40 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
18 critiques spectateurs
5
1 critique
4
6 critiques
3
4 critiques
2
6 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Maxime Perrotin
4 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 18 août 2026
Très bon film avec d'excellents acteurs ! Une scène d'introduction du personnage de Gérard Butler qui en glace le sang ! Cependant le film est un tantinet trop long, et également très peu accessible pour ceux qui ne s'intéressent pas à la religion, réincarnation et la poésie.
casting impressionnant, par contre quelques difficultés à suivre la vie de Dante pour ceux qui ne connaissent pas son histoire, ni même le contenu réel de la Divine Comédie pour qui n'a pas les références... Scénario donc pas assez creusé.
C’est pour moi une belle réussite pour un film découvert par hasard sur Netflix. Le casting « hors gabarit » sert une intrigue puissante qui mêle le polar mafieux aux évocations historiques et littéraires.
"L'écrivain Nick Tosches (Oscar Isaac) se met au service du parrain new-yorkais Joe Black (John Malkovich) pour mettre la main sur le manuscrit original présumé inexistant de Dante, "la Divine Comédie". Tosches se rend à Palerme où se trouverait l'oeuvre, accompagné par Louie, un tueur professionnel prolifique (Gerard Butler). Parallèlement, l'histoire narre les conditions dans lesquelles Dante (Oscar Isaac) a écrit son chef d'oeuvre, ainsi que son mariage avec Gemma Donati (Gal Gadot), alors qu'il aimait la défunte Beatrice... Vu sur Netflix, ce "IN THE HAND OF DANTE" avait tout du film piégeux. Un sujet extrêmement ambitieux (trop?), réalisé par un Julian Schnabel dont la filmographie est assez mince (on se souvient toutefois du remarqué "BASQUIAT", en 1996), tout cela interprété par un "redoutable" casting qui suscitait de nombreuses interrogations (avec la présence étonnante d'un Martin Scorsese méconnaissable, ainsi qu'une apparition d'Al Pacino). Il y avait de quoi être réticent à se lancer dans cette aventure cinématographique, filmée en grande partie en noir et blanc, et d'une durée de 02H30 tout de même. Le résultat est une divine surprise que ce long métrage sur "la Divine Comédie". Alternant judicieusement l'emploi du noir et blanc et de la couleur au gré des époques, Schnabel mélange les genres (Malkovich et Butler sont souvent à la limite de la parodie) sans jamais paraître lourd, incohérent ou absurde. Les images sont magnifiques, parfaitement en harmonie avec la poésie qui se dégage de l'oeuvre. Le visionnage de "IN THE HAND OF DANTE" demande une vraie participation intellectuelle de la part de spectateurs prêts à en découdre. On n'assiste pas ici à une projection récréative, mais bien participative; qui donne immédiatement envie de se plonger dans l'oeuvre originale de Dante Alighieri sitôt le film terminé. Le long métrage de Julian Schnabel pourra certainement ressembler à un gloubi-boulga indigeste et incompréhensible à certains. Il regorge en effet de notions philosophiques et religieuses, l'essence même de l'oeuvre du poète italien. Si l'on accroche au wagon, les 02H30 passent bien trop vite. Car on assiste bien ici à du vrai beau cinéma d'auteur. La magnifique chanson de Nick Cave ("Into My Arms") qui clôt le film "oblige" même le spectateur à assister au générique final. N'en déplaise aux critiques de la presse, "IN THE HAND OF DANTE" est une oeuvre à voir absolument."
