Ce film fort, dont je n'attendais à priori que peu de choses, m'a réellement conquis par sa délicatesse, séduit par la finesse de son scénario, la tendresse, et la justesse de ses interprètes. Écrite et réalisée par Sophie Fillières, cette Comédie, au ton décalé surprend de prime abord le spectateur. Sa mise en scène se montre sobre mais néanmoins efficace ; son scénario dépaysant, d'un ton juste , subtil, et résolument intimiste, nous propose des scènes intenses emplies de tendresse, de folie, d'une forme délicate d'humour, d'une simplicité désarmante et néanmoins émouvante. Superbement secondée par Agathe Bonitzer (Anaïs), Chiara Mastroianni, déborde comme toujours de charme ; elle porte le film, avec un rôle difficile, nous délivrant des scènes très sensibles ; les séquences avec son fils sont délectables. Le pitch : Célimène , écrivaine en mal d'inspiration, somnambule, vit chez sa mère pendant les travaux dans son appartement. L'interférence d'Anaïs dans sa vie, a priori un hiatus, va se révéler riche en évènements ...
Quand j'ai lu certaines réactions, je suis heureux de défendre ce film "inclassable" quel ton personnel! Quelle écriture de dialogues, c'est tout un univers.... Ca semble léger comme une bulle de savon mais c'est spirituel, intelligent et finalement subtil et profond! Compliqué comme toutes relations humaines, on se cherche et on est jamais "en communion" en même temps......
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3,0
Publiée le 10 mai 2011
Rarement titre n'aura aussi bien collè à ce film dècalè! Comme toujours, la talentueuse Sophie Filières a cet univers bien à elle, qu'elle dèveloppe à partir de situations banales! Chiara Mastroianni excelle en romancière en panne d'inspiration et Agathe Bonitzer est une sorte de groupie avec cet air de rèserver une surprise! "Un chat un chat", c'est aussi des discussions que l'on ècoute avec un air amusè (celle de la cantine par exemple) avec des dialogues très "fillièrien" ("En pantalon, t'es en jupe tellement t'es fraîche!" ; "Quand vous dites languide et torturèe c'est prise de tête ?") et des scènes cocasses auxquelles on ne s'attend pas (le somnambulisme peut parfois nous faire fabriquer des gâteaux avec des coquilles d'oeufs). Une oeuvre originale à la fantaisie singulière...
Un chat, un chat est totalement déconnecter de la vie réel ce qui est dommage pour un film qu'à pour thème la vie, le film essaye d'être original mais en devient assez commun dans le cinéma français. L'univers est très laborieux et difficile d'accès.
Sans grand intérêt .... aucune trame de fond, juste une tranche de vie. Sauf que c'est insignifiant dans la qualité des dialogues, ce qui aurait pu remonter le tout. C'est globalement très mal joué ... on ne voit pas ou veut nous emmener le réalisateur, alors on reste sur le bord sans rien vraiment comprendre.
4 étoiles pour remonter la moyenne! Ce film est délicieux, il n'y a pas particulièrement d'intrigue, c'est plutôt un condensé de vie et de vécu autours des mots, autours de l'écriture. Comment parler? que dire? Y a-t-il quelque chose à dire. tout sur les problèmes de l'expression et de ce que l'on s'avoue ressentir. avec une joie de vie sans aucune niaiserie.
Une comédie à la française, c’est-à-dire très bavarde, filandreuse dont le propos se noie dans un scénario quasi inexistant et une mise en scène déstructurée. On arrive à la fin en se demandant quel chemin on a parcouru et qu'est-ce qu'on y a trouvé... A chacun de se faire son opinion. Mais à voir pour Chiara Mastroianni qui porte le film sur ses épaules en réunissant les qualités de son père et de sa mère…
Que faut-il prendre au sérieux dans la vie ? Sa propre vie ou la folie de notre vie ?
