Si vous êtes un de ces bien-pensants bien à l'abri dans un quartier chic et tranquille qui pensent que vouloir régler le problème de l'insécurité par une manière radicale et efficace est forcément une idée d'extrême-droite, alors passez votre chemin... Sinon, ce film sans surprise mais tranchant, glauque, très tendu et aussi chaleureux qu'une porte de prison prouve avec raison qu'à un problème radical seule une solution radicale peut le résoudre ; ce n'est pas politiquement correct mais le politiquement correct n'a jamais rien résolu... Et il faut bien l'avouer, c'est très jouissif de voir des parasites... euh pardon... des délinquants récidivistes se faire descendre par le personnage de Michael Caine... Et qu'en est-il de ce dernier qui a tendance à se mettre légèrement en retrait derrière les Leonardo DiCaprio et les Christian Bale depuis quelques années, de celui qui a tenu la dragée très haute à un Laurence Olivier pourtant au sommet, de celui qui a carrément piqué la vedette à Jack Nicholson dans "Blood and Wine" et qui a donné un visage définitif à Harry Palmer... eh ben il a toujours un putain de charisme et un putain de talent et le film lui doit énormément... Pour les fans du grand Michael et pour ceux pour qui la bien-pensance n'est pas un art de vivre.
Un film vraiment très surprenant qui n'a pas à rougir face à un certain "Gran Torino". La performance de Michael Caine est juste bluffante. A la fin du film le spectateur en arrive a un tel stade qu'il ne peut que souhaiter que ces racailles meurent dans d'atroces souffrances.
Ce film est géant ! Michael Caine dans sa plus grande splendeur, incarne un ancien marine marqué par la violence qui règne dans sa ville. Bon scénar, acteur excellents, et bande-son vraiment originale et très bien travaillée
J'ai vu un film... avec Michael Caine, qui est un comédien que j'affectionne particulièrement car il habite littéralement ses personnages. Et là, je le trouve encore vraiment bon... Bien sûr, le sujet du justicier solitaire, ancien Marines, qui lutte contre de méchants jeunes, pas gentils parce qu'ils ont buté son copain, est un grand classique de la vengeance... Mais ce qui permet à ce film de surnager, c'est son traitement assez cru, voire déprimant sur le monde d'aujourd'hui qui se montre au cinéma. La réalisation est vraiment extraordinaire, les cadrages, les lumières, les plans, la tension ressentie. Même si, certains personnages, en évoluant manquent de profondeur psychologique sur la durée, on suit le parcours vengeur de Michael Caine, en se disant (et c'est mal, quand même...), qu'il rend la justice. Et c'est tant mieux pour les gens, et tant pis pour les jeunes...
..Un peu perplexe au début du film,car le thème présenté n'est pas très critique qui devait être la plus sévère,se portait sur l'acteur en question . Il n'avait pas à mon sens le charisme nécessaire pour ce rôle tendu du Papy justicier. Je me suis trompé, certes ce n'est pas od,ni n en son temps,mais il incarne avec justesse et assez de candeur toute cette détresse,cette amertume de notre société scène chez le marchand d'arme me semble le point d'orgue du film. Justesse,sombre,violent et sans complaisance et au final un sacré rôle inattendu pour cet acteur Anglais pas assez présent au cinéma. chapeau "Sir ".
Un film de société vu et revu dans le thème mais qui s avère réussi. Le jeune réalisateur réalise un film intense et de qualité ou il dépeint une violence sociale grandissante et incontrôlable. Interpréter par sir Michael caine un acteur qui n a rien a prouve et qui porte le film juste et humain ainsi que touchant dans sa vengeance après l histoire de l ancien militaire qui veut se faire justice est déjà éculé mais dans cette cite ou la violence gratuite a un degré fou quand meme est bien filmer , plutôt cru de bon décors sale donnant le tempo a l ambiance pesante et de scènes très réussis ( chez le dealer par exemple) mais cette violence est choquante..effectivement cela est scenarise et il ne faut pas amalgamer ce film a la vie quotidienne des citées mais en ce moment de climat social tendu ce dernier s avère plutôt près du but chercher le malheur des Gens qui subissent et vivent dans la peur l impuissance volontaire de cette justice la police désarme .... Mais le final est mal négocier est tombe dans la facilite la guérilla , tout s arrange dans le quartier suite a cela Harry Brown vivant et respecter comme si il avait eu raison il est respecter les policiers décores plutôt en décalage du ton dramatique et douloureux du début. Il est au final un bo film de société
Apologie de l’autodéfense dans un monde sans repères, ce Harry Brown rappelle les films réacs des années 80 en sortant du lot grâce à l’interprétation du grand Michael Caine qui donne un côté humain à son personnage de justicier malgré lui.
