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Un visiteur
5,0
Publiée le 18 septembre 2008
Quelle agréable surprise que cet été avec Coo ! Dissimulé aux regards derrière un packaging pour mioches et une distribution rachitique, les aventures de cet esprit de l’eau adopté par une famille japonaise nous offrent un superbe voyage, un sincère exercice de funambulisme entre comédie et émotions pures. Le staff est quasi-inconnu dans nos contrées, mais force est de constater qu’il a réussi se hisser au niveau des meilleurs du Japon. A ce sujet, on pourrait légèrement regretter que le réalisateur n’ait pas réussi à se détacher davantage d’encombrantes références (qui a parlé de Pompoko ?), mais l’authenticité et la fraîcheur de son récit emportent l’adhésion sans coup férir. Il agrémente le tout d’une intelligence toute personnelle et d’une touchante sensibilité, en brassant avec bonheur nombre de thématiques, parfois lourdes (deuil, suicide, médias). Sans recourir à la moindre grosse ficelle, on se surprend à plusieurs reprises à pleurer, que ce soit de tristesse, de joie ou tout simplement d’émotion. Techniquement, c’est un film d’animation à l’ancienne, dans la moyenne. Mais, à l’instar des films du studio Ghibli, on reste admiratifs devant les somptueux tableaux qui composent les décors de cette fable écologique légère. Cette histoire sur le besoin de chacun de vivre dans un milieu qui lui ressemble est tout simplement belle et intelligente, respectueuse de sa matière et de son public. C’est malin, maintenant, j’ai envie de partir en vélo à travers la campagne japonaise…
Si cette production veut concurrencer celles du studio Ghibli, il va falloir monter le niveau ! Quiconque a précédemment vu Pompoko de Takahata ou n’importe quel Myazaki sera fatalement déçu : scénario peu original et animation ni très fluide ni très poétique, à part celle de l’eau. Mais la fable écologique fonctionne malgré tout, et l’émotion éclot parfois.
Dans la veine des travaux animés destinés à un public mi-enfant (utilisation d'un personnage imaginaire attachant, valeurs familiales) mi-adulte (dénonciation de l'abus de pouvoir, de la pollution et de la bêtise humaine), "Un été avec Coo" se place dans une bonne moyenne. Sans transcender le genre, cette animation pourvue d'un humour efficace suit les pas d'un kappa, une petite bête qui, après la mort de son père par de méchants samouraïs, a traversé le temps. Kôichi, un jeune écolier, le retrouve par hasard et décide avec sa famille de l'adopter. Sans jamais atteindre la poésie magnifique d'un Miyazaki, ses univers châtoyants et la magie divine d'une imagination qui s'approfondit dans le travail motivique qu'il en fait, Keiichi Hara a tout de même un certain tact pour raconter cette histoire de tolérance. Evoquant aux premiers tournants le droit à la différence, ajustant même son tir pour au passage insulter la sur-médiatisation naturelle et stigmatiser l'incompréhension intemporelle de l'homme face à la nouveauté, extirpé douloureusement de son confortable conditionnement. "Un été avec Coo" cède souvent au manichéisme pour arriver à ses fins (méchants humains, gentille bêbête venue du fond des âges), use et abuse de techniques narratives déjà vues, et surtout patine dans une fin à l'interêt discutable. Amputé de sa dernière demi-heure, "Un été avec Coo" aurait été plus clair, plus essentiel et plus pertinent pour le jeune public (qui saura tout de même s'y retrouver). On a souvent l'impression que le réalisateur tente d'en rajouter encore et encore dans le happy-end, mais la force qu'il imprime à son dessin animé en tant que fable écologique, sociologique et philosophique parvient à dégager une véritable émotion, et ce malgré la faiblesse du dessin, bien en-deçà des productions charismatiques des studios Ghibli. Tout en restant mineur face à la grandeur incomparable de l'oeuvre de Miyazaki ou de Takahata (qui a vu en ce film un pur chef-d'oeuvre), "Un été avec Co
J'ai vu le film cet après-midi même à l'UGC Rouen (Dieu c que j'ai pas trop d'afinitée avec ce ciné, quoi que j'l'm bien), c un un film certe long, mais beau super, tranquille aussi malgrés qq scènes assez rares heureusement, mais un petit peu sanglantes. C'est le premier Eurozoom/Kaze, que je vais voir o ciné, et c une bonne fois!
Un été avec COO est un attendrissant film d’animation, émouvant, drôle, poétique, féerique, comme ce que font les Japonais dans leurs films et dramas. Le graphisme est réussit, moderne, nerveux, hélas trop caricatural ou mal maîtrisé dans certains plans, heureusement rares. Le jeune héros est bien rendu dans le dessin et l’animation, sauf là encore, quelques plans ne s’accordants pas à l’ensemble, trop cyclique par exemple. Mais alors le kappa COO, ou l’élémental chez nous en Europe, est kawaï ou craquant au possible, avec ses grands yeux. Chose rare à notre époque, et après tout saine, son sexe est même dessiné. Son apparition est un miracle, tout comme Elliott découvrant E.T. dans le film de Steven Spielberg, les humains veulent voir, filmer, etc., une preuve quoi, dans ce monde si rationnel. Certaines scènes pourront vous arracher des larmes. L’histoire est fluide, bien maîtrisée, et rien que pour le sujet, ça vaut largement les quatre étoiles. C’est un spectacle jeunes de 7 à 117 ans.