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    Au voleur
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    Loick M.
    Loick M.

    3 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 13 juin 2020
    la première partie du film est un peu longue et les choix scenaristiques peuvent paraître peu crédibles. Mais l’interprétation des deux acteurs principaux à fleur de peau est excellente et la longue dérive au fil de l’eau très poétique et sauvage
    Simon Pierre
    Simon Pierre

    3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 16 avril 2021
    Sans être dithyrambique, ce laisser aller dans la forêt est rafraîchissant et c'est le principal. Le rapprochement modernisé avec Tristan et Iseult est intéressant d'autant que les images et la poésie servent le propos incontestablement. J'ai moins apprécié le choix de la musique country, trop américaine, qui dessert à mon goût l'immersion au profit d'un décalage poétique que je n'ai pas su apprécier. Cependant, il aurait été agréable que l'ambiance de cette échappée soit plus vivante, j'ai ressenti un creux, venant du rythme lorsque les belles images ne suffisaient plus, dommage que le personnage de Bruno n'ait pas eu l'occasion d'évoluer dans cette seconde partie. Tout cela était sûrement voulu.
    Matthias T.
    Matthias T.

    39 abonnés 612 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 11 mai 2016
    Pour son premier long-métrage, Sarah Leonor construit un récit limpide et spontané, où s'entremêlent avec grâce et naturel une mélancolique douceur contemplative, une relecture poétique du quotidien et un hymne revigorant à la nature et aux issues possibles pour échapper au monde urbain, désespérément consumériste et formaté. Sur un fond sonore délicat, drapé de douces musiques country et par le biais d'une caméra qui scrute attentivement faits et gestes, mots et regards, signes et sentiments, la jeune cinéaste orchestre avec finesse cette escapade bucolique, où rien n'est ni définitif ni même prévu. Elle laisse surtout à ses deux remarquables comédiens principaux (Guillaume Depardieu et Florence-Loiret Caille) le temps et l'occasion de donner à voir et à entendre l'attraction inopinée des corps, la révélation subite d'une complicité esquissée, le maelström d'imperceptibles émotions qui les submergent sans qu'ils puissent en rendre compte par les mots. Au détriment des mots, ce sont leurs corps qui parlent et qui font développer leur relation, surtout instinctive au départ, ce sont leurs corps qui se cherchent, s'appellent, se convoquent en silence, se font écho, se désirent, se complètent dans une osmose presque parfaite (son corps à lui est meurtri, fatigué, monolithique; son corps à elle est frêle, mignon, paraît préservé jusqu'à présent des aléas de la vie).
    Un poème de Rilke travaillé devant une classe d'allemand, un vol de clés de voiture dans un ascenseur, deux mains qui serrent deux autres mains avec fermeté et douceur, un regard échangé, un haussement de ton, une biche dans la forêt, une barque sur l'eau, une fuite, un feu vert, une voiture, un feu rouge, une valse entêtante de pensées, une purification par la nature, un commencement d'histoire d'amour, tout cela, juxtaposé sans maladresse, est capté et restitué avec une belle simplicité à l'écran, avant que tout soit interrompu par une arrestation de la police, qui clôt ce "Au voleur" de façon abrupte et énigmatique. Un joli premier film.
    Raw Moon Show
    Raw Moon Show

    117 abonnés 829 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 10 janvier 2014
    Pour un premier film, c'est étonnamment maîtrisé. On sent que l'ensemble est réfléchi. De très beaux plans travaillés, une utilisation de la musique bienvenue pour créer des respirations dans la partie champêtre qui emprunte beaucoup au conte, et une actrice principale parfaite,... Pour les moins, je trouve d'abord Guillaume Depardieu malgré sa présence indéniable un peu trop monolithique, avec un je ne sais quoi de mortifère qui même lorsqu'il éclate de rire et se laisse enfin aller dans la deuxième partie garde une même tonalité triste. Du coup, n'évoluant pas, ça rend son personnage et nombre de situations redondants. Ensuite sur les idées : on pense à beaucoup de films dans le désordre : La Nuit du Chasseur (ces 2 grands enfants qui s'enfoncent dans les bois) , Badlands (le couple hors la loi le temps d'une parenthèse), A bout de souffle (l'avant-dernier plan)... Mais les personnages auraient vraiment mérité d'être creusés davantage (on aimerait savoir ce qui la fait avancer dans la vie), encore eut-il fallu les confronter à plus de dangers ou d'ambiguité (meurtres crapuleux comme chez Malick) pour leur donner plus de relief. En l'état, la parenthèse enchantée est un peu trop lisse et prévisible. Mais reste un joli film avec une sacrée mise en scène et de belles idées dont le feu de la Saint Jean, et l'utilisation du blues qui donne à ces rivières françaises des faux airs de Bayou...
    chrischambers86
    chrischambers86

