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Mafoipourquoipas
14 abonnés
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3,5
Publiée le 2 février 2019
3,5 étoiles - Sakuran
Le scénario est plutôt classique et un peu superficiel. Pas de dramaturgie psychologique. Mais une humanité qui rêve d'un espoir d'amour. C'est sympathique et sans profondeur émotionnelle. Les acteurs ne sont pas mauvais. C'est avant tout la mise en scène qui impressionne par sa richesse chromatique et son raffinement esthétique. En outre, le choix d'une bande son très pop est plutôt réussi. J'ai aimé cette modernité cinématographique. Bref, un bon moment.
"Sakuran" est avant tout une belle coquille vide. Jolie dans sa forme avec notamment une photographie soignée et haute en couleurs et des costume de toute beauté. Ce film est un vrai plaisir pour les yeux mais cela s'arrête là. Le cinéma ne doit pas être QUE du visuel mais aussi du fond. Or, le reste nous amène de déception en déception: personnages stéréotypés, scénario vide, dialogues creux, acteurs inégaux, rythme mou,... la réalisatrice Mika Ninagawa ferait mieux de raccrocher sa caméra pour reprendre son appareil photo.
Film plus tôt pas mal avec une actrice principale magnifique qui interprète très bien son rôle de chieuse, ce qui rends le personnage attachant. Pour l'univers, à l'inverse de " Mémoire d'une geisha ", ici on y retrouve le quartier des plaisirs avec les Oirans, les prostituées japonaises. Bon question scènario, il n'est malheureusement pas aussi bien ficelé que "Mémoire d'une geisha " mais il reste tout de même intéressent à voir, même si il n'y a pas beaucoup d'action ( en même temps, vue le sujet, on ne pouvait pas s'attendre à des miracles ). Par contre une chose que j'ai remarquer c'est la qualité vidéo du film, on dirait un film des années 1900... j'ai trouver ça très dommage sa gâchait un peu l'univers très coloré qu’il y avait derrière.
Dans le Japon ancestral et jusqu'au début de XXème siècle, prostitution et esclavage étaient étroitement liés. La toute jeune Kiyoha comme beaucoup d'autres jeunes filles est vendue comme kamuro (apprentie) à deux tenanciers pour subir la formation de oïran ( prostituée de haut rang). Elle se fait la promesse de quitter cet enfermement quand le cerisier en place dans le jardin public devant la maison close sera en fleur. C'est toute son ascension jusqu'au rang d'oïran dans cet univers clos très structuré et hiérarchisé que nous relate la metteur en scène Mika Ninagawa en adaptant le manga de Moyoco Anno. L'allusion permanente à l'aquaruim où grouillent une multitude de poissons rouges insiste bien sur la condition de ces jeunes filles entièrement dévouées au plaisir de clients fortunés qui profitent de leurs charmes au sein de l'institution pour finir par acheter celle de leur choix . Le film très soigné au niveau de la photographie et des costumes constitue presque un catalogue de mode. Ninagawa n'a pas abusé de la facilité de recourir à des scènes coquines pour attirer un public masculin nostalgique d'une époque révolue et a préféré axer son récit sur les rivalités qui rythment la vie de ces jeunes femmes conditionnées dès leur plus jeune âge. A noter la musique de Ringo Shiina qui mélange partitions d'époque et rythme pop un peu à la manière du "Marie Antoinette" de Sofia Coppola.
L'histoire d'une prostituée au Japon d'avant guerre, avec un traitement cinéphilique nettement après guerre ! Contrairement au buzz qui enveloppe ce film, ce n'est pas le joyau esthétique auquel je m'attendais. Mais ce n'est pas une horreur non plus. C'est une sorte d'OVNI, bien construit, très drôle, avec un peu de drame pour mettre du sel, mais ça reste bon enfant, surtout sur un sujet aussi casse figure. Il faut dire que contre toute attente, c'est le scénario qui sauve l'entreprise esthétique. Car c'est bien fichu. La fin reste un peu dure à avaler pour un cinéphile de 2008, mais comme les clins d'oeils ne manquent pas dans ce jeu graphique, il aurait été incongru de faire autre chose. Le petit plus du film, c'est évidemment l'esthétique forcenée, mais pas forcément léchée, qui nimbe les prises de vue. Aucune caméra à l'épaule, ce sont de petits tableaux à la composition colorée superbe, encore que parfois on reste sur sa faim. Le plan du parquet et de l'arbre aux fleurs roses qui dessine la prostituée en contre jour est l'un des plus beaux, et déjà d'un très haut niveau. Maîtrise il y a, mais comme le réalisateur joue sur plusieurs « tableaux » dont la comédie, ça n'est pas la perfection dont parlaient les critiques officiels et encore plus les amateurs. Dommage ... pour moi. La diction des acteurs est parfois magnifique, parfois ultra rapide comme dans la pub pour le jeu de grattage, autant dire que les japonophiles vont prendre leur pied. Enfin, la musique, magnifiquement enregistrée, toujours utilisée à contre courant d'une manière peut-être facile, mais efficace, donne le plaisir de savourer la qualité des sons, rarement aussi propre et distinct dans un long métrage. On entend le froissement de la soie et le crépitement des bougies, c'est dire. Je suis un peu déçu, sûrement à cause de l'actrice descillée pas si japonaise ni si belle que ça, mais dans l'ensemble, l'originalité sauve le tout du juste bien.
