Liberté
Note moyenne
3,5
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118 critiques spectateurs

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16 critiques
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Karina Atzori
Karina Atzori

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2025
Ce film de Tony Gatlif, l'un de mes réalisateurs préférés, m'a plu, notamment par la musique et la découverte de ce pan de l'Histoire ignoré.
Le scénario est toutefois moins bien ficelé que dans d'autres films du réalisateur.
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2025
Un chouette film, bien incarné, avec de jeunes acteurs pleins de talents, et d’autres, confirmés, qui n’en manquent pas non plus (un grand bravo à l’acteur jouant le « fou » de la « tribu », quelle énergie !). Une histoire tragique, qui mêle à la fois la question de la différence et les atrocités du nazisme. Dommage que, par moment, le scénario manque un peu de rythme. Bonne musique aussi, mais avec ce peuple, il fallait s’y attendre. Et les costumes, enfin, magnifiques !
Zampa
Zampa

4 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2025
d’une beauté sans nom, tellement touchée par ce film par son histoire et par cet acteur, incroyable, bravo, James thieree
Spartacuskiwi
Spartacuskiwi

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2022
Ce film vaut le coup d'être montré à l'école pour retracer cette histoire vrai méconnu avec la patte Tony Gatlif , efficace !
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2021
Encore un très beau film ècrit et rèalisè par Tony Gatlif qui s'inspire de faits rèels. "Libertè" èmeut, par l'authenticitè de son propos et par l'habiletè avec laquelle Gatlif recrèe le combat des tsiganes pendant la Seconde Guerre Mondiale! Leur combat respire à chaque image! C'est la guerre, pas la leur! C'est leur vie que d'être sur la route même si la nouvelle loi les interdit d'être nomade! ils seront libres quand il partiront d'ici sans que personne ne sache où ils vont! James Thierrèe, habitè, est un acteur au beau jeu corporel! Marie-Josèe Croze est èmouvante en institutrice dont la famille est dispersèe à cause du conflit! La musique est à l'honneur dans ce film! Le cheval aussi, il chevauche, on le dèmaquille et on se sert de son crottin pour soigner les blessures! Rèsultat ô combien satisfaisant de la part d'un cinèaste qui nous fait dècouvrir une culture, une vraie! Le parcours et l'humanitè de ces personnages en font donc une fresque juste et claire, lyrique et assez fulgurante...
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2021
Liberté est une histoire racontée avec fluidité grâce à un casting et une caractérisation efficaces des personnages une réalisation brillante une musique parfaite et un design sonore créatif. Beaucoup de films qui incluent des nazis ont une saveur déprimante et globalement lourde pas celui-ci. Bien que ce film plonge la tête la première dans les conflits que produit le fascisme il m'a laissé le cœur chaud car il n'était pas déprimant après sa fin. Car le cœur l'emporte sur les problèmes des nazis. Cela est dû en grande partie à la musique bien rythmée à la traduction de certaines paroles et à la présence à l'écran de personnages particulièrement forts. L'union des personnages avec la nature leur conviction dans la vie et leur innocence sont plus importantes. La beauté de la nature est au centre de l'attention et la folie que les humains commettent dans notre vie devient une toile de fond lointaine. Bravo aux réalisateur Tony Gatlif pour cette bouffée d'air frais avec un message positif fort sur ce que peut être une vie...
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2019
Mémoire. C’est peut-être le plus lisse des films de Gatlifs. Le plus propre et le plus conventionnel. Mais c’est aussi le seul long métrage traitant la question du sort des Tzigans en France pendant l’occupation et sous le régime de Vichy. Alors oui, il vaut d’être vu. On y rencontre une famille de bohémiens comme on dit alors. Ils sont libres comme peuvent l’être les nomades. Si libres qu’ils ne savent pas qu’une nouvelle loi leur interdit d’être ce qu’ils sont. S’ils se font prendre, c’est internement dans des camps. L’alternative est la sédentarité mais comment le peuvent-ils quand ils n’ont jamais rien possédé. C’est un piège bien sûr. Et on assiste aux scènes forcément révoltantes d’arrestations arbitraires et de manifestations de racisme cracra. Alors qu’ils ne se sentent tellement pas concernés par une guerre qui leur est étrangère. On regrettera une certaine lourdeur dans l’écriture des personnages car elle ternit un propos intéressant et une BO excellente.
Biertan64
Biertan64

