ! Rose McGowan est une fabuleuse actrice, qui joue encore une fois fantastiquement bien !
Contrairement à James Duval qui a tendance à tomber dans la niaiserie, Rose McGowan maitrise parfaitement son rôle et mène ce road movie psychédélique aux allures underground d’une manière remarquable. On peut toutefois reprocher à The Doom Generation certains aspects trop clichés et tape-à-l’œil. Le film n’est pas tant corrosif qu’il veut le laisser croire et, à certains égards, a même tendance à être consensuel. Araki échoue dans sa tentative de faire un film à la David Lynch à cause d’une réflexion avortée, d’un manque de cohérence et d’un déroulement trop prévisible.
Critique, certes superficiel, de l'Amérique conservatrice. Araki, fidèle à lui-même, fait un film cru, sulfureux, osé et avec réussite. La fin est encore bouleversante !
La cavale et les aventures sexuelles d’un trio de très jeunes gens dans une Amérique profonde bien trash, pleine de mauvais goût, de junk food et de violence gore. Araki mène son histoire sur le mode quasi-parodique et il serait injuste de lui dénier du talent de metteur en scène et de l’esprit satirique. Ça ne suffit guère à éviter l’impression d’un défilé de personnages et de situations stéréotypés et déjà rebattus (chez un Larry Clark par exemple). Bof.. Bof..