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Un visiteur
2,5
Publiée le 29 août 2007
Je viens de voir l'avant premiere de cette histoire attachante... Malgré le sénario et les très bons acteur roumains, je suis plutot dessus de ce film par sa lenteur et les plans de nuits très mal filmés. L'histoire est bouleversante et certaines scènes auraient pû etre éviter ou au moins d'une durée plus courte. Je suis sortie choquée. Je ne le recommande pas aux femmes ENCEINTE, absolument pas.
Ce film étouffant dégage une force assez rare au cinéma.En effet on a l'impression d'etre parfois dans un film à suspens hitchcockien,pourtant son sujet(l'avortement entre autres)en est très éloigné.Le réalisateur joue avec les sons,angoissants,et les décors froids pour nous montrer la détresse des protagonistes.Les actrices sont prodigieuses et certaines scènes(comme le repas de famille)resteront des moments d'anthologie.Une palme amplement justifiée et un réalisateur à suivre.
Le choc du festival de Cannes. Dans un style semi-documentaire, filmé en temps réel, un récit prenant à l'efficacité digne d'un bon thriller. Les deux actrices sont remarquables. Sans doute le meilleur film roumain de l'histoire du cinéma, avec "La Mort de Dante Lazarescu".
Il n'y a pas bien longtemps, sur notre continent même, un avortement. Mais ce dernier est, de fait, contraint à la clandestinité. Particulièrement dur, le film perturbe par sa sobre authenticité. Le départ est docile parce que les deux principales protagonistes ne réalisent pas les contrecoups de la décision qu'elles viennent de prendre. L'une des deux filles semble se préparer à un simple voyage, l'autre à une banale formalité. La réalité va vite les rattraper, une réalité incarnée par un homme mercenaire insensible et sans scrupule, faussement secouriste. Le suspense hâletant ne cesse de grandir. On se croirait dans un thriller. Et c'est là d'où provient la désolation de ce récit : la seule vraie raison d'être de cette histoire est politique. Au delà d'une réflexion sur l'avortement se présente celle des libertés. Et si ces dernières existaient, elles anéantiraient tout ce suspense, toute cette histoire, toute cette désolation. Mais le film existe bel et bien.
J'ai bien aimé le film mais pas autant que la presse et j'y suis surtout allé car il à remporté la Palme d'or. Le sujet est assez sensible et il règne durant le film une atmosphère assez pesante. Les acteurs sont bons et l'histoire intéressante. Le film est à voir au moins une fois. J'ai bien aimé, c'était très dramatique et on sent bien que c'était très difficile en ce temps-là en Roumanie. C'était très intéressant.
"Faire des films est un besoin, comme celui de boire, de manger, ou d'aimer". Ingmar Bergman avait raison, et à la vision de 4 mois, 3 semaines et 2 jours, l'adage devient aussi vrai pour le spectateur, tant il aura été nourri de cette pure potion cinématographique, véritable leçon de cinéma et film-étendard de toute une génération pour qui le cinéma ne vit que par le souffle qu'on lui insuffle. Retour sur ce qui constitue sûrement l'une des plus grands palmes d'or cannoise de ces dix dernières années.
Beaucoup s'étaient enorgueillis de la victoire de Ken Loach l'an dernier, palme plus politique que cinématographique, mais surtout palme de l'inconsistance et du politiquement correct, d'un classicisme scolaire. Aujourd'hui, avec le choix judicieux et partagé du jury éclairé de Stephen Frears, une page semble s'être tournée tant le chef-d'oeuvre de Cristian Mungiu fait table rase avec le passé, tout en se plaçant dans le sillon d'une certaine école, celle des frères Dardenne. La force du réalisateur roumain, surpassant par la même ses petits frères (mais déjà talentueux à l'extrême) Puiu (la fable tragi-comique La Mort de Dante Lazarescu) et Porumboiu (la comédie grinçante 12h08 à l'Est de Bucarest), tient en la grandeur de sa mise en scène. La place du réalisateur en tant que créateur revient donc en force, et c'est caméra à l'épaule, tout en nervosité, où plane l'ombre de Rosetta ou encore du Keane de Lodge Kerrigan, que le metteur en scène choisit de filmer ses protagonistes se débattant face à leurs actes. Sa mise en scène est brute, nette et surtout d'une précision tranchante. Débarassé de tous les oripeaux qu'une telle histoire implique, Mungiu filme, avec une succession hallucinante, de longs plans-séquence hypnotiques et de magnifiques plans aux contrastes lumineux saisissants. Ne jugeant en rien les actes de ses protagonistes, le cinéastes préfère se concentrer sur des jeux d'ombre et de lumière, amenant à l'ultime réflexion, celle de nos choix,assumés
La Palme d'Or la plus glaciale depuis Rosetta. Ne vous attendez pas à passer un bon moment en allant voir ce film, il n'y a aucune émotion et je met juste une étoite pour la mise en scène (plans séquences et plans fixes).