Énième film tiré d'une œuvre de Stephen King, The Night Flier s'inspire de la nouvelle "Le Rapace Nocturne", tiré du recueil Rêves et Cauchemars. Une idée intéressante puisque l'histoire traite d'un journaliste bourru et obstiné travaillant pour un magasine sur le surnaturel, bien que lui-même ne croit pas en ces sottises. Pourtant embauché pour mettre à jour un serial killer agissant comme un vampire dans divers aéroports, notre héros va mener une enquête de plus en plus périlleuse avant de découvrir qu'il est finalement la proie et non le chasseur... Extrêmement fidèle au matériau de base auquel on a rajouté un personnage féminin (utile, croyez-le bien), le film s'avère très réussi et parvient à retranscrire à la perfection les lignes glaçantes du romancier. Malheureusement, confier les rênes de ce projet au budget limité à un yes-man sorti de nulle part tout en agrémentant l'écran d'acteurs sans charismes (Miguel Ferrer, déjà vu dans Le Fléau, Julie Entwisle, une totale inconnue, et même Dan Monahan, véritable sosie de Jeffrey Combs) revient à transformer le produit en un vulgaire téléfilm peu convaincant. De plus, comme toutes les adaptations de nouvelle, le long-métrage tire sur la corde et tourne légèrement en rond au bout d'une heure, avançant certes dans l'intrigue mais au prix d'un rythme très lent qui peut faire décrocher les plus hardis. Ce qui sauve clairement le film reste son scénario, pas très original mais fichtrement bien mené en dépit de ses longueurs. Cette histoire d'enquête journalistique où un homme sans cœur et sans morale découvre que chaque indice qu'il débusque l'emmène vers le fantastique a de quoi glacer le sang, d'autant plus qu'il devient témoin d'évènements surnaturels à le rendre fou. De bons moments frissonnants sont donc au programme, notamment lors d'un final exaltant et maîtrisé. Pour le reste, la mise en scène reste très académique et sans identité, le dénommé Mark Pavia (dont ce sera l'unique réalisation) n'étant clairement pas l'homme de la situation, ses effets étant très académiques. Au final, The Night Flier reste une bonne adaptation de Stephen King mais nullement une œuvre mémorable. On s'en doutait.
Un film d'horreur honorable, plutôt à ma grande surprise (je m'attendais vraiment à un gros nanar), adapté d'une nouvelle de Stephen King, "Les Ailes de la Nuit" raconte l'histoire de deux journalistes rivaux se disputant le scoop d'une affaire de meurtres sanguinaires dont l'auteur s'apparenterait à un vampire. L'intrigue est plutôt bonne et la présence de Miguel Ferrer au casting amène un plus, je l'avais vraiment adoré dans la série "Twin Peaks" et je l'ai trouvé très crédible en journaliste pugnace et sans scrupules. La réalisation est acceptable, plutôt fidèle à l'univers de King d'ailleurs, et les maquillages sont très réussis, j'ai été bluffé à ce niveau là. Par contre le rythme est très inégal, on patauge un peu dans une majeure partie du film, alors que les dernières 20 minutes sont vraiment excellentes, quoi qu'un peu what-the-fuckesques mais perso j'ai adhéré à fond. Je pense que cette histoire aurait été parfaite dans un format d'épisode de série style "Les Contes de la Crypte", le film parait au final trop long. A découvrir pour ceux qui aiment l'œuvre de Stephen King.
Tiré d'une nouvelle extraite du recueil 'Rêves et cauchemars' de stephen King, cette énième adaptation ressemble dans son déroulement et son montage à un téléfilm. Une sensation de déjà-vu et peu d'originalité dans le traitement cinématographique de cette histoire de vampires. Cela dit, Miguel Ferrer, qui incarnait à merveille le bras droit du diable dans le téléfilm fleuve 'Le fléau' (Toujours d'après le maître de l'horreur), est à nouveau brillant dans son rôle de cynique; et la chute finale ré-hausse le niveau de l'ensemble.
Vu il y a fort longtemps sur RTL9. A l'époque, cette série B m'avait fait forte impression, j'ai souvent cru que c'était en rapport avec mon jeune age de l'époque. Je l'ai donc revisionné il y peu, et bien mon constat n'a pas changé, Les ailes de la nuit se révèle être un petit thriller fantastique sans prétention, avec une ambiance très sympa, et un Miguel Ferrer très cynique. On se laisse vraiment porté par cette histoire, à la fois originale et envoûtante !
Entendons-nous bien, ce n'est pas un chef-d'oeuvre, cela dit, dans le registre de la série B, c'est du très bon.
Ca commence par une critique des tabloids bien placée par un héros fatigué comme seule la série B nous en offre. Puis les scènes chocs s’alignent, imperturbables (et ce, dans les aérodromes. Original). Alors on s’aperçoit qu’un film d’horreur avec un scénario fort, des personnages ambigus et un réalisateur qui nous en donne pour notre argent (visuel grisâtre, gore, bonne technique) peut être sérieux, critique, trash et écoeurant. Un OVNI dans le monde ringard de l’horreur ; ici l’intrigue vous fait grimper aux rideaux, l’horreur n’est jamais gratuite et le personnage principal ne hurle jamais… il prend des photos. La morale est claire : les journalistes à scandale sont des vampires qui succombent à l’horreur qu’ils cotoient. Un film aussi envoutant que dérangeant et intelligent. Mais qui interessera un public plutot restreint. Pour ma part, je suis septique.
Au tiers du film je pensais voir encore un film sans intérêt mais par la suite cela s est avéré mieux , très bon jeu de Miguel ferrer pour une bonne histoire de stephen king. La fin est excellente....
Adaptation d'une nouvelle de Stephen King... Déjà que la nouvelle était pas géniale, le film n'est pas terrible non plus... On ne compte même plus les scènes rajoutées ici et là pour faire durer le film sur son heure et demi, c’est dire s'il a des choses à raconter... C'est quand même marrant d'y trouver Miguel Ferrer, et puis le vampire est... rigolo. La fin, de plus est sympa, donc tout n'est pas à jeter quand même...
Adaptation d'une nouvelle de Stephen King, le film suit un journaliste cynique qui enquête sur les méfaits d'un vampire qui se déplace en cesna, et fait un carnage partout où il passe. Malgré quelque longueurs surtout dans la partie enquête, on a droit à un parallèle intéressant entre le parcours du journaliste qui à soif de scoop et celui du vampire en effet si ce dernier se nourrit du sang de ces victimes; le plus monstrueux est en définitive le journaliste qui fait peu cas des victimes du vampire; si on peut regretter que le vampire n'apparaisse pas suffisamment, la dernière partie rattrappe le tout nous donnant une fin digne des "Contes de la Crypte".
Il s'agit surtout de l'enquête d'un journaliste à sensation avec des petits moments horrifiques. Dommage que les carnages du vampire ne soient pas plus et mieux exploités. Disons que si l'on recherche les frissons d'un film d'horreur, on sera un peu déçu. A part ça les investigations du journaliste sont assez bien menées et permettent de ne pas trop s'ennuyer.
Adaptation pas extra d'une nouvelle de Stephen King (tirée de Rêves et cauchemars) mais néanmoins prenante, l'histoire est bien troussée et le final est très sanglant.