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inspecteur morvandieu
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1,0
Publiée le 17 avril 2025
Dino Risi exploite ce que la personnalité comique de Coluche a de plus outrancier et de moins intéressant. Sous prétexte d'évoquer les moeurs primaires et païennes de Dagobert et de sa cour, Le cinéaste verse dans la gauloiserie pas drôle et la grossièreté à forte tendance scatologique. Totalement insignifiant tant d'un point de vue historique que comique, le film est, en dépit de ses moyens conséquents, un ratage complet. Coluche ne prend même pas la peine de composer véritablement un personnage; il fait du Coluche bien plus qu'il n'interprète Dagobert. Michel Serrault, quant à lui, en moine frustré et souffre-douleur du roi, subit un rôle bien médiocre. La photographie et la couleur automnale du film, qui lui donnent un joli vernis, sont les seules qualités à mettre au crédit de la réalisation. Le scénario, signé Age et Gérard Brach, est pauvre. Ce voyage de Dagobert à travers la forêt française puis son séjour chez spoiler: le pape ne produisent que des péripéties grotesques qui ne se départissent jamais d'une trivialité complaisante et pseudo-comique. La concupiscence du roi semble être le seul argument. C'est peu.
Certes ce n'est pas un bon film, c'est tout juste moyen car jamais vraiment dans la comédie même si certaines scènes sont croquignolesques, et pas vraiment un drame historique car pas assez dramatique. On retiendra donc une prestation de Coluche pas trop mauvaise même s'il fait un peu trop de Coluche! Les décors ne sont pas trop mal mais rarement grandioses ou importants. A voir tout d'abord par les fans de Coluche puis ensuite par les amateurs de comédie très moyenne.
« Le Bon roi Dagobert » est une comédie qui aurait pu exploiter brillamment ce pan de l'histoire française mais qui se perd dans un humour lourdingue et une vulgarité incessante. Malgré un casting prometteur composé de figures telles que Coluche, Michel Serrault et Carole Bouquet, le film échoue à captiver, se contentant de blagues salaces et d'érotisme facile qui étirent péniblement le spectacle sur 110 longues minutes. Le scénario est faible, les acteurs semblent jouer en roue libre, ce qui rend l'ensemble laborieux et franchement inutile. Cette tentative de comédie s'avère être un navet exaspérant où même les costumes et la mise en scène, qui auraient pu sauver le film, tombent à plat face à l'absurdité des gags et des situations. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Très mal joué à l’exception de Carole Bouquet, très mal doublé surtout par les interprètes eux-mêmes, ce Bon Roi Dagobert a néanmoins le mérite d’offrir un cadre historique particulièrement bien reproduit. Si l’on prend la peine de passer outre le principal défaut que je viens de citer et outre également un scénario prétexte, on devra reconnaître que cette coproduction franco-italienne, comme les années ‘80 en enfantèrent encore en forme de chant du cygne, n’est pas complètement ratée non plus. Rappelons-nous du Bon Roi Dagobert interprété 20 ans plus tôt par un Fernandel en-dessous de tout, soutenu par une kyrielle d’acteurs et d’actrices pourtant bien en vue et qui était, lui, d’un niveau proche du zéro absolu.
Ce film est donc un sacré paradoxe. Ainsi, la musique du générique (chantée en latin) et thème récurrent de la BO est particulièrement enlevé tandis que le reste de la musique du film est criarde et insupportable. Les dialogues sont vulgaires et le scénario mal découpé mais la reconstitution historique, impressionnante, dans les objets, les mœurs et les conditions de vie, jusque dans la pratique du latin, est quasiment parfaite, si l’on excepte l’évocation de la France (terme inconnu au VIIème siècle) des Mameluks et des califes. La présence au scénario de Gérard Brach, par ailleurs co-scénariste de Jean de Florette (Claude Berri, 1986) et du Nom de la Rose (Jean-Jacques Annaud, 1986 aussi), explique sans doute ce sursaut de qualité et de finesse dans un océan de grossièretés (volontairement?) provocantes.
Au final, on peut se demander l’intérêt d’un tel film qui, pourtant, à bien des moments, pouvait offrir des pépites d’humour, d’histoire et de second degré.
