L'histoire d'un rappeur, l'apothéose, la déchéance puis la renaissance du phœnix. Oh, j'oubliais, le mec, c'est Michael Youn, tout est dit.
Après 10 ans de Morning Live et autres pitreries plus ou moins régressives, scatologiques, irresponsables et franchement portées sur le cash, et sans oublier une tendance avouée à l'exhibitionnisme, on ne présente plus Youn. Très capable du pire au plus bas niveau, mais parfois excellent dans l'horreur du politiquement incorrect. C'est toujours quitte ou double, je voulais vraiment un film pour oublier la journée au boulot, et l'horaire m'offrait ce navet sur un plateau.
Sauf qu'au bout de 30 secondes, j'ai compris que le surdoué de la provoque immature était au firmament de son art.
C'est l'un des rares juifs avec Mel Brooks et peut-être Woody mais plus sûrement Sacha Cohen qui se permet d'insulter de A à Z le système, les bouseux et les racailles des cités qui le consomme et ceux qui se font largement leur beurre par dessus. Et bien qu'on ne sache pas si c'est pour se faire encore plus de maille, c'est quand même jouissif.
Dans ce sens, ce film va au plus profond, c'est le cas de le dire !
J'étais plié pendant la moitié du film. Je ne sais pas quoi dire d'autre.
La cerise sur le gâteau, c'est le générique de fin avec non pas un pot pourri des scènes ratées mais un florilège plus long des chansons du film. Et si l'on est patient, le couplet zoophile m'a scié, il fallait oser.
Du très mauvais goût, de la méchanceté pure, mais c'est plutôt bien travaillé et la parodie est intelligente (ce n'est pas du Shakespeare non plus) sans parler de la musique toujours efficace.
Mais les pisse froids peuvent passer leur chemin. Sans parler du fait que si vous n'avez pas allumé une télé depuis 10 ans, vous n'apprécierez pas grand chose.