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marseyopolis
19 abonnés
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5,0
Publiée le 1 novembre 2008
Quel film superbe!!! On ose à peine imaginer le meme sujet traité par un de nos intellos français, et dans quel pathos ça serait tombé. Là, chapeau… Quelle lecon de simplicité et d'emotion. Quel casting! Wouaf!!! A voir…
Le Grand Prix du 34ème Festival du Film Américain de Deauville est une œuvre abordant la mixité culturelle, le mélange des classes sociales, la tolérance, la générosité, grâce à des amitiés authentiques et improbables traitées avec une grande sobriété sur fond politique (l’immigration clandestine) dramatique et sans aucun excès de sentimentalisme. Mais THE VISITOR, tout en étant drôle et émouvant, nous interroge sur les défaillances d’un système et les injustices qu’ils dénoncent et est au final un film engagé, humaniste, sincère reflétant l’ouverture et la différence avec une justesse incomparable. Un chef d’œuvre à ne pas manquer.
Admirable film. Walter, prof d'université solitaire et pas trop sociable (depuis la mort de son épouse pianiste, il tente sans grand succès d'apprendre à jouer...)c’est Richard Jenkins, acteur d'une justesse époustouflante. Obligé d'habiter son appartement new-yorkais à l'occasion d'un congrès, Walter le trouve occupé par Tarek, musicien syrien et sa fiancée sénégalaise, un escroc leur ayant loué les lieux. Le héros accueille, après un premier réflexe de rejet, les deux jeunes gens qui sont adorables, intelligents, bien élevés. Le jeune syrien, lui aussi, connaît et aime la musique classique. Ils appartiennent au même univers culturel. Tarek initie Walter au tambour africain. Walter suit Tarek dans les clubs de jazz où il se produit. Sauf que cette amitié, cette complicité, cette communauté ne sont que leurres. Tarek est en situation irrégulière. A la suite d'un stupide incident dans le métro, il est arrêté, placé en centre de rétention. Le bourgeois américain découvre l'arbitraire, les règles contre lesquelles on se cogne, l'impuissance face à un petit fonctionnaire de la pénitentiaire totalement indifférent. Il découvre ces centres de rétention avec leur succession de portes verrouillées, leurs parloirs contrôlés -des prisons, purement et simplement. Malgré l'avocat qu'il a embauché, Tarek est expulsé, du jour au lendemain, sans le moindre préavis -expulsé vers la Syrie. Walter retournera s'asseoir sur le banc du parc pour taper sur son tambour avec ces musiciens cosmopolites dont il a découvert l'existence…. Jamais le sort des immigrés en situation irrégulière n'a été décrit de façon aussi forte, aussi bouleversante, justement parce que Thomas Mc Carthy, le réalisateur, évite tous les écueils du cinéma militant. Et il ne faut pas oublier que ce film est dans sa première partie, plein d'humour, de drôlerie, et qu’il y a aussi une jolie histoire d'amour pudique entre deux quinquagénaires blessés de la vie (avec la mère de Tarek, Hiam Abbass)
Une mise en scène sans effet au service de comédiens remarquables. Personnages empathiques. Richard Jenkins est éblouissant dans le rôle du professeur d’université dont le cœur se remet à battre au rythme du djembé en même temps qu'il renonce au renoncement. Le film en dit bien plus long sur l’état de notre société que bien des thèses.
Un film bouleversant, vraiment humain. Richard Jenkins porte tout le film sur lui, actrices et acteurs très émouvants, enfin un grand moment de cinéma! à voir absolument....!
Tout a déja été dit, mais je tenais a apporter mon regard, mon commentaire pour souligner l'excellent jeux des acteurs, en retenue et en finesse. Ce film est GRAND, TRES GRAND même .... Courez vite le voir !!!
le thème de l'immigration abordé ici avec de la pudeur,et une grande sensibilité, un très beau film avec des acteurs justes, attachants, une réalisation sans faute ! un film sans effets spéciaux, sans tapage, de l'amour, de la générosité, de l'amitié, et tout cela sans niaiserie A voir, à revoir, à re-revoir
Magnifique film plein d'émotion et de tendresse avec le thème des étrangers sans papiers. Il faut voir ce film, ne le ratez pas, il est extraordinaire; recommander ce film à vos amis.
De temps en temps, un film nous rappelle que les meilleurs effets spéciaux au cinéma sont les (bons) sentiments et le goût des autres. The visitor touchera tous ceux à qui il reste un coeur (!) mais sans démagogie ou style mélodramatique. Le film de Thomas McCarthy évolue pourtant sur un fil fragile, susceptible de tomber dans certains clichés "humanistes", bien pensants, et manichéens. Mais non, la mise en scène pudique, le récit admirablement construit, et une interprétation plus que parfaite (un seul regard d'Hiam Abbas vous tétanise de bonheur) contribuent à cette combinaison idéale de bonheur et de tristesse qui font les oeuvres dont on se souvient longtemps après les avoir vues. Comme une petite musique mélancolique qui s'entête à ne plus vouloir vous quitter, tout en désillant votre regard sur les autres.
Rien que pour revoir Nathaniel Fisher en vie, je me devais d'aller voir ce Visitor. C'est au final un film très beau dans son intention mais trop de longueurs pour complétement emporter mon adhésion. C'est brut, Mac Carthy n'use d'aucun artifice pour nous rendre plus faciles ces deux heures de galères pour les protagonistes. C'est la vie telle qu'elle est, chiante, garce avec des hommes animés de meilleurs sentiments que la moyenne quand même...(mais si ça doit exister pour de vrai)...
Le thème de l'immigration illégale (avec ses corollaires : arrestation, détention, expulsion sans préavis, avocats) aux USA vue à travers les yeux d'un prof d'université, pur produit de l'intelligentsia middle-upper class. Avec beaucoup de finesse, de délicatesse et d'émotion, ce film nous montre les liens d'amitié qui se tissent grâce à la musique entre le protagoniste principal et le couple de squatteurs de son appartement new-yorkais. Le prof sera bien involontairement responsable de l'arrestation de Tarek dans le métro. Tarek et son djembé permettront au prof de prendre conscience de l'inanité de sa vie et de renaitre. Remarquablement interprété, notamment par Hiam Abbas.
J'ai vu ce film dans l'avion Atlanta-paris sur Delta Airlines en septembre. Tout se passait bien jusqu'au moment ou Tarek est expulsé, et ou le mot "terroriste" est prononcé. D'un coup, l'écran est devenu noir et le steward nous a expliqué qu'il y avait un ennui technique et que le film allait reprendre dans un moment; effectivement un moment après l'écran s'allume.... pour nous passer un film de Walt Disney. Il y avait 99% d'américains dans l'avion, aucun n'a protesté. Je suis allée voir le steward pour lui demander des explications, il a bredouillé que le DVD avait un problème. LAMENTABLE! Donc je n'ai pas vu la fin du film; est ce que Tarek revient? et sa mère reste t elle avec Walter?