"Le bon Roi Dagobert", comédie franco-italienne réalisée par Dino Risi, sortie en 1984. Avec Coluche, Michel Serrault, Ugo Tognazzi, Carole Bouquet, Michael Lonsdale, Isabella Ferrari et Venantino Venantini. Un duo Coluche / Serrault plutot sympathique. Un film bien réalisé, réussi notamment du point de vue des décors et des costumes. Une bonne musique des frères De Angelis. Nous retrouvons ici le style burlesque des comédies italiennes, avec un humour particulièrement grivois. Une belle distribution, mais un film assez discret.
En plus d'être très vulgaire, les interprétations sont mauvaises, surtout pour Coluche qui joue comme il parle. Je n'ai pas ris une seconde et le coup de la culotte à l'envers qui fait toute la célébrité du roi Dagobert... Elle aurait pu, ici, passer carrément à la trappe. Une comédie de fort mauvais goût avec des rots et des pets qui donnent vite la nausée.
Incorporez parmi les meilleurs de leur temps (Gerard Brach, coscénariste du "bal des vampires", Agenore Incrocci, coscénariste de "Le Bon, la Brute et le Truand", Risi, réalisateur de "Le Fanfaron", "Parfum de Femme", et "Au nom du Peuple Italien", Ugo Tognazzi, Michel Serrault, Carole Bouquet, Michael Lonsdale, Armando Nannuzzi, directeur de la photographie de "Ludwig ou le Crépuscule des Dieux" et de "Les Damnés") dans un même film et vous obtiendrez des pets, des paires de sein, des enchainements rocambolesques et surtout une immense bouffonnerie. Le film n'est pas exempt d'éclats, tant dans certains dialogues brillants que dans la lumière et la gestion de l'espace, et satisfait ainsi notre ego plus prompt à se laisser aller à la bouffonnerie quand elle est le fruit de gens intelligents. Le contraste entre certains acteurs qui jouent sérieusement et de grands farceurs apporte indéniablement un plus au film. Reste que ce que l'Histoire retiendra éternellement de ce film sont, rondes et équilibrées comme une pleine lune un jour de grande marée, les fesses, parfaitement fermes et assurées, offertes au spectateur comme à sa cour, du roi Dagobert interprété par Coluche.
Le roi mérovingien Dagobert Ier avait déjà été le sujet d'une comédie en 1963 avec Fernandel dans le rôle principal. Le titre du film était déjà "Le Bon Roi Dagobert". Si le long métrage de Dino Risi reprend le même intitulé et s'inscrit dans le même genre cinématographique, ce n'est en aucun cas un remake de l'oeuvre précédente. Cette fois, c'est Coluche qui incarne le célèbre roi... pour le pire malheureusement. L'humour pratiquée ici est vulgaire, de mauvais goût et facile. Impossible de rire à un seul des "gags" et les seuls ricanements qui nous sont soutirés sont des ricanements nerveux face à tant de médiocrité. Un navet d'une lourdeur peu commune...
Le bon roi Dagobert pouvait laisser sur le papier croire que le film serait bon,Risi derrière la camera et Coluche devant. Il n'en n'est rien le film n'est jamais drôle,il navigue au mieux dans le médiocre mais plonge le plus souvent dans le néant humoristique,à l'humour grivois.
Les années 80 grouillent de parodies médiévales souvent mal produites et moyennement réalisées. Risi rassemble ici, dans un remake du film de Fernandel, un casting prestigieux avec Coluche, Serrault, Lonsdale, Bouquet. La mise en scène et la photographie sont soignées, nous faisant songer à l'ambiance des Visiteurs ou de Sacré Graal. Et ça s'arrête là. Le scénario témoigne d'une médiocrité et d'un délire au delà de l'étrange qu'ont eu les scénaristes, dont Brach, assez connu. Il oscille entre vulgarité, érotisme et incohérences ( une paysanne n'ayant jamais vu le visage du Roi le reconnaît tout de suite ). Si les acteurs jouent bien, ils ont du avoir honte de jouer dans ce film, qui est moyen mais pas assez nanardesque pour le devenir.