cette version de la vie de la geisha est loin d'être aseptisée, voir idyllique dans cette okiya aux milles couleurs- entre grâce et beauté se glisse révolte, et désespoir- Le personnage de Kiyoha, magnifiquement interprété par Anna Tsuchyia, est à la fois sexy, rebel,capricieux,troublant mais émouvant -Aussi rare et beau qu'un cerisier en fleur -
Alors pour commencer, je pense qu'il faut vraiment arrêter de mettre le cinéma asiatique sur un piédestal, car la plupart du temps ça n'en vaut vraiment pas la peine.
Ce Sakuran, du réalisateur Mika Ninagawa en est l'exemple parfait. Dans beaucoup de films asiatiques, il y a une part de poésie indéniable et une très belle héroïne (Je pense, par exemple, à In the Mood For Love). Sakuran n'échappe pas à cette règle. Poétique, certes, mais c'est à peu près tout, car, malgré une idée de base prometteuse, le scénario se résume à... RIEN ! C'est le néant, c'est à peu près aussi creux que le cerveau de Stallone. Dommage car Anna Tsichuya est absolument divine et joue extrêmement juste, mais à quoi cela peut-il bien servir, puisqu'il n'y a rien à mettre en valeur ?
Alors oui, on peut dire, que ce film n'a pas d'autre but que d'être beau, rose et imbibé de poésie, jusqu'à l'overdose. Mais pendant 2h00, il faut avouer que c'est interminable.
On va donc dire que ma note de 2/5 est plutôt bien payée, mais je dois dire, que l'actrice principale, à elle seule, mérite bien cette note.
Quel plaisir visuel ! Ce festival chatoyant d'étoffes, de paravents et de coiffures savantes met des couleurs dans la grisaille ambiante. On en oublie presque le triste sort de ses courtisanes vendues petite fille.
Un film visuellement attirant, avec des costumes magnifiques et des images soignées, mais j'ai trouvé le montage assez déroutant. Cela ressemble à un clip... Malgré des personnages stéréotypés, Anna Tsuchiya se montre crédible. Mais le scénario ne suit pas et on tombe rapidement dans un sentimentalisme navrant. La réalisatrice ne fait aucun effort pour susciter l'intérêt du spectateur, pourtant les thèmes abordés (savoir-faire, spiritualité, passage à l'âge adulte...) auraient pu être intéressants. Vraiment dommage que l'histoire ne soit pas plus traitée avec davantage de finesse.
Magnifique, hyperpoétique, sensuel, érotique, symbolique, philosophique… Des couleurs flamboyantes, des scènes qui ressemblent (toutes) à des peintures (à la Klimt), un cocktail de musiques savamment amené comme le petit tango argentin pour la première initiation amoureuse de l’héroïne… Moi qui aime les symboles, j’ai été servie : les cerisiers en fleurs (d’où le titre du film, je crois), les poissons dans le bocal ou l’aquarium selon les états d’âme… Pour moi, c’est un film sur le cycle de la vie, la transmission, la destinée, la dualité beauté-vulgarité, sacrifice-liberté, espoir-renoncement, vérité-mensonge, plaisir-sentiments… Très chouette ! Et, bien sûr, l'actrice principale est superbe. Je le reverrai avec plaisir
Ce Sakuran est certes magnifique esthétiquement c'est d'ailleurs normal car la réalisatrice travaille dans la photo mais sur le point de la mise en scène c'est digne d'un épisode des feux de l'amour alors on a qu'un conseil a donné à cette jeune réalisatrice s'est d'abandonné la cinéma et de se consacrer à la photo.