65 abonnés 1 483 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 février 2019
En dehors du jeu de James Thierrée et d'un certain esthétisme dans les images, on s'ennuie dans cette histoire de gitans durant la seconde guerre mondiale. Les personnages sont superficiels (le gamin n'apporte rien, Marc Lavoine bien faible), ce qui limite notre empathie et notre compassion. Quelques violons tziganes ne font pas une histoire et ne sauvent pas l'ensemble. Il faut cependant reconnaitre qu'il s'agit (à ma connaissance) du premier film ayant pour fond la politique de déportation et d'exportation des tziganes et que à ce titre cela mérite un coup d'oeil (même si au final ce thème, survolé au milieu de pleins de scènes sans intérêts, ne parvient pas à vraiment nous émouvoir).
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 décembre 2016
Cela portait Tony Gatlif à coeur depuis longtemps de rendre hommage aux Roms victimes de l'Holocauste pendant la Seconde Guerre Mondiale, injustement oubliés aujourd'hui. Si Liberté peut donc être considéré comme un devoir de mémoire - à l'instar d'Indigènes de Rachid Bouchareb (2006) - l'énergie et la liberté dont il est investit et qu'il porte avec lui vont bien au-delà du simple cadre du "film-mémoire".

Car si de par le sujet grave qu'il prend le parti d'aborder, il se révèle peut-être de facture plus classique et académique que les autres films de Gatlif - en atteste aussi la romance un poil convenue entre le vétérinaire et l'institutrice - il a cette force, cette énergie et cette liberté qui prennent littéralement aux tripes. Une caméra qui n'en fait qu'à sa tête et, superbement dirigée par Julien Hirsch, le chef. op de Lady Chatterley de Pascale Ferran, des Temps qui Changent et des Témoins d'André Téchiné, nous peint cette vie dans des mouvements fluides et continus. Des scènes se révèlent particulièrement inouïes: la scène où les Roms pansent la blessure du vétérinaire Théodore à l'aide de bouse de vache par exemple. Ce qui est particulièrement remarquable, c'est que comique et tragique se côtoient presque en permanence ici: il n'y a pas d'opposition primaire. Entre une scène cocasse de vente de casserole ("Il y a des trous qui se cachent" dit-on à une femme de ménage française affirmant ne pas avoir de trous dans ses casseroles) et une scène bouleversante où le clan se partage les denrées de Théodore, distribuées par P'tit Claude - lard, fromage, pain - c'est finalement la Vie que Gatlif parvient à capter sur sa pellicule, la Vie colorée, bigarée, surréaliste et réaliste, loufoque et tragique, désespérement drôle, irrésistiblement pleurnicharde.
Le grand bordel de la vie se déploie sous nos yeux ébahis, et des scènes se développent en toute liberté (un titre qui décidemment convient bien au long-métrage): de l'encre bue par une jeune fille Rom, qui la pensait comestible; un robinet qui coule et coule dans l'escalier de la maison dans laquelle Théodore permet au clan de s'établir; le miroir d'une horloge vacillante dans laquelle un Rom se regarde pour se coiffer et se raser; dans la classe d'école on improvise une version Gitane et débridée du "Maréchal, nous voilà!".