Né à Brooklyn en 1951, Julian Schnabel est un peintre néo-expressionniste et cinéaste. La famille Schnabel quitte New York alors qu'il a 13 ans et il passe ensuite son adolescence au Texas, où il découvre l'art mexicain et l'iconographie catholique. Il étudie les Beaux-arts à l'Université de Houston -où il obtient son Bachelor of Fine Arts de 1969 à 1973, puis acquiert une bourse d'études du Whitney Museum of American Art. Après sa 1ère exposition personnelle (1976), beaucoup d'autres vont suivre et il devient rapidement une figure importante du courant néo-expressionniste. En 1996, il commence une carrière de réalisateur avec "Basquiat"; suivent 3 autres films avant qu'il ne soit élu membre de la Royal Academy de Londres (2009) avant d'offrir au public (2 films et 16 ans plus tard) "In the Hand of Dante", sa 7ème réalisation. Sélection officielle, hors compétition, de la Mostra de Venise 2025, ce film est une adaptation du roman noir éponyme de Nick Tosches, publié en 2002. L'intrigue, qui entremêle deux récits se déroulant dans des mondes parallèles (un à l'époque de Dante et l'autre au XXIème siècle), semble évoluer dans un univers à part, où seul le présent qui existe paraît éternel, troublant les notions d'avenir et de passé. Réunissant tous les ingrédients d'une grande épopée littéraire, dotée d'une distribution prestigieuse, cette œuvre cinématographique possède non seulement un visuel au style redoutable -aux photographies qui marquent les esprits- mais également une puissance narrative qui explore les questions de créativité, de foi, de pouvoir et de rédemption. Se faisant tour à tour comédie noire et romance spirituelle, en passant par le polar à la sauce gangster, il est rassurant de découvrir une œuvre prendre des risques d'une telle envergure. À l'image du manuscrit qui constitue le cœur de l'histoire, "In the Hand of Dante" suscite l'admiration.
10 617 abonnés
11 767 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 5 juillet 2026
De la fin du Moyen Âge à notre époque, le classique de Dante Alighieri, la « Divine Comédie », passe de main en main et attise les convoitises. Joe Black charge un écrivain égocentrique et un tueur à gages impitoyable de se rendre en Italie pour rapatrier le manuscrit et le faire authentifier. Les principaux acteurs incarnent un double rôle dans cette double trame narrative qui est entrecoupée d'intrigues secondaires et de flashbacks. Une fresque ambitieuse qui oscille entre le drame historique, le polar et la réflexion philosophique. Bien qu'alambiquée, l'intrigue reste lisible, mais elle aurait gagné à être plus concise dans sa trame principale. On sait que Julian Schnabel aime les symboles, mais son histoire est trop chargée et n'arrive pas à transcender ou à transmettre des émotions. On a parfois l'impression que la forme prend le pas sur le fond. Ce n'est finalement pas qu'une impression et si ce n'est pas dérangeant quand on peut profiter de la beauté de la cinématographie, on en revient toujours aux lacunes du scénario. Des fois, c'est tellement kitsch qu'on dirait une parodie de film. À la limite, quand c'est pour montrer de la violence décomplexée, ça passe avec un amusant Gerard Butler, mais le reste du temps... "In the Hand of Dante" n'est pas aussi mauvais que j'ai pu le lire, mais c'est un film maladroit et désordonné qui laisse quand même des regrets quand on voit les noms devant et derrière la caméra.
Il y a peut-être trop d'inspirations multiples pour donner à ce film une identité remarquable. Les meurtres font penser à du Quentin Tarentino. L'enquête pour récupérer puis authentifier le manuscrit rappelle du Dan Brown par Ron Howard. Les styles graphiques (noir et blanc, 4:3, 16:9) devraient aider à comprendre les différentes époques du récit, mais ce n'est pas simple. On se demande si Nick est la réincarnation de Dante Alighieri et Giuletta celle de Gemma. Les différentes dates sèment parfois la confusion 1999, 1949 (?), 2001. La scène qui se déroule en 1302 à Florence, est des plus confusante. Dante y est représenté comme un enfant d'une douzaine d'années alors qu'il avait trente-sept ans cette année-là. Quelques vers de la Divine Comédie se glissent ici et là, comme "Nel mezzo del cammin di nostra vita". On se dit à un moment que personne d'autre que Al Pacino aurait pu embrasser un enfant qui vient de faire un meurtre. Soudain à 1:29, retentit Jumpin' Jack Flash des Rolling Stones. Ce qui, après avoir vu Martin Scorsese en Isaiah, ne m'a pas surpris. Mais quel lien avec l'œuvre du XIVe siècle ? J'ai noté aussi cette jolie réplique de Nick : "Que vous soyez loin ou près de chez vous, la Lune ne tourne jamais le dos à la Terre." Au final on ressort pensif, en se demandant où tout ça nous mène tout en ayant apprécié une histoire d'amour de sept siècles. Tempus fugit.
