Thor: Dieu, Déesse et une Pincée de Popcorn
Thor, ce grand blond baraqué à l'ego plus imposant que son marteau, débarque dans nos salles obscures avec l'enthousiasme d'un chaton devant une pelote de laine radioactive. Malheureusement, le film ne réussit pas à frapper aussi fort que le marteau de Thor. Entre le flirt intergalactique entre un Dieu et une astrophysicienne (parce que rien ne dit "relation saine" comme l'idylle entre une déesse et un électronicien stellaire) et les disparités évidentes entre les royaumes, Thor essaie de jongler avec autant de succès qu'un acrobate atteint de vertige.
L'univers visuel d'Asgard, c'est comme un tableau de Jackson Pollock : éclaboussant et difficile à comprendre après quelques bières. Les décors, plus dorés que le compte en banque de Tony Stark, nous en mettent plein la vue. On se demande si les Asgardiens paient leurs impôts en lingots d'or. Chris Hemsworth, notre charmant Dieu scandinave, fait preuve d'une demi-sourire charismatique qui ferait fondre même le cœur glacé de Loki. Sa démarche assurée est plus élégante que le défilé de Victoria's Secret, et ses manières frustes et naïves sont aussi touchantes que Hulk en pleine crise existentielle.
Thor n'est pas seul dans son combat contre le mal. On y trouve d'autres personnages plus inattendus que la présence de Stan Lee dans chaque film Marvel. L'histoire réussit à incorporer d'autres héros sans que cela ressemble à un bal masqué improvisé. C'est comme si Iron Man et Hulk faisaient du hors-d'œuvre dans le coin, discutant de la dernière collection de gadgets high-tech.
Chris Hemsworth, en plus d'avoir une plastique à faire pâlir un mannequin Victoria's Secret, livre une performance qui démontre qu'il n'est pas simplement là pour faire joli. Son jeu d'acteur est aussi solide que le marteau qu'il brandit, et son humour, bien dosé, fait mouche à chaque réplique. Quand il s'amuse avec son marteau, on se dit qu'il pourrait donner des leçons de maniement d'outil à toute une ligue de super-héros.
Thor, malgré toute sa grandeur divine, ne parvient pas à secouer le genre des films de super-héros comme Deadpool secoue une boîte de Tic-Tac. Prévisible, même avec son imagination débordante, le film de Kenneth Branagh ne laissera pas de cicatrices émotionnelles comme celles causées par le Joker dans The Dark Knight. C'est comme si Thor essayait d'être le repas gastronomique d'un fast-food : ça remplit l'estomac, mais on oublie rapidement le goût.
En résumé, Thor est une expérience cinématographique aussi percutante que le marteau de Thor lui-même. Bien qu'il ne révolutionne pas le genre, il offre une aventure divertissante, parsemée de moments d'humour et de scènes visuelles à faire briller les yeux. Alors, asseyez-vous, détendez-vous, et laissez-vous emporter par cette épopée divine, avec la promesse que vous en sortirez avec un sourire aussi large que celui de Loki en découvrant une nouvelle ruse.
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