Une première réalisation très réussie d'Alex Rivera. Le film souffre d'un budget limité mais le scénario, d'une intelligence rare, est époustouflant. Dans un Mexique dépouillé de ses réserves d'eau, les travailleurs des maquiladoras ne traversent plus les frontières imperméables les reliant aux US mais travaillent désormais à distance via un système de connexion par nodes. Ce film dénoncent l'appropriation des ressources naturelles par une minorité et de manière générale l'asservissement de l'homme par l'homme sans être trop manichéen. Les acteurs sont crédibles et le film est, malgré un léger manque de rythme, une véritable réussite.
Faite de quelques bouts de ficelles, cette première oeuvre de Alex Rivera bénéficie d’un capital sympathie certain. Une bonne amorce d'intrigue tient bien la route pendant la moitié du film. Hélas, peu à peu, les ressorts dramatiques s'essoufflent puis se désagrègent, faute d'un scénario suffisamment travaillé.
Il n'est pas un seul plan, un seul dialogue inutile, dans cette belle parabole sur l'asservissement des corps et des âmes à l'heure de la mondialisation. Il y a beaucoup à dire et écrire sur ce film réussissant à dépasser le banal thèmes du réel/virtuel.
Mon coup de cœur. A la découverte du cinéma Mexicain. De nombreux thèmes sont traités dans ce film: les maquiladoras et leur future, le travail virtuel, l'immigration et la frontières nord-sud, les remittances (cet argent envoyé par les immigrés à leur famille), l'utilisation de drones par des sociétés privées, le gestion des réserves d'eau en diminution, ainsi que la vente de souvenirs sensoriels sur un internet futuriste. De plus on se glisse facilement dans la peau des personnages. Seul petit regret, dommage que le budget du film n'est pas été supérieur, car c'est un film d'anticipation...mais ça ne suffit pas à gâcher le plaisir.
Film d’anticipation, futuriste et donc, de science fiction auquel on n’adhère jamais faute d’un script des plus ennuyant et qui ne parvient jamais à retenir notre attention. Certes les images sont belles, les incrustations réussies et la plupart des SFX sont de bonne qualité, mais à part cela, ni le discours dénonciateur ni le film en lui même ne parviendront à satisfaire.
Très très bonne surprise que ce premier film d'anticipation. On devine le peu de moyen que le cinéaste devait avoir et on ne peut que saluer le travail avec plein de trouvaille, de talent, d'ambition et de volonté. Scénario futuriste mais tellement contemporain. L'eau est une denrée rare et l'immigration mexicaine une plaie pour les Etats-unis (Entendu que c'est le monde occidentale contre les pays pauvres). L'informatique et ses progrès autorise donc les pauvres à travailler pour les riches en restant dans leur pays d'origine en se transformant volontairement en sorte d'humanoïde. Histoire originale mise en scène avec maitrise et débroullardise. L'émotion n'est pas oubliée et les acteurs justes et notamment Leonor Varela vraiment splendides. On peut juste relever les facilités scénaristiques dans la relation amoureuse. Ce qui est pas grand chose comparée à la réussite de l'ensmble. A VOIR.
Waouaaaaaaaa !!!!!!! Enfin un film d'anticipation d'une grande intelligence, qui vous projette dans une réflexion politique, tout proposant un film de grande qualité cinématographique (bien qu'à petit budget). Faits partie des premiers à découvrir ce futur grand cinéaste !
Ce premier long métrage du mexicain Alex Rivera représente une double déception. Tout d'abord, parce qu'on est toujours déçu lorsqu'on passe 1 h 30 dans une salle de cinéma et qu'on s'ennuie la plupart du temps. Double déception car le sujet aurait dû déboucher sur un film fort et passionnant : notre monde dans quelques années; l'eau est devenue un sujet majeur; la technologie a permis de résoudre le problème de l'immigration, en favorisant bien sûr les pays riches : les tâches manuelles et répétitives continuent d'être réalisées par des travailleurs ayant pour origine des pays du tiers monde, les profits continent d'être engrangés par les pays riches, MAIS ... le travail, télécommandé, se fait à distance. D'ailleurs, un mur empêche les pauvres (en l'occurence les mexicains) d'aller "envahir" les "riches" (les américains). Malheureusement, le réalisateur gâche à peu près tout avec un film sans beaucoup de rythme et qui tourne beaucoup en rond. Par contre, on apprécie la prestation de Lèonor Varela, une excellente et magnifique comédienne, d'origine chilienne mais ayant grandi au Costa-Rica et en France.