Nick est un écrivain passionné de Dante et est le candidat choisi par la mafia pour authentifier un manuscrit de la "Divine Comédie". Parallèlement, on voyage aussi dans le passé sur les traces de Dante, ses amours et la sauvegarde de son manuscrit... Que c'est long, que c'est boursouflé... La forme déjà est à revoir, tant la pirouette originale, à savoir (spoiler: donner des rôles aux mêmes acteurs dans le passé puis à l'époque contemporaine) n'apporte rien, si ce n'est de faire revenir des acteurs très moyens (je pense à Butler et Gadot). L'apparition de spoiler: Scorcese en vieux rabbin est aussi anecdotique , les deux différents formats cinématographiques sont au final un beau gâchis puisqu'aucun ne parvient à restituer la luminosité et la beauté de l'Italie (quand on voit que Venise par exemple sert de décor...). Le propos et l'intrigue ensuite sont foutraques, le côté mystique et religieux est bien trop brouillon, la violence gratuite est inopportune, l'histoire d'amour n'est pas crédible, bref c'est (très) mal fichu et je ne recommande à personne de perdre son temps devant ce ratage.
D'accord, le thème me plait, la distribution est attirante. Mais au-delà, j'ai beaucoup appris en parallèle des 150 minutes de ce film et au final, j'ai envie de lire La Divine Comédie pour tenter de comprendre comment ce poème a pu traverser sept siècles et continuer de bouleverser ceux qui s'en approchent. Lapidez-moi si vous voulez, mais Julian Schnabel et ses personnages hauts en couleurs, ses dialogues bavards, certes, mais qui font monter la tension, sa violence verbale, physique et symbolique, les libertés qu'il prend avec la narration, la peinture, la littérature… ne vous font pas penser à Quentin Tarantino et ses références pop, son Pulp Fiction ou ses Kill Bill ? J'y ai vu un film d'auteur qui interroge l'identité, la création, la transmission et il parle à l'artiste que je pourrais être.
J’aime les récits qui mettent en scène le moyen age et la Renaissance, surtout si ils ont trait à des personnes ou événements ayant existé. Un thriller autour de Dante Alighieri ne pouvait que me séduire. Hélas je suis déçue. C’est trop long, trop lent, trop bavard. Déjà 40 mn de mise en place c’est trop, pourquoi s’étaler sur le passé du personnage joué par Gérard Butler, il faut 2 mn pour comprendre que c’est un parfait salaud tant le personnage est caricatural. Rien à trop redire sur les acteurs, même si Gal Gadot et Jason Momoa ont un rôle en retrait et l’actrice qui joue la Béatrice moderne à la fin n’est pas un canon de beauté (à ce point là c’est étonnant, c’est pourtant ce qui avait séduit Dante) Le problème principal c’est le récit : on a une succession de récits situés à l’époque moderne (c’est le thriller) qui alternent avec la période médiévale. Ce n’est pas inintéressant mais cela casse un rythme déjà pas très soutenu et c’est un mélange des genres (récit historique /thriller moderne), pas très réussi. Je passe sur la fin avec un Mephistophélès plus bavard que terrifiant, en plus c’est un personnage de Faust /Goethe du 16° siècle (2 siècles plus tard!). A force de vouloir en faire…. Vous retirez une heure et vous obtenez quelque chose de plus dynamique. Dommage...