    12 174 abonnés 12 165 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 30 novembre 2011
    Drame magnifique et particulièrement rèussi pour un premier film! De jolis moments et des qualitès, qui font ècho à la cavale inoubliable de Martin Sheen et Sissy Spacek dans le premier long de Malick, remplacè ici par le couple Guillaume Depardieu-Florence Loiret-Caille! La rèalisatrice Sarah Leonor s'ètait dèjà fait remarquer avec ses courts et ses moyens-mètrages sous le nom de Sarah Petit! Dans "Au voleur", elle raconte l'histoire de Bruno, spècialisè dans le cambriolage, qui fait un jour la rencontre d'Isabelle, prof d'allemand dans un lycèe de banlieue! il n'y a rien de bien glorieux dans la vie de ces deux là et pourtant les voilà attirè l'un vers l'autre! Les alèas de leur vie vont bientôt les amener à rompre les amarres et à trouver refuge en pleine forêt loin des bruits de la ville! Dès lors, on peut voir au dèpart comme un film noir, devient une oeuvre au charme ètrange dans laquelle la nature devient un personnage à part entière qui va totalement influer sur le couple en fuite! Appuyè par une très belle bande son, cette seconde partie permet ègalement à ses deux interprètes de se livrer à une vèritable performance car à côtè du regrettè Guillaume Depardieu, cassè et taciturne avec une grande prèsence physique, il y a l'ènergique et superbe Florence Loiret-Caille, moins connue certes, mais au charme prenant et au talent tout aussi intense! Et à eux deux, ils arrivent à camper l'un des plus beaux couples que le cinèma français nous ait donné à voir dans les annèes 2000! A Guillaume, à ceux qui l'on aimè, dans son avant dernier rôle au cinèma...
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 23 mars 2011
    j'ai adoré ce film avec un Depardieu super comme d'hab !! pourquoi est-il parti ???
    pitch22
    pitch22

    148 abonnés 680 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 21 mai 2011
    Belle et rude échappée, douce et cruelle, en frontière de civilisation, pour deux effrontés dont rien en semble arrêter la passion. Aux côtés d'un Guillaume Depardieu dont on savoure tristement l'ultime film (prémonitoire), Florence Loiret-Caille porte son personnage avec crédibilité et fraîcheur. Le récit, âpre, sans afféteries, navigue entre le rêve d'un ailleurs pur et (séquence au vert, tourné en Roumanie, calme et envoûtante) le contre-coup d'une réalité désespérante, qui certes patine un peu sur la fin mais nous offre de belles respirations poétiques.
    batman2222
    batman2222

    203 abonnés 11 critiques Suivre son activité

    1,0
    Publiée le 12 octobre 2009
    J'ai eu la chance de voir le film en avant-première. A la sortie les spectateurs étaient un peu consternés. Comme eux, j'ai trouvé le film passablement ennuyeux et raté jusqu'à mi-parcourt : situations convenues, peu crédibles, réalisation fade et sans vie, sujet rebattu : le besoin impérieux de prendre la tangente dans ce monde pourri, si possible au bras d'un homme en cavale (Cf Zabriskie Point, d'Antonioni). Et puis au milieu, si on est gentil, le film s'améliore de manière inattendue en se transformant en "River-movie" (une sorte de road-movie qui se passe sur une rivière), enchaînant quelques scènes originales et quelques plans réussis. L'intérêt du spectateur s'éveille. Malheureusement, la fin elle aussi convenue, le fait retomber dans une léthargie maussade. Encore un film très moyen à mettre au crédit du cinéma d'auteur français. Les quelques scènes sur la rivière ne justifient pas les critiques dithyrambiques de Libé et des Inrocks. Copinage ? Aveuglement ? Système ? Le film respecte tous les codes du cinéma d'auteur français, y compris les plans interminables sur le visage d'un acteur taiseux, ça leur suffit peut-être. Mais ça ne devrait pas. Il y a des bons films d'auteur français, mais ils sont noyés dans cette merde et dans 90% des cas, on ne peut plus se fier à Libé et aux Inrocks (à part Serge Kaganski qui m'a rarement déçu). Un critique, dont je tairai le nom, m'a dit en sortant "On avait l'impression de voir la mort en marche". C'était exactement ça. Arrêtez de filmer comme Bruno Dumont s'il n'y a pas la rigueur intellectuelle correspondante ! Si vous ne faites pas des films intellos, faites des films vivants ! Vivants !
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 9 octobre 2009
    Excellent film, excellent premier Film de Sarah Leonor, on se laisse bercer par toute cette douceur, cette légèreté, cet amour sensuel, cette fuite vers la liberté. Nous voici face à deux très beaux et très grands Acteurs ...