Et puis il y a un personnage, Taloche. Magnifique. Ivre de liberté lui aussi, il s'accroche obstinément à la roue d'un véhicule, tentant ainsi d'échapper aux gendarmes qui se mettent à 2 voire à 3 pour le capturer. S'il y a une chose au monde qu'il ne peut supporter, c'est bien celle d'être enfermé, derrière des grillages, des clôtures, des fils barbelés, ou même des murs, à l'intérieur d'une maison. Car lui son élément c'est vraiment l'extérieur, la nature. Cette eau qu'il a envie de baiser... Cette terre qu'il a envie de baiser... Cette mousse dont il se recouvre... Ces arbres avec lesquels il tente d'être en osmose... Comme un petit lion enragé, il court partout, comme rempli du désir de devenir une part intégrante de cette nature, devenir lui aussi lac, mousse, pierre, racine, caillou, branche, nuage. Dans des scènes de transe libératrice absolument splendides il dit cette rage qu'il y a à l'intérieur de lui; cette rage et cette soif, cette soif d'ailleurs et d'infini. Mais finalement cette soif illimitée d'infini se heurte à la réalité: Taloche est pitoyablement abattu au pistolet dans un ruisseau, alors qu'il venait d'essayer d'escalader un arbre. Dans le rôle, James Thiérée, petit-fils de Charles Chaplin, excelle. Après une carrière réussie et remarquée au théâtre et au cirque avec des spectacles comme La Symphonie du Hanneton ou Raoul, voilà enfin un rôle au cinéma à la mesure de son immense talent. Notons qu'il est à l'affiche du prochain Claude Miller, dont le tournage a débuté en ce mois de février 2010.

Ainsi si "Liberté" est peut-être de facture un peu plus classique, notamment au vu de son sujet lourd à porter, que d'autres films du même cinéaste, il est bien vecteur de cette énergie, de cette folie, de cette soif pour la liberté et de cet amour pour la vie qui font tout le sel du cinéma de Tony Gatlif. Et puis il y a James Thiérée dans le rôle de Taloche, exceptionnelle performance pour un exceptionnel personnage, et qui vaut à elle seule le détour.
Christian B.
Christian B.

20 abonnés 696 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 décembre 2013
Un bon film , pas extraordinaire , sur une tranche de vie tzigane , on ne rentre pas vraiment dans le sujet , on l'effleure , histoire de placer une fiction à l'intérieur du film .
Critik D
Critik D

175 abonnés 1 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2013
Un très beau film, plein d'humanité et de sensibilité. Sur une partie de l'histoire qu'on connait très peu. Même si le film manque de rythme par instant, il n'en reste pas moins dénonciateur de la France occupée et de la répression qui pouvait toucher le peuple Tsigane.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mars 2013
Ce très beau film en dit long sur cette époque tragique, dans une France déchirée.
Tout le monde savait vivre ensemble, tout le monde avait son utilité et formait des communauté complémentaires les unes des autres.
Grâce à ce film on en comprend un peu plus sur les gens du voyage.
Le modernisme, l'évolution pfffff liberté illusoire.

Merci à Tony Gatlif pour ce film magnifiquement tourné et ce regard si extraordinaire posé sur une facette de ce monde et de son histoire !
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 août 2014
Sympa cette évocation sans caricature des gitans. On comprend mieux l'histoire de la violence permanente qui est la leur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 novembre 2012
Un très grand film sur les gens du voyage durant la guerre, bouleversant, James Thiérrée est excellent.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2012
En l'espace de trois semaines, le cinéma français présente trois films qui traitent de la déportation : "L'Arbre et la Forêt", qui évoque la question de la déportation des homosexuels, "La Rafle" sur la Rafle du Vel'd'Hiv' qui va sortir le 10 mars, et ce "Liberté" sur la déportation des Roms. Je n'ai pas vu "La Rafle", mais la bande-annonce me fait craindre le pire, dans le registre du pathos appuyé ("Ils prennent les enfants !!!") et de la reconstitution didactique. "L'Arbre et la Forêt" choisit de traiter cette question par le biais de la mémoire et du secret, et n'a donc pas à se confronter à la reproduction de la vie des camps, privilégiant intelligemment le témoignage raconté qui depuis "Shoah" a montré sa force.