Cela faisait un bon moment que nous n’avions pas vu l’immense Michael Caine en tête d’affiche d’un film. Et pour cause, l’acteur nous était apparu que dans des seconds rôles depuis bon nombres d’années. Mais cela ne l’a pas empêché de participer à des projets d’envergure tels que Les Fils de l’Homme ou bien la saga The Dark Knight. C’est donc avec bonheur que nous le retrouvons dans un rôle principal, au service d’un film indépendant. Le résultat est-il pour autant de mise ?
Ancien marine à la retraite, Harry Brown vit dans un quartier difficile de Londres. Témoin de la violence quotidienne engendrée par les trafics de toutes sortes, il évite soigneusement toute confrontation et invite son vieil ami Leonard à en faire de même. Le jour où l’inspectrice Frampton lui annonce le meurtre de Leonard, Harry, dévasté, ne peut que constater l’impuissance de la police. Un soir, en rentrant du pub, il se retrouve face à un junkie qui le menace d’un couteau. Malgré les effets de l’alcool, Harry retrouve d’anciens réflexes. Harry Brown n’est pas le premier film qui traite d’un personnage voulant faire justice lui-même. Quoiqu’un justicier vieillard, ça, c’est du nouveau ! Mais bon, le justicier en question est tout de même un ancien marine, donc le cliché est bien là. Et pourtant, Harry Brown sort tout de même du lot grâce à son parti pris de n’être que douloureux. Douloureux dans le sens où rien n’est gai dans le film. En effet, le héros est seul, devient veuf en un clin d’œil, son meilleur ami trouve la mort de manière atroce, la police ne sert à rien… Tout en peignant un tableau de la banlieue la plus immonde qu’il nous ait été de voir au cinéma question violence. Et le pire, c’est que des cités comme celle-là existent ! Il est d’ailleurs étonnant de voir avec quelle violence justement les scènes sont écrites, aussi bien physiquement que moralement. Il est tout de même dommage de voir à quel point les dernières minutes du film sombrent dans un enchaînement de scènes montées à la va-vite, mettant à l’image une simili guerre entre délinquants et policiers, et un happy end malvenus (30% de la criminalité qui a diminué, les flics sont décorés, Harry Brown, bien vivant, peux enfin réemprunter le tunnel pour traverser la route…) qui ne correspond aucunement au ton du film. Sans oublier une morale plus que douteuse sur le fait de faire justice soi-même, étant donné que le tout nous est montré avec autant de violence, sans tabou et avec enthousiasme (le flic lançant que de le laisser tuer une ordure ne peut faire de mal à la société). Bref, Harry Brown est un film sur le fond classique mais plutôt déroutant.
Cela, il le doit notamment grâce à sa mise en scène. Le réalisateur nous impose un rythme pesant et lent. Très, très lent, voulant privilégier la personnalité d’Harry Brown ainsi que de la violence des scènes afin de donner une sorte d’identité à son film. Et franchement, rarement j’ai été aussi perturbé depuis Seven ! Les séquences se déroulent dans le noir, brillamment mise en valeur par des jeux de lumière plutôt impressionnants (cette nuance jaunâtre !) et cette musique qui donne une incroyable ampleur à l’ensemble. Sans oublier la scène d’intro, filmée à partir d’un portable (ou bien d’une caméra numérique mais vu le contexte, c’est peu probable) qui offre à ces quelques minutes de violence un réalisme dérangeant ! C’est clair, « dérangeant » est sans conteste le terme qui définit le mieux ce film !
