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Un visiteur
4,5
Publiée le 20 mai 2011
Le voilà, le meilleur polar depuis "La nuit nous appartient". Et surtout, c'est un grand film, sombre et superbe, porté par des acteurs inconnus totalement bluffants et bouleversants. Avec en prime, le meilleur méchant de cinéma depuis bien longtemps (Pope). David Michod réalise un véritable coups de maitre et peut déjà s'attabler auprès des plus grands cinéastes.
Dommage: Le film met beaucoup de temps à démarrer. faut attendre une bonne demi heure assez pénible en dialogues et scènes banales pour s'y intéresser. Un fait va faire basculer le film et provoquer l'arrivée du suspens. j'ai failli partir au bout d'un quart d'heure tellement j'étais gagné par l'ennui, et vu des personnes quitter la scène, erreur ! je n'ai pas regretté d'être resté. J'ai apprécié ce suspens accompagné par une musique adaptée et le caractère du neveu introverti et l'un des frères assez influent sur le reste de la famille. Il y aussi un côté psychologique dans ce film à travers la communication du policier qui interroge le neveu...Mais on ne sait pas si le neveu sera gagné par l'honnêteté ou restera du côté de sa famille. La réponse est donnée à la fin du film..
Une tragédie familiale australienne dans la lignée des meilleures réalisations américaines de ces dernières années, je pense surtout à Eastern Promises de Cronenberg et We Own the Night de James Gray… Une famille de criminels dirigée par une Ma Dalton plus féroce que tous ses fils réunis se trouve prise dans un engrenage mortel qui va se consumer jusqu’à l’acte final, implacable et terrible. La réalisation de David Michöd est inspirée et lyrique même si elle n’est pas toujours précise. L’interprétation est sans faille, dominée par la « mère monstrueuse », Jacki Weaver et Ben Mendelsohn qui incarne son digne fils. Les rapports de la police et de la pègre sont rendus dans toute leur dureté sauvage et les personnages évoluent à un rythme haletant dans un monde irrespirable. Un film coup de poing qui produit un effet garanti et constitue une réussite incontestable.
Excellent film qui sort vraiment de l’ordinaire. L’ambiance est à faire froid dans le dos.C'est filmé de façon tellement réaliste qu'on est accroché aux personnages et aux événements du début jusqu'à la fin.
Mouais... J'ai du passer à coté de se film que pourtant j'attendais avec impatience. Je trouve, et ceci est personnel, que la hype autour de ce film est surfaite. Ce n'est pas un mauvais film, j'ai juste été déçu quelque peu.
Bien que le film souffre de quleques longueurs, il reste absolument captivant du début à la fin. La violence est très bien dépeinte et cette famille atypique nous fait frissoner du début à la fin.
Un polar puissant et réaliste, avec de formidables acteurs (tous crédibles). On le compare à juste titre aux premiers Scorcese. La bande son est travaillée et le montage n'est pas épileptique façon blockbuster hollywoodien. Il faut dire que le film est australien, ça doit jouer. L'écriture du film a pris plusieurs années, le scénario a eu le temps de mûrir et on sent une véritable maîtrise. Pour un premier film, chapeau !
Excellent sujet qui révèle l'impact de la drogue et de la violence en Australie. J'ai apprécié ce côté "documentaire", la violence: bon celà fait partie du sujet!
Lafamille Cody vit dans une banlieue quelconque de Melbourne. Une mère, Jacki Weaver, vénéneuse à souhait, quatre fils plus ou moins cinglés, plus ou moins sympathiques, plus un nouvel arrivé, Josh, le fils quasi apathique de la sœur qui refusait tout lien avec sa famille et vient de mourir d'une overdose. Mais Josh arrive au mauvais moment : la police est sur les dents et prête à tout pour arrêter les quatre frères, même à les descendre.
Dès le générique, on est mis dans le bain par une musique glaçante qui accompagne d'ailleurs tout le film. L'atmosphère est étouffante, carrément flippante. Tous les acteurs sont excellents, même l'acteur principal dont le jeu rebute au début mais colle au caractère du personnage qui est extrêmement passif. L'intrigue est assez simple : qui Josh va-t-il choisir ? Sa famille barrée ou les flics ? Le film traite de déterminisme génétique et sociologique. Les dialogues sont impeccables, assez rares pour laisser place au silence oppressant souligné par la musique. Toutefois quelques scènes sont inutiles et créent des longueurs. Le réalisme des scènes est percutant, quasi clinique et un peu glauque tant certains personnages sont inquiétants.
Encore un très bon film australien qui nous tient en haleine jusqu'à la fin.A la fois polar, thriller et études de moeurs, ce film tout en auscultant les relations familiales particulièrement ici conflictuelles, décortique à merveille la psychose des personnages et la fin du film est une grande surprise. De plus l'humour contenu y allège le propos, le personnage de la mère est particulèrement bien campé. a voir de toute évidence.
Gros problème de rythme qui rappelle que mettre en scène un film "lent" avec des plans longs n'est pas à la portée de tout le monde. Les acteurs sont peu convaincants et inconsistants dans des rôles inintéressants (une bande de durs à cuir psychopathes qui tapent la pose en chemise hawaïenne), il n'y a par ailleurs aucune intensité. Vous l'avez compris, je n'ai pas du tout réussi à rentrer dans ce film qui est d'un ennui mortel et d'une banalité en rupture avec un pitch à priori attirant, je ne comprend absolument pas l'engouement qu'il a pu suscité.
N'attendez pas un film d'action, ce film repose plus sur la psychologie des différents personnages. Étonnant de voir cette famille qui tente de rester "unie" sous l’autorité de la matriarche magistralement interprété. Un film dérangeant sur le choix d'une destiné d'un jeune ado paumé. Quelques longueurs, mais cela se laisse regarder.
Une fin à la "Un prophète" qui met extrèmement mal à l'aise, nous achevant alors totalement, remettant le couvercle sur une famille pas claire du tout, voire carrément glauque.... Suite au décès par overdose de sa mère, sans ressentir apparemment aucune émotion, Joshua se retrouve "adopté" par le clan familiale, bande de malfrats réunie autour de la figure pivot de la grand-mère. Les bras ballants, une bouche ouverte dont il ne sort aucun mot, le regard torve, amorphe, le jeune homme, pièce rapportée extérieure, observe de l'intérieur, ces mecs surjouer les caids, sans savoir s'il a quelque chose à voir avec cette famille en dehors des liens du sang, d'autant plus qu'un climat particulier règne entre cette famille surveillée par l'anti-gang. Petit à petit il est initié prudemment, notamment par Barry, qui gère cette situation particulière. Mais le climat se dégrade brutalement - exécutions qui sapent ce qui tenait cette famille d'un bloc - entrainant dans la déraison sa désagragation dans une spirale étourdissante et claustrophobe, de plus en plus menaçante, de vengeance parano-cocainée... notamment avec l'apparition d'un oncle particulièrement psychopathe....