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Un visiteur
2,0
Publiée le 10 novembre 2011
Holy Rollers traite d'un sujet assez méconnu, à savoir le trafic de drogue entre l'Europe et l'Amérique, qui a atteint son apogée dans les années 90. Des centaines de juifs orthodoxes enchaînent les allers-retours entre les deux continents, embarqués dans une boucle infernale, livrant leurs marchandises et touchant leur argent, sans s'attirer les moindres soupçons.
Sam, élevé dans la tradition religieuse la plus pure par ses parents, voit son avenir prédéterminé. Il va devenir rabbin et son mariage avec une fille qu'il ne connait pas est déjà planifié. Mais lui semble vouloir plus, il ne comprend pas le manque d'ambitions de son père et rêve de pouvoir s'offrir ce qu'il n'a jamais pu s'acheter. C'est en découvrant ce "business" rentable qu'il va se lier d'amitié avec le frère de son meilleur ami, Yosef. D'abord réticent quand il découvre la nature et l'illégalité de ce trafic, il va se laisser convaincre par Yosef et son associé, Jackie, afin de continuer à travailler pour eux.
C'est donc l'évolution d'un jeune homme en plein doute qui nous est dévoilée. Un esprit torturé entre ses propres désirs et ce qu'il juge, ou pense juger, comme étant le bien. Il finit par s'éloigner progressivement de sa famille et gagne une place plus importante dans ce banditisme international. Sous le charme de Rachel, la petite amie de Jackie, il se laisse porter au milieu de ces nuits new-yorkaises et hollandaises, où il se sent plus puissant que jamais, où il pense avoir enfin trouvé sa place.
Car ce que représente Kevin Asch avec son long-métrage, c'est l'incertitude d'un jeune homme en quête d'identité, qui ne situe plus la réalité, et qui semble presque jouer un jeu, sans se rendre compte de son rôle insignifiant de simple pion. Observant cet univers à travers l'oeil d'un Jesse Eisenberg troublé et troublant, nous ne percevons que la partie immergée de l'iceberg. Comme lui, nous sommes plongés dans ce cercle vicieux avant que l'on ait pu réaliser à quel point il est malsain, et qu'il est trop tard pour revenir en arrière.
Une opposition se met en place, du début à la fin, entre la religion et le banditisme, à travers une métaphore bien trouvée. Constante évocation du bien et du mal, du noir et du blanc, il n'y a alors de l'objectivité à aucun moment. Chaque personnage est enfermé dans une cage, et de nuances il n'y a point. Les relations humaines ne sont pas aussi poussées qu'elles auraient pu l'être, et l'étude de ce phénomène n'est dévoilé que de manière primaire, avec un manque regrettable d'approfondissement. Seul le personnage principal semble être exploité comme il se doit, ce qui justifie une durée relativement courte, comme si on n'ose pas creuser dans ce contexte social qui s'avère pourtant intéressant.
Holy Rollers bénéficie d'une atmosphère bien particulière, mais qui ne tire pas profit de toutes les possibilités offertes, comme un signe de frilosité apparente. Le point de vue est unilatéral et n'offre que peu de perspectives, enlisé dans une sorte de morale bien trop lisse. Les acteurs créent le rythme à eux-seuls, ne s'auto-suffisant pas pour rendre l'oeuvre marquante ou passionnante, mais tout juste passable.
un film qui se laisse voir sans atteindre des sommets le film est intérressant , une incursion sordide dans la communauté hassidique , et l'interpretation d'eisenberg est excellente, en revanche le scénar du film est très banal ce qui lui enlève de son charme .
Plongeon dans la communauté juive orthodoxe intéressante. Bonne mise en scène de Kevin Asch qui nous raconte cette histoire vraie basée sur la dérive d’un jeune homme, perturbé par la religion et l’argent, qui se cherche, se perd, fait des choix… Le casting est bon (Bartha et Eisenberg), c’est plaisant mais cela manque de force et on aurait aimé une vision plus profonde de ses remords et ses réflexions… Félicitations pour un premier film, réal à suivre !
Ce film inspiré de fait réel reste sympa sans pour autant convaincre davantage le spectateur. Car le tout manque de rythme et nous ennuie par moment. Dommage, il y avait pourtant de quoi faire vu les perspectives de l'histoire. Heureusement que Jesse Eisenberg et la pour nous sortir de cette torpeur par encore une fois une trés bonne prestation.
Jesse Eisenberg porte le film à lui tout seul dans ce personnage communautaire naïf et candide, qu'il commence à jouer joue à la perfection, ce qui permet de suivre avec plaisir une histoire sans originalité.
des rabbis jacob dealers comme quoi l'argent n'a ni dieu ni maître et que la religion c'est de la grosse merde, trés étrange cet entité orthodoxe hassidiq aussi opaque que les terroristes du hamas,c'est film qui prend le temps d'assoir l'histoire avec un Jesse Eisenberg bien crédible et qui je pense fera un long parcours ,j'aime bien la mise en scene assez sobre ça change des films pan pan fuck sur la drogue
Il se laisse voir sans concession . Un film beaucoup trop cliché pourtant , mais l'histoire fait taire les grands clichés sur les juifs. Ca reste assez pertinent , continuellement à la recherche de l'argent , du profit , sans s'en rendre compte de l'illégalité. Un film assez touchant , troublant , qui inculte pas mal de valeurs . Ca reste assez simple pour un film indépendant , c'est assez habituel. Reste que le rôle pour Jesse Eisenberg n'est pas tellement pour lui ; une belle année pour lui .
Une narration bien exploitée, des acteurs bien dirigés pour un sujet vu et revu des centaines de fois et de manière beaucoup plus percutante chez d'autres.
J'en suis maintenant convaincu, Jesse Eisenberg est véritablement l'étoile montante du cinéma. Il nous fait une prestation extraordinaire dans cette très bonne incursion du milieu juif orthodoxe qui va se laisser attirer par les revenus du trafic d'ecstasy. Je suis resté "connecté" tout du long!
Voici un très bon film qui aurait mérite d'être plus médiatise. Une histoire vraie hallucinante... Des rabbins qui se transforment en dealers de drogue... En jouant les mules car ils sont au dessus de tout soupçon. Servi par des acteurs au top, le film se regarde avec plaisir. Réussi !
Kevin Asch, nouveau réalisateur qui fait avec ce film son entrée dans la cour des grands, signe un film qui quoiqu'intéressant, ne réussit pas à captiver. Jess Eisenberg est presque parfait en jeune homme juif pratiquant, à l'air à la fois coincé de par l'éducation très croyante et traditionnelle qu'il a reçue, et à la soif d'émancipation visible. Le sujet est intéressant, de jeunes gens partagés entre la tradition familiale qui veut que l'argent ne fait pas tout, ne fait pas le bonheur ni la considération des autres, et leur attrait pour l'argent malgré tout, un argent facile, à leur portée, tentant. C'est finalement le film des tentation. L'argent est un tentation, mais les femmes sont une tentation plus grande encore. Tenus loin de la sexualité pendant leur adolescence, les jeunes garçons découvrent les femmes, s'autorisent à les penser comme objet de désir. Avis aux féministes, ce film vous énervera grandement. Le réalisateur a visiblement des problèmes à régler avec la gente féminine, et son imagination fait des femmes de purs objets. Ne le blamons pas, qu'il s'exprime libremment dans son art. Là où cela pêche c'est à la réalisation malheureusement, peu dynamique, pas aidée par un scénario très flou et aléatoire. Comme s'il fallait filmer la vie dans dans ses détails, mais cela ne sied pas aux films d'actions qui nécessitent une certaine dynamique.