Une remarque à faire : c’est souvent dans les films indépendants que les grands acteurs se donnent à fond. Et Michael Caine y met tout son talent pour que nous ressentions avec émotions et puissance les sentiments, douleurs et doutes de son personnage. Jusqu’à être véritablement touché quand celui-ci ne peut retenir ses larmes. Le reste du casting ne lui arrive certes à la hauteur, mais n’en reste pas moins une valeur sûre de ce film (Emily Mortimer, David Bradley, Liam Cunningham, Ben Drew…). Mais il faut bien avouer que celui qui sort également du lot se nomme Sean Harris, son interprétation d’un dealer drogué étant tout simplement impressionnante et imprévisible.
Malgré quelques défauts scénaristiques, Harry Brown est un bon film, qui gêne avant tout ! Balayant en un clin d’œil les autres films du genre qui ne sont formatés que pour le cinéma grand spectacle et parfois (pour ne pas dire) débile (ah, Hollywood…). Il est vrai que la lenteur et la violence du film peuvent surprendre voir choquer. Mais ne pas voir ce film serait raté l’occasion de prouver que les films indépendants sont souvent meilleurs que les blockbusters attendus et qui rapportent des masses au box-office. Et puis, Harry Brown prouve également que Michael Caine sait choisir ces rôles !
Ce film a anticipé les émeutes de Londres de 2011 en décrivant les petites gens victimes de loubards incontrôlables dans des H.L.M.s de cités. Ici M. CAINE, dont le personnage ressemble à celui qu'il campait dans ''La loi du milieu'' mais en plus âgé et brisé, reprend les armes afin de venger un de ses amis mort par un de ces voyous. Le tout sent le déjà-vu mais l'arrière-plan social donne un léger plus à la production du tout venant du genre comme ''Un justicier dans la ville'' ou ''Death sentence''. On peut relever qu'il y a du K. LOACH (d'un peu loin certes) dans la description du prolétariat britannique et que l'acteur principal est émouvant et campe magistralement un ex-Marine qui n'a plus de raison de vivre. On pourra regretter la charge sur le calcul politique de la police qui sonne un tantinet facile.
Ce film fait étrangement penser a Gran Torino, les deux histoires sont vraiment trop ressemblantes. Cela n'empêche pas ce long-métrage d'être assez réussi dans le genre. Mise en scène pas immonde ou facile, des prestations d'acteur tout à fait convenable et même un scénario bien construit et bien dialoguer.
L’atmosphère de ce film est tellement lugubre qu'il en devient stressant et parfois long... Cependant le scénario est bien ficelé, Michael Caine et Emily Mortimer sont impeccables...
Voilà un film plutôt bizarre : en effet pendant la première moitié du film il ne passe pas grand-chose alors que la seconde est clairement plus orientée action, ce qui permet dans un premier temps d’introduire les personnages, leur donner de la consistance, puis de les voir en action ensuite. Et c’est bien là le problème : comme les 50 premières minutes sont purement consacrées aux personnages, on remarque beaucoup plus facilement les défauts des jeux des acteurs (principalement) et les longueurs de mise en scène (heureusement assez rares), ce qui nous mène à la conclusion que ce film sera chiant jusqu’à la fin, malgré un Michael Caine impeccable. C’est totalement faux, et heureusement la deuxième partie nous le prouve, les scènes de fusillade sont criantes de vérité et donnent une bonne idée de ce qui peut se passer dans un quartier difficile. Ce qui est dommage, c’est que le film se remarque plus pour son action que pour ses personnages, laissant derrière lui un sentiment d’inachevé malgré un sujet prometteur.
Excellent film ! Il ne faut pas se fier au rythme , il sert le sujet ! C'est un monde dévasté vu par le prisme d'une génération qui croyait encore a quelques valeurs humaines ! L'impuissance des autorités a endigué ce fléau qu'est la haine banalisé est consternante ! Mais comment ne pas juger la vengeance de cet homme qui devient d'une certaine façon aussi fou que ceux qu'il combat ! A voir absolument
Harry un ancien retraité des marines vit seul depuis la mort de sa femme dans un quartier difficile de Londres, un soir son meilleur ami se fait attaquer par une bande de petites frappes et décède, pour Harry s'en est trop il faut faire quelque chose et il décide d'agir lui même ! Ce film dénonce malheureusement la réalité de certains endroit ou la haine fait tellement la loi que ca devient difficile a supporter pour les habitants des quartiers ! Michael Caine occupe ici le premier plan et il démontre que c'est un acteur de talent ! A voir !