Chronique douce-amer d'une famille italienne plutot bien filmée. C'est bien joué mais l'histoire ne nous bouleverse pas plus que ca. Un bon moment mais il manque quelque chose.
Gamines raconte une histoire qui sonne très juste et qui est d'autant plus convaincante que les rôles des trois soeurs - enfants et adultes - sont interprétés avec talent. La simplicité et la banalité apparente de cette histoire de famille cache en fait une réelle complexité qui touchera certainement ceux qui sont sensibles à la question de savoir d'où l'on vient et comment cela a influencé le cours de notre vie.
Un bon film. Un peu déçu par la partie contemporaine qui traine parfois un peu en longueur mais quand les 3 sœurs sont enfants, c'est un régal : de l'humour, l'ambiance italienne...
C'est l'histoire de trois "gamines", deux brunes et une blonde, élevées par leur mère d'origine italienne et dont l'enfance a été plombée par l'absence du père ; surtout celle de Sybille, la blonde (incarnée avec un grand naturel par Zoé Duthion), dont tout le monde s'accorde à dire qu'elle est le portrait craché de son géniteur, artiste comme lui. La petite fille va entraîner ses soeurs sur la piste de cet homme qui les attire et leur fait peur à la fois car lorsqu'il frappe à leur porte, leur mère appelle à la rescousse l'oncle Salvatore, "Italiano vero" (la chanson de Toto Cutugno ponctue le film de son rythme entraînant) qui sait défendre les siens et faire respecter les traditions. Ce n'est que parvenue à l'âge adulte (Sylvie Testud prend alors le relais du personnage) qu'elle va enfin le rencontrer et comprendre sa mère : follement amoureuse de son mari, elle l'a pourtant exclu de la famille car il était incapable de l'assumer, peintre raté tombé dans l'alcool. Dans ce film féminin (Eléonore Faucher) adapté du roman de Sylvie Testud et mettant en scène le destin de quatre femmes, la figure centrale est pourtant celle d'un homme, absent pour les unes, clandestin pour l'autre, fantasmé et désiré par toutes. C'est une plongée sensible et délicate dans le monde de l'enfance, sa logique bien à elle, son désir de vérité, son besoin de tendresse, son intransigeance. Sybille est effrontée, indisciplinée et bagarreuse. Elle va réussir sa vie de femme et de comédienne, mais elle se construit autour d'un manque : "Je n'ai pas de père, je n'ai qu'une photo", dit-elle. Sa famille maternelle italienne, plutôt envahissante, traditionnelle, prompte à juger et à blesser, ne peut combler le vide du côté paternel. L'importance des origines, de la filiation, d'avoir sa place exacte dans une communauté humaine, domine ce récit. Mais la gravité du propos n'altère pas l'impression de luminosité et de gaieté qui colore ce film : l'Italie y est sans doute pour quelque chose!
qu'elle deception!! d'autant pus que Sylvie Testud joue dans ce film!! j'ai lu son roman il y a plus d'un an, et dans ma tete je me faisais le film... j'avais espoir de voir realiser ce livre car tres drole et tendre à la fois, là ou le livre nous depeignait trois gamines qui se liguaient contre leur mere possessive et aimante pour connaitre ce père absent, là nous avons un film glissant sur le patos avec une testud qui apparait en permanence (dans le livre cela est juste le dernier chapitre) ne donnant pas de clef pour comprendre au contraire, crachant sur ce père absent sans lui donner une chance de s'expliquer et une fratrie quasi inexistante ce qui etait le theme principale de son livre!! dommage raté
On s'attache tout de suite à ces "gamines", 3 soeurs qui grandissent sans père et qui ont chacune leur personnalité, passages peut-être un peu lents sur les scènes de leurs vies adultes...mais un bon film quand même aussi sur la situation d'une mère italienne célibataire de l'époque...
Eleonore Faucher adapte le roman éponyme et autobiographique de l’actrice Sylvie Testud (qui incarne un second rôle dans le film), avec Gamines (2009), on part à la rencontre d’une petite famille comme les autres, une mère italienne, de ses trois petites filles adorables mais qui n’ont pas de père ! C’est là que cela coince, entre les parents, qui se sont rencontrés relativement jeunes, qui ont eu des enfants très tôt et qui se sont ensuite séparés, ajoutez à cela, le désir caché des filles de découvrir le père qu’elles n’ont jamais vu, si ce n’est en photo. Une agréable adaptation, qui nous offre d’excellentes situations, notamment en Italie, avec la rencontre de la famille. Mais la force du film se trouve ailleurs, grâce à une très belle distribution, où les jeunes actrices sont stupéfiantes, criantes de crédibilité, entre Zoé Duthion, Louise Herrero & Roxane Monnier, aux côtés de Amira Casar & Sylvie Testud.
Gamines est un grand film utile parcouru par 3 minuscules anges en tous points adorables. La partie contemporaine paraît dans un premier temps plus faible, presque inutile, jusqu'au dénouement avec cette scène cruciale dans la vie de Sibille/Sylvie mais aussi de tout enfant de divorcés: celle où la mère pose la dernière question du film. Rien qu'en y pensant, on a les larmes aux yeux. Amira Casar mérite un César du meilleur second rôle.
Fim à voir absolument. Une émotion intense, des acteurs et actrices qui jouent juste. Des sentiments universels relaitfs à l'enfance. Dommage que ce chef-d'oeuvre ne soit pas davantage mis en valeur par les médias.
un film a la fois où on se sent bien notamment par les jeux des acteurs et surtout le magnifique jeu des 3 gamines , et où on ne sait quoi penser de cette histoire d'amour que la mere refuse par rapport a ce pere qui n'assure pas tout en restant sur des non dit par rapport a ses filles qui du coup sont en manque d'une piece du puzzle...
Bonne acteurs et notamment les gamines, bonne musiques italiennes mais l'histoire est vraiment nul a chier !!! J'ai quitté la salle au bout de 40 minutes.
un film féminin tout en retenue et en non dits mais réaliste et franc. scenario bien équilibré entre rire et larmes. très belle interprétation avec une mention spéciale aux 3 filles et à S. testud qui colle à son pers.