Au départ je ne souhaitais pas du tout voir ce film, le scénario me dérangeant. Puis comme j'aime voir beaucoup de genres de films, je me décide à le visionner tout de même. Je dois avouer qu'on se laisse prendre et bouleverser par cette histoire. Toutefois 3 étoiles pas plus.
Film dérangeant forcément par son sujet mais on se laisse porter et finalement on ne juge pas. j'ai éprouvé un certain malaise lors des premières scènes intimes mais ensuite je suis rentrée dans l'histoire qui est triste, émouvante. Dans la vie, on ne contrôle pas tout, c'est ainsi, il y a des choses qui arrivent, on voudrait faire autrement, mais on ne peut pas !!! L'amour est un sentiment égoîste, dont on ne sort jamais tout à fait indemne et qui fait terriblement souffrir. L'interprétation est excellente. Naomi Watts fragile et Robin Wright plus forte, enfin ce sont les apparences... Tant pis pour les mauvaises critiques, moi j'ai aimé.
Un scénario qui peut déranger mais qui est, à coup sur, proche d'une certaine réalité. Quand l'amour tombe, c'est difficile de contrôler quelque chose, surtout quand il est interdit et ce film nous le montre plus que bien. Robin Wright et Naomi Watts sont égales à elles-mêmes mais vraiment mises en valeur. Tout est si propre et beau qu'on finirait presque par croire que ce n'est pas si malsain..
Anne Fontaine a l'art de dénicher des sujets originaux et volontiers transgressifs. Cela a donné quelques résultats probants par le passé (Nettoyage à sec) et d'autres nettement plus anecdotiques, faute d'un manque d'audace à développer leur contenu. Perfect Mothers (noter le savoureux glissement de titres : Les grands-mères de Doris Lessing puis Two Mothers en V.O) est de cet acabit. Faussement sulfureux, faussement incestueux, faussement sensuel, le film se laisse envahir par ses images de cartes postales qui lissent l'intrigue, lui ôtant progressivement son peu de chair et de réalisme. Le passage du temps ne semble avoir aucune prise sur la plastique impeccable de ses deux héroïnes. Lesquelles, par bonheur, sont incarnées par deux actrices talentueuses, Robin Wright et Naomi Watts, dont le jeu contraste avec la piètre performance de leurs surfers de fils qui adoptent parfaitement la devise : Sois beau et tais-toi. Inutile de parler des seconds rôles, ils sont inexistants. Anne Fontaine aurait pu approfondir la relation entre ces deux femmes qui s'aiment par procuration mais elle se contente de suggérer cette attraction fatale. L'ensemble est chic et fade.
En ces temps où tout le monde s'offusque, je me faisais une joie d'aller voir ce film sulfureux d'Anne Fontaine. D'abord, parce que je garde un souriant souvenir de "La fille de Monaco" dans lequel Luchini et Louise Bourgoin se donnaient la réplique. Puis, parce que cette affiche inspire l'amateur de soleil et de plages, que je suis, ajouté à cela ce titre tombé du ciel; décalé au possible. On a envie de s'allonger à côté de ces deux blondinettes et de humer ce parfum de crème solaire, avec en fond sonore le bruit lançinant des vagues du Pacifique. Le sujet fait donc jaser. Deux copines d'enfance, sempiternellement blondes et complices, passent le plus clair de leur temps ensemble et les vacances leur donnent l'occasion de se laisser aller à des confidences inédites et à des envies tout aussi nouvelles. Seules, sans leur mari; l'un n'est plus et l'autre est fort occupé par son emploi de bureau; elles passent un séjour ensoleillé dans un décor de rêve et dans une maison de goût avec leurs jeunes fils respectifs, tous deux gravures de mode et agiles surfeurs. Le soleil, la chaleur, les apéritifs successifs, l'isolement donnent aux sens de nos deux blondes protagonistes une dimension et une souplesse qui les surprennent elles-mêmes. Elles vont donc, avec un naturel certain, vivre une romance chacune avec le fils de l'autre. On les observe se cacher, aller et venir entre plage et maison, en quête d'ombre et de tendresse clandestine et malgré le talent de Naomi Watts et de Robin Wright, le film met du temps, beaucoup de temps à démarrer, jusqu'à ce que les choses se corsent et que l'ambiance familiale devienne un peu orageuse... Images superbes, lumière savamment étudiée, ambiance souvent réaliste, bons acteurs, les deux jeunots tirent d'ailleurs fort bien leur épingle du jeu, on reste malgré tout un peu sur sa faim, sans doute une question de rythme, qui teinte parfois cette histoire originale d'un peu d'ennui.
Film très moyen: scénario léger, histoire qui tourne en boucle sans réel dénouement à la fin...peu à peu l'ennui s'installe. Heureusement que le paysage magnifique nous permet de rester jusqu'à la fin... Je déconseille de le voir.
Perfect Mothers n'est pas aussi choquant qu'il aurait pu l'être, et bien qu'un peu mou, il présente un certain nombre de très bonnes scènes. C'est peut-être justement là le principal tandem qualité/défaut du film : il y a de très bonnes scènes (je pense notamment à toutes les "premières fois" très justes et très belles) mais le film est un peu bancal dans sa globalité. En fait ... La suite sur Plog Magazine, les critiques des ours : lien ci-dessous.
