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Lilali_111
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3,0
Publiée le 3 août 2026
"Prince of Broadway" est tourné à la caméra épaule afin de donner un aspect plus réaliste. Le problème, c’est que l'image bouge parfois énormément et que les gros plans sont un peu trop nombreux. Côté scénario, on suit un immigré en situation irrégulière qui vit de la vente de contrefaçons et se retrouve soudainement avec un bébé sur les bras. L’histoire rappelle un peu celle du film "Zion", mais les mésaventures du protagoniste y sont traitées de manière plus réaliste. En fin de compte, si le récit reste crédible, cette mise en scène ne m'a pas vraiment convaincue. C'est un film qui se laisse regarder facilement, sans pour autant être étincelant.
Tandis qu’Anora, Palme d’or 2024, est diffusé à partir d'aujourd’hui, les 4 premiers films inédits en France du cinéaste indépendant, Sean Baker, sont opportunément sortis la semaine dernière. Dans Prince of Broadway, la caméra de Sean Baker suit de près Lucky, un immigrant ghanéen sans papiers qui vit à New York en rabattant des clients dans la rue pour les accompagner dans l’arrière-boutique de Levon, autre immigré libano-arménien, où sont stockés des produits (sacs, chaussures, vêtements) de contrefaçon. La vie de Lucky, déjà difficile et marquée par la précarité, bascule totalement lorsqu’une de ses ex réapparaît sur un trottoir (pour disparaître aussitôt) et lui confie un enfant d’un an, en affirmant qu’il en est le père. spoiler: Cette révélation soudaine plonge Lucky dans la confusion, oscillant entre rejet et instinct de protection pour ce garçon dont il ne connait pas le prénom mais qu’il finira par rebaptiser Prince. Ce bouleversement l’oblige à assumer, dans une impréparation totale et non sans heurts, les responsabilités déchirantes d’une paternité dont il doute lui-même. Lucky et Prince vont ainsi évoluer dans une relation complexe, faite de hauts et de bas, de moments de doute et de rapprochements : au fil du film, même s’il se sent prisonnier de cette nouvelle vie, Lucky trouve en cet enfant un réconfort inattendu, une raison d’avancer et en quelque sorte un motif de dignité.
En parallèle, le film suit les difficultés de Levon, le « patron » de Lucky, dont le mariage gris-blanc est en crise. Tandis que Levon tente désespérément de sauver sa relation, il perd son commerce illégal à la suite d’un raid de la police. Tous deux immigrés, Lucky et Levon partagent la solitude, l'incertitude et un charme teinté de désenchantement, et c’est grâce à Prince qu'ils trouvent un lien salvateur dans leurs existences éreintées. Levon, malgré ses propres luttes, finit par encourager Lucky à accepter son rôle de père, trouvant lui-même en Prince une source de réconfort et d’espoir dans une existence marquée par l’échec.
Ce troisième long-métrage de Sean Baker ne suit pas le chemin d’une comédie légère, malgré une situation qui pourrait s’y prêter. Baker filme avec une intensité crue les oubliés de l’Amérique, en l’occurrence l’invisibilité des immigrés des grandes villes américaines et leur lutte quotidienne pour exister dans un monde qui les ignore. Le film révèle la fragilité d’existences marquées par la solitude, la précarité et le poids de l’anonymat. Dans une scène emblématique, Lucky arpente les rues de Broadway, Prince dans les bras, tentant de poursuivre son activité de rabatteur et se demande à voix haute pourquoi personne ne le remarque. Cette question, à la fois personnelle et universelle, est une interrogation sur notre propre indifférence. Prince de Broadway : un film humain, brut, qui rappelle les liens invisibles qui nous lient.
En situation irrégulière, un homme (Lucky) en véritable état de sidération lorsque sa dernière girlfriend borderline lui met son bébé dans les bras en lui annonçant qu'il en est le père.. Le film surprenant, haletant, .... donnant l'impression d'être tourné dans les rues de New York sans aucune autorisation de tournage .... Ce qui donne ViE à cette histoire!
Je n'ai pas adhéré à ce film du fait de la réalisation. La caméra est constamment en train de bouger et la plupart du temps sur des gros plans de visage. Même si l'humanité des personnages ressort, comme d'habitude dans les films de Baker.