    - A voir, un entretien avec Sarah Leonor et Florence Loire Caille :
    http://www.benfeldtv.com/videos.php?id=221
    - Et un reportage à l'avant première du film au REX à Benfeld :
    http://www.benfeldtv.com/videos.php?id=220
    RedMidget
    RedMidget

    1 abonné 18 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 7 octobre 2009
    Ca commence comme une rencontre improbable : elle (Isabelle) l’instit’, (Bruno) lui le voleur. Chacun est à sa place et rien ne semble devoir modifier la donne, pas même le choc d’un accident de voiture.
    Bruno continuer de voler et Isabelle enchaînera les mutations, résignée – comme Jacques est résigné à tout accepter pour se réinsérer dans la société.

    Plus qu’un accident il aura fallu un malentendu pour que cette rencontre ait lieu. Et ici la rencontre n’est pas prétexte à la romance, ici c’est un petit espace de liberté, une respiration dans le film.
    Ce sont ces espaces de libertés qui vraisemblablement intéressent la réalisatrice Sarah Leonor : ne pas filmer ce qu’on nous montre (nous impose) mais justement ce qu’on ne voit pas, qui n’est pas donné au regard, ce qui est « entre ».

    Ce parti pris confère au film un rythme un peu décousu, mais il en fait aussi toute la beauté.

    De même qu’Isabelle défend l’enseignement de la langue allemande (face à une élève pensant que ça ne sert à rien), de même SL défend-elle le droit de filmer tout ce qui ne fait pas progresser l’intrigue
    Sa mise en scène s’arrête sur l’invisible / le non-dit, comme pour mieux repousser les frontières, comme pour rappeler que le territoire du cinéma c’est d’abord celui de l’imaginaire.

    Alors, à qui s’adresse ce « au voleur » (sans point d’exclamation) ? A cette main invisible qui nous prive d’abord et surtout de la possibilité de penser que l’Autre (autre chose, autre monde) est possible ?
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 7 octobre 2009
    Ce film est à la fois troublant (la présence forte du défunt Guillaume Depardieu), épidermique (Florence Loiret-Caille à fleur de peau), déroutant (le scénario nous emmène sans prévenir de la prison - la ville - à la liberté - la nature), magnifique (une très belle photographie), précis (une mise en scène exacte), mélodieux (la musique et le son), bref, une jubilation pour qui veut voir du cinéma (je veux dire loin de la télévision qu'on nous sert tous les jours, à la TV comme au cinéma).
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 6 octobre 2009
    un premier film réussi, de grands acteurs pour un grand couple de cinéma, à ne pas manquer
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 6 octobre 2009
    Pas un grand film, mais un grand premier film. Incroyable couple d'acteurs qui dévore l'écran : l'occasion de découvrir Florence Loiret-Caille et (trop tard) Guillaume Depardieu.

    Mais surtout un regard posé sur les choses et les éléments d'une douceur rare.
    A découvrir!
    anonyme
    Un visiteur
    2,5
    Publiée le 5 octobre 2009
    Une impression bien mitigée. Le film ambitionne la possibilité d'une rupture narrative (il est coupé en deux) mais pour la réussir pleinement il eut fallu beaucoup de force et de maturité. En l'espèce la première partie (assez intriguante) qui relate la rencontre de nos Bonny & Clyde jurassiens est là pour rendre la 2e possible (la fuite, l'idylle à la Thoreau) mais elle ne la motive pas (toujours un problème de crédibilité), ne la rend pas nécessaire et du coup la fuite dans les bois n'est pas investie par le spectateur (en tout cas, pour ma part) car imposée aux personnages de façon théorique et arbitraire, elle agace même dans ses tentatives burlesques (le cambriolage aux poissons séchés).
    De belles qualités cinématographiques (par ex le très beau plan dans le café qui rapproche Isabelle de Bruno), une belle photo, de bons acteurs mais outre ce trou scénaristique du passage à la vie sauvage, le film est lesté par des dialogues souvent explicatifs (Bruno et le policier qui viennent de manière bien convenue échanger autour du thème de la cachette ou encore l'échange Isabelle/lycéenne), des plans très citations (de la nuit du chasseur à Iosseliani ou Old Joy par exemple) et une musique qui cligne de façon tellement significative vers une Amérique mythique. On peut être attendri par la fin de Bruno (Guillaume Depardieu) qui renvoie évidemment à la tragédie que l'on sait, on peut aussi regretter que la réalisatrice n'ait pas su trouver des moyens plus appropriés de sa légitime ambition. Rendons lui grâce au moins de celle-ci
    Nelly M.
    Nelly M.

    81 abonnés 525 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 3 octobre 2009
    Lent à l'allumage, avec ces magouilles en surenchère, c'est digne d'intérêt quand l'action s'accélère vers la campagne : la chlorophylle, l'eau vive, les animaux deviennent symbole de ce qui va arriver. Le sifflement (qu'on jurerait d'oiseau) apporte aussi son fatalisme. Des difficultés de rythme, un je ne sais quoi d'inégal, de mal dosé, gâchent le plaisir de suivre ces deux zombies dérivant jusqu'à leurs extrémités. Musique variée fort bien choisie et dénouement ouvert, comme à l'appréciation du spectateur.
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