La jalousie en action dans un polar psychologique aigu ou certains mettent tout en œuvre pour briser les nouveaux arrivants fraîchement débarqués ou leur placer de ces conséquents bâtons dans les roues. convaincant.
Film glauque et triste sur un frère et une soeur qui galère dans la vie, meant une vie sans ambition. La violence va se frayer un passage dans ce menage etrange.
Liebskind ne joue plus d'anglaise classique. Il va transformer. Et tu te retrouveras devant la variante Tartakover du Gambit Dame. Sa défense favorite.
De bonnes performances d'acteurs... Néanmoins certaines directions d'acteurs sont surjoué manque de vraissemblance et de cohérence... L'histoire n'est pas très intéressante... On n'a l'impression que le réalisateur se cherche encore
Jérôme Bonnell n'occupe pas (encore) la place qu'il mériterait dans le paysage cinématographique français. Il est vrai qu'il n'a que 32 ans et que ses trois premiers films (Le chignon d'Olga, Les yeux clairs et J'attends quelqu'un) n'ont hélas pas drainé les foules. Son cinéma, délicat et cassable, est plus de l'ordre du chuchotement que du cri. C'est ce qui en fait le prix et, malgré son intrigue de polar, La dame de trèfle ne change pas la donne. Au contraire, cette nouvelle dramatisation, avec ses ambiances nocturnes et les paysages plats de Beauce, renforce l'impact psychologique d'un film dont le vrai sujet est la relation très trouble entre un frère et une soeur. Il y a tout au long de La dame de trèfle comme une inquiétude sourde qui tient le film par les pieds et l'empêche de vaciller (pour en revenir au côté fragile des oeuvres précédentes de Bonnell). Le cinéaste est aussi un excellent directeur d'acteurs, dont on peut quasiment sentir les palpitations de coeur. Plus qu'à Florence Loiret Caille, parfois à la limite, les éloges devraient pleuvoir sur Malik Zidi (le valet de pique ?), dont le jeu subtil passe davantage par le regard que par les mots. Si on veut bien lui donner des rôles à sa mesure, il peut monter très haut, ce garçon.
Avec Papa directeur du cinéma à Canal et Maman travaillant au CNC, la voie de Jérôme Bonnell était toute tracée. En tout cas, il continue, à 32 ans, avec son 4ème long métrage, à tracer un sillon très intéressant dans l'univers du cinéma français. Jérôme Bonnell, c'est l'homme des fidélités : fidélité à Nathalie Boutefeu et à Marc Citti, qu'on retrouve dans ses 4 longs métrages et à Florence Loiret-Caille, absente seulement dans un seul. Fidèle à la Beauce, également, puisque "La dame de trèfle" se déroule aux alentours de Chartres, tout comme "Le chignon d'Olga", son plus gros succès. Rentrer dans "La dame de trèfle" n'est pas forcément facile : les premières scènes apparaissent un peu forcées et Florence Loiret-Caille, il faut le dire, a tendance à les plomber. Certes, physiquement, elle rappelle Juliet Berto, elle tente de lui ressembler également dans son jeu, mais elle n'en a pas tout à fait le talent et on n'y croit guère. Sortir du film n'est pas facile, également, car c'est un film qui marque le spectateur. En effet, entre temps, le film s'est davantage orienté vers le frère, remarquablement interprété par Malik Zidi, et s'est petit à petit transformé en thriller tout en continuant à observer une relation frère-sœur quelque peu atypique. On y croise Darroussin dans un rôle de méchant et donc Marc Citti et Nathalie Boutefeu, trop peu utilisée au cinéma. Il y a aussi Marc Barbé, très convaincant. Tout cela donne un film qui mérite un large public, ne serait-ce que pour assister à l'éclosion d'un grand comédien, Malik Zidi (aucun rapport avec Claude).