Célimène s’appel Nathalie. Elle est écrivain, mais n’écrit plus. Elle a un appartement, mais vie chez sa mère. Elle a une vie délirante en dehors de la réalité. Elle a tout de même un lien avec le monde réel avec son fils de 7 ans. Elle cherche l’inspiration pour son nouveau livre. Inspiration qu’elle cherche partout, aussi bien autour d’elle que dans ces délires et son imagination. Un jour une adolescente de 17 ans décide que Nathalie écrira un livre sur la vie de l’adolescente. Ce film est étrange avec cette Célimène décalé, une jeune fille qui s’immisce dans sa vie, vie perdue à la recherche d’un but quelconque.
Petit film délirant avec une actrice assez intéressante avec Chiara Mastroianni, mais qui restera un film français qui passera sans que l’on ne le voit.
J’avais adoré ‘’Gentille’’ le précédent film de Sophie Fillières mais là, patatras. La fantaisie est toujours au rendez-vous mais pas le scénario qui manque cruellement de dramaturgie. En même temps c’était son intention de départ : ‘’J'avais envie d'une histoire entre deux personnages, engagés dans un rapport qui n'est fait ni d'amour, ni d'amitié. Je voulais traiter de ce qu'il peut y avoir de strictement humain entre deux êtres. Un rapport entredeux humains, qui, incidemment, sont deux humaines. J'avais besoin de me détacher des enjeux relationnels classiques, demontrer une autre forme de lien entre deux êtres. Il s'agit aussi pour moi de travailler la question du rapport à l'autre. Comment faire pour réussir à être avec l'autre et comment laisser l'autre, la différence venir à soi. C'est le rapport entre les deux qui m'intéresse, comment et de quelle façon l'une se rapporte à l'autre, et l'autre à l'une.’’ Ouais, ben ce n’était pas forcément une bonne idée. Que demande le peuple ? ‘’A-t-on atteint les limites d’un système ?’’ Pas forcément, mais quant on sait que le rôle-clé d'Anaïs est tenue par la fille de Sophie Fillières, Agathe Bonitzer (fille de Pascal Bonitzer), on se dit qu’il a peut-être manqué d’un regard extérieur à tout ça. A moins qu’au contraire, ce soit l’affiliation avec Bonitzer que l’on sentait dans Gentille qui manque ici.
Je m'attendais à tout ; sauf à aimer UN CHAT UN CHAT ... J'ai été très touchée par le personnage de Célimène, interprété avec beaucoup de justesse et d'émotion par une Chiara Mastroianni très authentique. Les autres acteurs véhiculent autant de sentiments contradictoires ; du rire, et des sentiments nobles abordés avec pudeur. Je pense notamment à Malik Zidi, homme enfant, et à Agathe Bonizter enfant femme. On retrouve un peu d'humour Ionescien dans l'univers de Sophie Fillières. Son sens de l'humour, absurde jusqu'au bout, plaît ou ne plaît pas. Mais, quand on adhère, c'est un peu dur de s'avouer que, oui, ça y est, le film est fini, et que c'est à nous, désormais, de transfigurer la banalité de notre quotidien. Certaines scènes sont visuellement décapantes, je pense particulièrement à la réécriture de l'Albatros, ou encore au gâteau-cockpit. Un beau moment. Sous des airs légers, UN CHAT UN CHAT nous confronte à notre quotidien avec beaucoup de subtilité à un quotidien monotone, dont chacun s'échappe à sa manière. UN CHAT UN CHAT, UN BEAU FILM UN BEAU FILM ! MERCI SOPHIE MERCI SOPHIE !
Je dois être hermétique à ce genre de film mais je n'ai pas dû tout réussi à rentrer dans l'histoire de cette écrivain ne sachant que faire fasse à la fameuse page blache. Et que dire de la jeune fille, étudiante en lettre, qui s'est mise dans l'idée de la convaindre d'écrire son histoire. Je n'ai pas vraiment apprécié son jeu, qui ne me semblait pas naturel. Chiara Mastoianni elle-même parait se demander ce qu'elle fait là.