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ninilechat
84 abonnés
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1,0
Publiée le 20 mai 2009
Quand on a découvert "Se souvenir des belles choses", on est restés sans voix, tant le choix du sujet, la direction d'acteurs, la délicatesse de traitement des sentiments, tout était bouleversant. On s'est dit: un grand cinéaste français est né. Hélas, qu’est ce qui a pris à Zabou Breitman, d'adapter Gavalda? Auteuil raconte à sa belle-fille, qui vient de se faire larguer par son conjoint, (Florence Loiret-Caille, très bien), qu’il regrette de n’avoir pas eu lui-même le courage de vivre jusqu’au bout son histoire d’amour…Et zou! on enchaîne sur le film dans le film, qui commence de façon hilarante. Daniel Auteuil, chef d'entreprise, va faire des affaires à Hong Kong sans chercher à connaître les coutumes locales et sans parler un mot d'anglais. Il doit donc se fier à sa traductrice (vous connaissez beaucoup de chefs d'entreprise qui remettent leur sort dans les mains d'un traducteur de rencontre?). Les chinois interrompent la première réunion: on peut pas continuer, Auteuil n'est pas dans son état normal, il est en train de tomber amoureux. Que des chinois profèrent, devant des étrangers, ce genre de réflexion intime, c'est si inenvisageable qu’on se demande si on est dans un film comique. Hélas, non. Auteuil et Croze entament une liaison passionnée. Il la regarde avec l'air concentré du chat qui fait dans la braise. Marie-José Croze, qu’on a bien aimée dans beaucoup d'autres films, a toujours l'air ici, d’être un peu à côté. Ils se retrouvent pour des coïts frénétiques dans des chambres d'hôtel, au gré des déplacements de l'industriel, elle vient le rejoindre -pour se payer Bangkok -Chicago juste pour tirer un coup, il faut être très... amoureux? non, riche. A la fin, notre Daniel ne peut se résoudre à tout perdre, sa maison au bord de la mer, ses amis et ses habitudes (dont sa femme), pour ce nouvel amour. Dernière image: quelques années plus tard, il croise à Paris la jeune femme avec un petit garçon qui pourrait être son fils? On n'échappe à aucun poncif!
Le roman est magnifiquement porté à l'écran, les scènes s'enchainent lentement mais de façon très poètique. La mise en scène est recherchée, les acteurs inspirés. Une très jolie histoire.
Le titre porte bien son noms car c'est bien de l'Amour qu'il s'agit. L'auteur nous propose une réflexion sur ces sentiments qui selon lui nous procure une joie et un bonheur que nul devrait se passer. Daniel Auteuil sublimissime .
C’est un roman photo qui sonne affreusement faux : impossible de croire au coup de foudre de Marie Josée Croze pour Daniel Auteuil ; celui-ci en chef d’entreprise n’est à aucun moment plausible. Les situations sentent le réchauffé quand elles ne sont pas ridicules (le dîner avec l’épouse délaissée). Aucune inspiration, aucun romantisme : voilà un film irritant et pénible à voir, sauf pour les amateurs de second degré qui trouveront moult occasions de s’esbaudir.
pour la dernière demi-heure que je n'ai pas vue; c'est tellement soporifique, tellement plat, tellement conventionnel, que c'est en désarmant; le mot qui convient le mieux est terriblement ch.....le livre est bien plus interessant.à conseiller aux insomniaques.
"La pluie tombe comme nous tombons amoureux... en déjouant les prévisions" a écrit Martin Page. "Je l'aimais" est l'histoire d'un coup de foudre. Nous vivons gentiment, dans la tranquillité d'une vie simple et sans histoire... et la foudre tombe et nous foudroie. L'intelligence a toujours été de mesurer les conséquences... mais quand on aime on ne mesure rien, car celui qui mesure ne peut pas dire qu'il aime véritablement. Voilà donc l'histoire de Pierre superbement interprêtée par Daniel Auteuil qui au détour d'un clash sentimental (la rupture entre sa belle fille et son fils) va nettoyer par sa propre histoire les plaies "à vif" d'une émouvante Florence Loiret-Caille. Un très léger regret, le jeu de Marie Josée Croze que j'aurais aimé moins plastique. La sensible Zabou filme souvent à la manière de ses aînés ; j'ai retrouvé à la fois quelques notes de Lelouche, notamment lors des entretiens informels au bureau de Pierre, avec un ensemble de comédiens débridés (le faux naturel peut agacer...); mais surtout Wong Kar-Wai lors des séquences filmées à Hong Kong, dans les volutes de fumée de cigarettes, les ombres orangées de certaines ruelles, les plans prolongés sur les acteurs et leurs errances de couloirs en couloirs... Ce film, aux seconds rôles épatants, ne laisse pas indifférent et l'on en sort rêveur, car l'histoire est sans fin, le soleil renaissant toujours au petit matin.
Film très émouvant, j'ai adoré plonger dans cette histoire d'amour. Les acteurs jouent formidablement bien. J'ai été transportée dans leur amour passionnel... Magnifique!
Ce film est d'une intensité rare en sentiments, et ça fait du bien! petit coup de coeur pour Marie-Josée Croze qui joue magnifiquement... Merci madame Zabou, pour ce plein d'émotions!
Tres beau film , emouvant, un homme raconte son histoire d'amour manquée avec la femme de sa vie à une autre femme blessée aussi par l'amour...Des belles phrases verité , de la justesse , une histoire d'amour à coeur ouvert.
On s'était habitué à ce que Zabou Breitman nous livre des films mêlant sensibilité intense et retenue de bon aloi. Quoiqu'en ait pu dire la critique, "Je l'aimais" n'échappe pas à cette lignée. La réalisatrice filme là l'histoire d'une passion... mais surtout l'histoire d'un cruel manque de courage, d'une lâcheté ordinaire. Côté adaptation (à en croire une amie lectrice du roman), si Zabou n'a pas traduit toute l'intensité de l'échange avec la belle-fille, elle a introduit une dimension érotique curieusement moins soutenue dans le roman de Gavalda. Pourtant, ce qui est montré est honnête, beau sans être tape à l'œil. D'une manière générale, la mise en scène tente quelques procédés à l'audace certes limitée mais qui participent à la bonne mécanique du film. Daniel Auteuil est, comme d'habitude, impeccable ; entre retenue et don total de soi. Quant à Marie-Josée Croze, elle irradie l'écran. On est loin du mélo, mais à voir ces êtres se consumer, on sort de la salle avec un nœud au ventre.
Beau, émouvant et magnifiquement raconté par Daniel Auteuil. L'histoire de deux âmes soeurs qui se sont rencontrés un peu trop tard et qui vivent un amour caché pendant plusieurs années. Puis place aux regrets d'avoir fait le mauvais choix. Qui n'a jamais éprouvé le moindre regret? La souffrance que ressent le personnage principal est palpable et on ne peut que compatir. Mon seul bémol reste le premier quart d'heure qui est, à mon goût, beaucoup trop déprimant. La suite est incontestablemment mieux reussie même s'il manque parfois d'un peu de rebondissement. Un film à ne pas manquer!
Zabou nous a offert un film de très bonne qualité avec une grande intensité du début à la fin. La mise en scène est sobre, sans artifices et grands effets mais très efficace. Ce film est de plus servi par une écriture intelligente et une interprétation juste et sincère.Un film touchant et par moment assez poignant.