Un coin de paradis en terre Australienne, deux séduisantes quadragénaires qui se connaissent depuis toujours et qui vivent en parfaite osmose avec leurs deux enfants, deux jeunes garçons à la grâce singulière et qui semblent des prolongements d’elles-mêmes : inexplicablement, et pourtant comme une évidence, chaque femme se rapproche du fils de l’autre, nouant avec lui une relation dangereuse, sensuelle et passionnelle ... Difficile de rester indifférent à ce postulat jamais très loin de l'inceste et en tout état de cause, on peut comprendre que le menu de "Perfect mothers" apparaisse copieux voire même indigeste pour certains. Au départ, ce film est une adaptation du roman "Les grands-mères", une nouvelle inspirée d'une histoire vraie écrite par l’écrivain Sud-Africaine Doris Lessing (lauréate du prix Nobel de la littérature). Anne Fontaine ("Nettoyage à sec", "Nathalie", "Coco avant Channel"), qui a succombé à ce texte, a décidé de l’adapter avec l’aide du scénariste Britannique Christopher Hampton en respectant la localisation géographique : un choix pertinent qui permet à la réalisatrice de livrer ici une chronique amoureuse plus solaire et contemplative que sulfureuse, où il est surtout question de lien affectif, de peur de vieillir, de désir de maintenir l’utopie d’un cocon familial. Au delà du caractère moralement scabreux de l'histoire, le scénario s'attache à éviter soigneusement l'écueil de la dimension dramatique pour préférer une certaine forme de légèreté et de douceur ; la mise en scène et la photographie magnifique (composée de paysages idylliques qui font caisse de résonance avec l'histoire elle-même) traduisent, du début à la fin, la sensualité de ces amours interdits. Pour ce qui est du casting, soleil aidant, Naomi Watts et Robin Wright sont magnifiées et tiennent largement la comparaison face aux 'étalons' Xavier Samuel et James Frecheville. De toute évidence, le sujet n'était pas facile et peut être trop sensible pour être transposé sur Grand Ecran mais il a été abordé avec simplicité, sans grande prise de risque certes, et efficacité : pour le coup, le résultat, plus esthétique que profond, apparaît plutôt agréable et plaisant ...
Tourné dans un véritable coin de paradis, ce film surprend, intrigue, dérange. Les acteurs (mention spéciale à nos deux mamans) sont tous très bons et justes. On finit même par s'attacher à eux. Une belle histoire du début à la fin qui ne lasse pas. A voir!
Adaptée du roman "Les grand-mères" de Doris Lessing (lauréate Prix Nobel de littérature), que l'auteur certifie être une histoire vraie, il est surprenant de comparer l'oeuvre originelle avec les intentions de la réalisatrice. En effet Anne Fontaine a décidé de tourner dans un paysage idyllique afin d'aider le spectateur à croire à cette double histoire d'amour et elle voulait éviter de faire un film trop moralisateur d'où le choix de l'Australie... Néanmoins elle a réécrit l'histoire car dans le film il ne s'agit pas des mamies mais de maman ; la morale est tout de même plus simple et change la donne. Les paysages carte postales aidetn assurément à croire à la sensualité ambiante. Emmené par un duo d'actrices sublimes (et aux rides naturelles) qui approchent la cinquantaine de belle manière l'histoire prend vite une dimension qui dépasse le phénomène "cougar". Aidées par leur physique, les deux femmes se ressemblent et apportent un côté autarcie incestueuse très intéressante et qui est l'atout principal du film. Anne Fontaine raconte l'histoire d'une famille dont les moeurs se croisent surtout dans les familles de redneks dégénérés dans des films d'horreur, là elle raconte une famille bourgeoise bien sous tous rapports. Par contre les dialogues sont parfois aussi inintéressant qu'inconsistant (le premier diner par exemple). Les deux fils sont interprètés par deux acteurs qui manquent clairement de charisme, si Xavier Samuel ("Anonymous" et "My best men") s'en sort pas mal James Frecheville (pourtant remarqué dans "Animal Kingdom") lui fait surtout une démonstration du bellâtre béat et inexpressif. Un beau film même si les choix de Anne Fontaine arasent la portée originelle du roman.
et bien !!! je crois que je viens de voir le pire navet de ces dernieres annnées !! une esthetique de cartes postales et de pub des scenes sans interets, un ennui profond, aucune audace, des acteurs tous proprets blonds comme les bles, insipides et fades, des dialogues d'une vacuité insensé !..... nul nul !!! a eviter à tout prix !!!
Heureusement qu'il y a un très beau décor pour faire oublier le vide du scénario. Des scènes répétitives jouées sans conviction malgré un bon casting. On mange, on va à la plage et au lit. Vue la météo, c'est toujours 1h40 passée au chaud.
Malgré un thème gênant et un côté malsain, j'ai apprécié ce film. Un sujet difficile à traiter mais qu'Anne Fontaine a amené à l'écran sans vulgarité. Les deux relations amoureuses vécues par ses 2 femmes sont totalement différentes ce qui rend cette histoire crédible.