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Un visiteur
4,0
Publiée le 5 novembre 2010
On ne peut commenter ce film sans rendre hommage à son réalisateur qui nous a montré au péril de sa vie la situation des Maras du Nicaragua! Le documentaire nous prend par les tripes car ne prend pas de point de vue direct mais se contente de nous dresser le portrait des membres du gang par l'image. C'est tout ce qui faire la force de ce documentaire. Même s'il connaît quelques longueurs et peut paraître déroutant par sa forme, on est consterné par la vie de ces personnes qui les poussent à rentrer dans les gangs et la soudaineté des décès de ces personnes dont l'âge ne dépasse pas la vingtaine! Poveda a su traiter le sujet de manière forte et intéressante.
Le cinéma s’était déjà intéressé au sujet à travers le film Sin nombre mais lorsqu’on se retrouve devant La vida loca, on se rend réellement compte que la réalité dépasse largement la fiction. Le réalisateur Christian Poveda a payé cher son investissement dans ce projet puisqu’il fut assassiné avant la sortie de ce documentaire dans nos salles obscures. Sa caméra suit le quotidien de ces membres ; certains tentent de retrouver une vie normale, d’autres ne pensent qu’à défendre l’honneur de leur clan quoi qu’il en soit la violence fait partie de leur vie. Un documentaire brut, sans complaisance et tout simplement fascinant qui nous fait ouvrir les yeux sur une bien triste réalité face à laquelle les autorités salvadoriennes semblent bien impuissantes.
Dire que je suis aller voir ce documentaire au cinéma, je le regrette vraiment car on n’y apprend pas grand chose, a part des témoignages et quelques situation filmé, très déçu par ce documentaire car je m’attendais a beaucoup mieux. 1 étoile pour la musique de Rocca !
Un très bon documentaire, très touchant et dure à la fois, ce film nous fait réfléchir au fait que nous sommes pas si malheureux dans le fond et bien plus en sécurité que de simples commerçants de ce documentaire.
Un documentaire percutant suivant le destin de plusieurs personnes vénézuelliennes ayant des rapports directs et indirects avec l'un des plus grands gangs locaux. Si l'heure est a l'exposition et au bilan , Poveda , au prix de sa vie , filme dans les moindres détails nous livrant un document authentique où plusieurs scènes se répètent mais ne tombant pas dans l'explicit de la violence. C'est avec une certaine intelligence du réalisme que Povida appuit son reportage sans aller dans le cliché des fusillades. Un projet ultra ambitieux donne naissance a un des documentaires des plus saisissants et poignants qu'il nous a été donné de voir sur les gangs.
Waouh...je suis resté scotché sur ce documentaire passionnant, ou le réalisateur n'utilise pas de voix off ce qui donne encore plus de vie au reportage. On y voit de tout, jeunes hommes et femmes sans avenir, plongés dans cet univers de violence et de gangs. La plupart des personnes sur qui s'attarde la réalisation, finissent au cours du doc, en prison, ou se font tuer; on y voit de nombreuses veillées mortuaires , de pleurs et de larmes, de sang; ce qui prouve en quelque sorte que mêmes ceux qui essaient de s'en sortir un minimum finissent comme les autres et c'est bien triste. J'ai vu le film Sin Nombre, qui décrivait cela, et ce documentaire en complément m'a vraiment aidé à connaître cet atmosphère. A voir, ames sensibles par contre s'abstenir car on n'est pas épargné par la violence, ni les chocs...
Difficile de noter un documentaire, mais celui ci est réussi, la situations au Salvador entre les gangs est la police y est assez bien montré, après chacun analysera comme il veut ce qui nous est montré, en tout cas cette guerre des gangs qui hatise la haine des deux côtés n'est pas prête de s'arranger, surtout avec une police qui semble dépassé et corrompu, bref c'est le documentaire démoralisant par excellence avec sa dose de mort à l'écran...ce n'est pas un plaisir que de voir ce genre de documentaire mais au moins on est mieux informer sur la situation, hommage au réalisateur qui pour réalisé ce film s'est fondu à l'intérieur du gang pour finallement se faire tuer lui aussi...
( Sarlat 2010 ) Un documentaire prenant et intéressant malgré trop de longueurs. Les gens avec qui j'étais ont apprécié, personnellement je me suis plus ennuyé qu'autre chose. Dommage car l'intention est bonne et l'émotion est au rendez-vous.
Un documentaire qui démarre bien mais qui fini par tourner en rond au bout de 30 min. Pourtant on peu saluer le courage du réalisateur qui l'a payé de sa vie d'avoir pu filmé les maras d'aussi près. Je m'attendais à quelque chose de plus percutant et de plus passionnant. Malgré tout quelques scènes déchirantes renforcent le coté réaliste du film. Mitigé donc car trop de longueurs.
Un documentaire choc, qu'il ne faut pas manquer. On pénètre un univers violent et déstabilisant avec des images choquantes sur le phénomène des gangs. Tout va crescendo et l'on comprend de mieux en mieux ce qu'il se passe jusqu'à une fin qui résume bien l'histoire de ces personnages malgré tout attachants. A ne pas manquer.
Bravo pour l'insertion dans ce monde, et pas bravo pour ce film. Je n'ai pas tenu plus d'une heure, avec un montage d'une linéarité effarante, des situations sans issue et des personnages sans aucun intérêt. Ce n'est pas parce qu'on a un bon sujet que l'on fait un bon film, et c'est d'autant plus rageant que le réalisateur est mort pour le faire. Car, autant est-il vain de se suicider pour son entreprise, de même aucune oeuvre d'art ne justifie la mort d'un homme.
Un documentaire à voir pour essayer de comprendre un des principaux fléau d'Amérique centrale ! Malgré beaucoup de retenu, lié surement aux risques d'une telle réalisation, il nous entraine durant un an dans cette vie de gang ou la mort est plus présente que la vie. Les gouvernements des pays d'Amérique centrale concernés ont fait de la lutte contre ces gangs une priorité de leur politique de sécurité. En avril 2006, le président guatémaltèque Oscar Berger annonce qu'il déploie toute l'armée contre les maras. Ces mesures militaires s'accompagnent de lois sécuritaires, comme le plan « Mano Dura » au Salvador. Les stratégies répressives,au Guatemala, au Salvador et au Honduras, ont pour le moment échoué à maîtriser un phénomène avant tout social, les mareros étant issus de familles pauvres, sans accès aux services publics. A souligner aussi l'inefficacité des tribunaux de tous ces pays par manque de moyens.
Voilà une belle leçon de journalisme d'immersion, avec "La vida loca" Christian Poveda (RIP) nous emmène au plus près de l'un des gangs les plus violents du monde, la "Mara 18". Le réalisateur évite soigneusement l'écueil du reportage voyeur et racoleur pour plonger dans une analyse sociale construite et intelligente, distillant toujours une petite lueur d'espoir et d'optimisme. L'extrême misère qui pousse ces personnes à rentrer dans ce clan ultra-violent, souvent au prix de leur vie, l'impuissance et la complaisance des Autorités et la véritable jungle urbaine qui sert de quotidien nous rappellent que l'on n'est pas si mal que cela, nous autres petits européens moyens, même si nous avons toujours le devoir de nous indigner des choses qui nous révoltent (RIP Stéphane Hessel). Un excellent film-reportage, aux antipodes des conneries pseudo-journalistiques racoleuses que l'on nous sert quotidiennement sur certaines chaînes de télé biens de chez nous.