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Michael78420
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3,0
Publiée le 29 juin 2026
Il y a peut-être trop d'inspirations multiples pour donner à ce film une identité remarquable. Les meurtres font penser à du Quentin Tarentino. L'enquête pour récupérer puis authentifier le manuscrit rappelle du Dan Brown par Ron Howard. Les styles graphiques (noir et blanc, 4:3, 16:9) devraient aider à comprendre les différentes époques du récit, mais ce n'est pas simple. On se demande si Nick est la réincarnation de Dante Alighieri et Giuletta celle de Gemma. Les différentes dates sèment parfois la confusion 1999, 1949 (?), 2001. La scène qui se déroule en 1302 à Florence, est des plus confusante. Dante y est représenté comme un enfant d'une douzaine d'années alors qu'il avait trente-sept ans cette année-là. Quelques vers de la Divine Comédie se glissent ici et là, comme "Nel mezzo del cammin di nostra vita". On se dit à un moment que personne d'autre que Al Pacino aurait pu embrasser un enfant qui vient de faire un meurtre. Soudain à 1:29, retentit Jumpin' Jack Flash des Rolling Stones. Ce qui, après avoir vu Martin Scorsese en Isaiah, ne m'a pas surpris. Mais quel lien avec l'œuvre du XIVe siècle ? J'ai noté aussi cette jolie réplique de Nick : "Que vous soyez loin ou près de chez vous, la Lune ne tourne jamais le dos à la Terre." Au final on ressort pensif, en se demandant où tout ça nous mène tout en ayant apprécié une histoire d'amour de sept siècles. Tempus fugit.
Nick est un écrivain passionné de Dante et est le candidat choisi par la mafia pour authentifier un manuscrit de la "Divine Comédie". Parallèlement, on voyage aussi dans le passé sur les traces de Dante, ses amours et la sauvegarde de son manuscrit... Que c'est long, que c'est boursouflé... La forme déjà est à revoir, tant la pirouette originale, à savoir (spoiler: donner des rôles aux mêmes acteurs dans le passé puis à l'époque contemporaine) n'apporte rien, si ce n'est de faire revenir des acteurs très moyens (je pense à Butler et Gadot). L'apparition de spoiler: Scorcese en vieux rabbin est aussi anecdotique , les deux différents formats cinématographiques sont au final un beau gâchis puisqu'aucun ne parvient à restituer la luminosité et la beauté de l'Italie (quand on voit que Venise par exemple sert de décor...). Le propos et l'intrigue ensuite sont foutraques, le côté mystique et religieux est bien trop brouillon, la violence gratuite est inopportune, l'histoire d'amour n'est pas crédible, bref c'est (très) mal fichu et je ne recommande à personne de perdre son temps devant ce ratage.
D'accord, le thème me plait, la distribution est attirante. Mais au-delà, j'ai beaucoup appris en parallèle des 150 minutes de ce film et au final, j'ai envie de lire La Divine Comédie pour tenter de comprendre comment ce poème a pu traverser sept siècles et continuer de bouleverser ceux qui s'en approchent. Lapidez-moi si vous voulez, mais Julian Schnabel et ses personnages hauts en couleurs, ses dialogues bavards, certes, mais qui font monter la tension, sa violence verbale, physique et symbolique, les libertés qu'il prend avec la narration, la peinture, la littérature… ne vous font pas penser à Quentin Tarantino et ses références pop, son Pulp Fiction ou ses Kill Bill ? J'y ai vu un film d'auteur qui interroge l'identité, la création, la transmission et il parle à l'artiste que je pourrais être.
J’aime les récits qui mettent en scène le moyen age et la Renaissance, surtout si ils ont trait à des personnes ou événements ayant existé. Un thriller autour de Dante Alighieri ne pouvait que me séduire. Hélas je suis déçue. C’est trop long, trop lent, trop bavard. Déjà 40 mn de mise en place c’est trop, pourquoi s’étaler sur le passé du personnage joué par Gérard Butler, il faut 2 mn pour comprendre que c’est un parfait salaud tant le personnage est caricatural. Rien à trop redire sur les acteurs, même si Gal Gadot et Jason Momoa ont un rôle en retrait et l’actrice qui joue la Béatrice moderne à la fin n’est pas un canon de beauté (à ce point là c’est étonnant, c’est pourtant ce qui avait séduit Dante) Le problème principal c’est le récit : on a une succession de récits situés à l’époque moderne (c’est le thriller) qui alternent avec la période médiévale. Ce n’est pas inintéressant mais cela casse un rythme déjà pas très soutenu et c’est un mélange des genres (récit historique /thriller moderne), pas très réussi. Je passe sur la fin avec un Mephistophélès plus bavard que terrifiant, en plus c’est un personnage de Faust /Goethe du 16° siècle (2 siècles plus tard!). A force de vouloir en faire…. Vous retirez une heure et vous obtenez quelque chose de plus dynamique. Dommage...
Sur le Papier, un aspect Polar mystérieux ! En realité ? Un Film d'une lenteur quasi-insupportable, avec des dialogues sans fin, des acteurs et images de qualité plus que moyenne ... Ce n'est vraiment pas bon !
Je suis malheureusement resté à distance de In The Hand of Dante, malgré de réelles qualités artistiques. C’est un film visuellement fascinant, qui adopte des styles de réalisation différents selon les personnages et les époques, tout en conservant une photographie magnifique et une mise en scène particulièrement soignée. Côté interprétation, Oscar Isaac et Gerard Butler livrent des performances remarquables et portent une grande partie du récit sur leurs épaules. À l’inverse, Gal Gadot apparaît moins convaincante et peine davantage à marquer les esprits. Le principal problème vient de l’écriture. L’histoire est régulièrement ralentie par des scènes trop longues et excessivement bavardes, ce qui finit par alourdir l’ensemble. Certains rebondissements donnent également l’impression d’être ajoutés artificiellement sans apporter grand-chose au récit. Le suspense est pourtant bien présent et plusieurs séquences parviennent à maintenir l’attention. Malheureusement, le rythme manque d’équilibre et la durée aurait clairement gagné à être raccourcie pour renforcer l’impact émotionnel et narratif. Un film ambitieux et esthétiquement superbe, mais dont les qualités visuelles ne suffisent pas à compenser une narration parfois laborieuse.
Un casting complètement dingue, un scénario qui rappelle la neuvième porte de Polansky. (D'ailleurs Johnny Depp était le premier choix avant Oscar Isaac.) Par contre c'est moins bien réalisé, mais ça reste très correct...