Jason Reitman a-t-il perdu son mordant depuis l'excellent "Thank you for smoking"? Entre-temps réalisateur du drôle et touchant "Juno" le jeune cinéaste américain se rate quelque peut avec "In the air". Je m'attendais à retrouver l'humour cynique de "Thank you for smoking", c'est le cas mais seulement au début, ensuite le film dérive vers la comédie familiale et romantique. J'ai écrit "comédie"? Autant pour moi dans une comédie on rit, tous du moins on sourit, là ce n'est malheureusement que très rarement le cas. Ça aurait pu être une critique acerbe du capitalisme mais non le film se disperse et devient une ode aux valeurs familiales, la morale de l'histoire est d'un conformisme déprimant. L'interprétation formidable ne suffit pas à masquer l'ennuie. Non décidément "In the air" ne m'a pas envoyé au septième ciel!
Le début était très prometteur, avec un générique léger, une scène d'ouverture fraîche et une bande originale très bien choisie. Mais progressivement le film perd de son rythme -malgré une mise en scène et une bande son toujours au niveau- et on s'y perd, le mélange des genre n'a pas l'air maîtrisé, du coup on ne sait plus démêler le premier du second degré et c'est assez désagréable. S'ensuit des longueurs interminables avec des séquences dont on ne comprend pas l'utilité, pour finir avec une fin molle, sans réelle conclusion. Georges Clooney ne rattrape rien, au contraire, ce n'est selon moi, pas un rôle qui lui convient. Globalement, une déception.
La dure situation du licenciement racontéee au travers de grands voyageurs et connaisseurs du terrain (23) employés par une boite plutôt haïe, voici comment on pourrait résumer simplement ‘In the air’. George Clooney joue le rôle de Ryan Bingham, spécialiste dont le métier est le renvoi de personnel obligé d’éduquer une jeune première un peu pédante et trop sûre d’elle (Natalie Keener). Sa réplique favorie en entretien à savoir ‘les hommes et les femmes qui ont bâti des empires ou changer le monde ont connu cette situation et c’est parce qu’ils ont vécu ça qu’ils ont pu le faire ‘ mais l’intelligence du film est son côté explicatif : cette ‘formalité’ pour certains est beaucoup plus complexe parce qu’elle contient avant tout des comportements humains naturels de défense, de victime, de colère. De là, tout prend une tournure différente quand on comprend enfin l’objectif du film : une démonstration, une prise de conscience (sans trop aller dans une analyse de la crise de l’emploi aux Etats-Unis). Au-delà du schéma classique personne expériementée contre jeune impertinente, on retrouve une romance toute particulière puisque la conquête de Ryan qui revient fréquemment voir ce dernier, Alex (Vera Farmiga), a la même tendance a cumulé les fameux miles, une relation étrange donc et basée sur cette lubie mystérieuse du qui voyage le plus : le rêve de Ryan, les 10 millions ! Par contre, 30 millions pour un si ‘petit’ film, c’est légèrement abusé et je ne vois pas en quoi un ce film a eu précisément besoin d’un tel budget. Bref, le film tient le choc mais s’écroule malheureusement vers les trois quart entre autres à cause du fait que Ryan n’est plus dans son élément naturel et rythmé que sont les voyages d’affaires mais bel et bien dans une romance douce et chiante il faut le dire lors du mariage de sa sœur. Tout devient soudainement plus lent jusqu’à la fin. Cependant, le film reste à conseiller, ce n’est pas vraiment un divertissement mais plus un conte moderne avec une morale niaise et mièvre mais surtout très juste. Après tout, celui qu’on appelle pour licencier a fini par trouver un peu d’humain en lui !
Etant commercial itinérant, je me suis un peu reconnu en Georges Clooney, homme indépendant qui bouge un peu partout, avec l'assurance des gens qui font souvent les mêmes gestes, procédures... Je ne me suis pas ennuyé durant le visionnage et je dois dire que le film m'a bien plu.
Un scénario original et très bien joué, le thème sort de l'ordinaire car est abordé non pas du côté des "victimes" licenciées mais des personnages qui font le sale boulot.
J'aime les films de Reitman que je trouve toujours intéressants et divertissants, et celui-ci n'échappe pas à la règle, bien que s'étirant entre cynisme et humanisme. La dernière demi-heure est malheureusement plus faible que le reste, mais Clooney incarne à merveille ce rôle d'homme sans vie privée, sans les responsabilités s'y rattachant. Le réalisateur nous offre un movie moins léger qu'il n'y paraît et qui nous fait nous interroger sans se vouloir trop cérébral, c'est ce que je demande au cinéma.
Une belle leçon au coeur d'une société de consommation où Georgess Clooney nous rappelle qu'il faut savoir se délester du superflus, mais aussi à ne pas tout lâcher.
On oscille souvent dans In The Air entre le drame sucité par la détresse d'un licenciement et les situations un peu plus comiques. Georges Clooney y est touchant, attachant même, surtout vers les dernières minutes.On prend plaisir à le voir évoluer tantôt solitaire et fier d'exhiber ses avantages acquis, ou tantôt entrain de se chamailler avec sa partenaire. In the Air est l'un de ces films plaisant à regarder car il fait tout simplement du bien. Une note convenable pour un film qui ne casse pas des briques, mais qui tire correctement son épingle du jeu.
Le film "In the Air" fut pour moi une très bonne surprise, suivant le personnage de Ryan Bingham dans ses déplacements (il est par ailleurs collectionneur de Miles) et son évolution intérieure. On y retrouve Georges Clooney (Gravity, The monuments men) et Vera Farmiga (Source code, Open day) mais c'est surtout la prestation de Anna Kendrick (qu'on a pu voir dans Twilight) que je retiendrais. Un bon film à voir !