Tony Gatlif n'introduit pas la distance du temps dans son récit : la narration est contemporaine à l'action ; elle démarre même en pleine guerre, et en pleine forêt, avec les roulottes qui cherchent à contourner les barrages des Allemands. Quand Théodore explique aux tsiganes les nouvelles lois en justifiant que c'est la guerre, l'un d'eux lui répond "C'est votre guerre, les roms ne font jamais la guerre". Plus tard, un des anciens qui raconte comment il avait pris le maquis dans une guerre précédente, constate lui-même qu'il s'agit là d'une guerre différente des autres.

Durant la guerre, les roms furent internés dès 1940 dans des camps familiaux. Ils ne connurent la déporation systématique qu'en Alsace et dans les départements du Nord rattachés au commandement militaire de Bruxelles, et c'est d'ailleurs dans le Nord que furent arrêtés Tolloche et ses compagnons qui inspirèrent les personnage du film. Tony Gatlif explique qu'initialement, il a pensé faire un documentaire, mais qu'il y a renoncé. "Je ne disposais pas d'assez d'éléments pour faire un documentaire. Les gens sont morts. Il y a très peu d'archives. On ne connaît pas de Juste vivant ayant sauvé des roms. Or ce dernier aspect est pour moi fondamental : comprendre pourquoi un homme ou une femme décide un jour de sauver des bohémiens. Cette leçon d'humanité, je voulais en faire un film."

Sans doute pour permettre une identification plus facile pour le spectateur, le scénario se centre sur les personnages de Théodore et de Melle Lundi, ces Justes qui servent de contre-points aux méchants, le notable collabo et les gendarmes brutaux. Les premiers sont un peu trop admirables et les seconds un peu trop zélés dans leur abjection ; Gatlif avait fait part de sa crainte ainsi : "Je ne voyais pas comment faire ce film, moi qui suis un cinéaste qui aime la liberté de la caméra, comment respecter les règles d'une stricte reconstitution". Crainte justifiée, car dans ses scènes de "stricte reconstitution", il ne peut éviter la caricature, comme celle de l'irruption des Allemands dans la salle de classe qui souffre cruellement de la comparaison avec celle de "Au revoir les Enfants".

Par contre, dès qu'il peut se servir de la "liberté de la caméra" pour filmer les roms dans leur soif de cette même liberté, on retrouve la puissance poétique dont il est capable, comme dans la scène où Talloche reprend au violon "Maréchal nous voilà" pour le transformer en envolée tsigane, ou celle où les paysans ont demandé aux roms de jouer de la musique pour que leurs poules se remettent à pondre, ou enfin ce plan d'ouverture où les barbelés du camp de Montreuil Bellay vibrent avec la musique comme les lignes d'une partition.

C'est quand il s'éloigne de son thème principal que "Liberté" touche le plus juste, à l'image de l'échec de la sédentarisation pourtant généreusement offerte et non pas imposée comme dans de nombreux pays et moments de l'histoire, ou de cette peur des fantômes qui traverse tout le film et qui selon Tony Gatlif, explique la difficultés des Roms eux-mêmes à évoquer le souvenir de leurs morts.

Il y aussi de belles idées scénaristiques pour intégrer la déportation des roms dans un contexte plus vaste et ne pas se laisser piéger par la concurrence des mémoires, comme le personnage de P'tit Claude, orphelin certainement juif recueilli par les roms (façon de casser le mythe des voleurs d'enfants), ou la scène fondamentale où Talloche trouve une montre d'argent sur les rails, une montre dont les caractères sont hébraïques. Pour ces moments de grâce, pour la musique qui rythme le récit, pour la performance de James Thiérée, "Liberté" est un film sincère et honnête qui mérite d'être vu.

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