La teen romcom est un des rares genres qui survit à toutes les époques malgré les critiques qui reviennent à chaque sortie. The Spectacular Now de James Ponsoldt est le dernier exemple en date.
Simple histoire d’amour entre deux underdogs, magistralement joués par deux jeunes talents d’Hollywood, Miles Teller et Shailene Woodley, The Spectacular Now se sépare du reste de la production cinématographique de la teen romcom par son côté réaliste et sans concession sur les sujets auquel il s’attaque. Spoilons un peu, mais non, Sutter Keely ne se débarrasse pas de son alcoolisme à la fin du film, non il ne se réconcilie pas avec son père, qui n’est pas un chic type et il ne récupère pas son boulot, qu’il a abandonné dans une scène marquante, touchante et particulièrement réussie. Epousant le point de vue du personnage interprété par Miles Teller et poussant presque Shailene Woodley à être un second rôle, The Spectacular Now gagne en émotion et en identification. Impossible de ne se reconnaître ni en Teller ni en Woodley, les personnages sont écrit avec un tel talent qu’ils sentent le réel. Tout comme les autres personnages et les situations, qui pourtant ne manquent pas de poésie, comme cette balade dans les bois pendant une fête ou ce voyage pour aller rencontrer le père de Sutter, joué par un Kyle Chandler à contre-emploi. On retrouve aussi Andre Royo, Bob Odenkirk, Brie Larson, Mary Elizabeth Winstead et Jennifer Jason Leigh dans des petits rôles réjouissants.
Doté d’une bande-son efficace et d’une interprétation sans faille, The Spectacular Now brille surtout par l’universalité de son propos, qui n’est jamais simple et pourtant sans prétentieux. Un délice.
Petite bombe du Sundance 2013, il sort en fin d'année comme un bon cru dont la réputation devance largement l'appréciation du goût. Le film repose finalement sur les deux jeunes stars (S. Woodley et M. Teller) qui offre un magnifique duo d'adolescents normaux au final. Grâce à la capacité et le choix de J. Pondsolt de laisser ses acteurs s'exprimer devant la caméra (avec quelques plans longs dans les échanges entre les deux) qui démontre l'alchimie qui se crée entre les deux personnages, en plus, des acteurs imparfaits physiquement, leur maquillage semble naturel au possible (enfin une peau adolescente dans un film sur le sujet) et les yeux magnifiques et expressifs de S. Woodley ne donne que de la qualité et de l'émotion à l'ensemble de l’œuvre. Le duo fonctionne parfaitement et le film doux-amer arrive à surprendre et toucher directement la partie sensible ou qui fait mal, (selon qu'on ressent ou pas des émotions devant le film) pour marquer pendant un bon moment l'esprit qui nous habite ; à l'instar d' « American Beauty ». J. Pondsolt livre aussi le meilleur film sur l'adolescence depuis les métrages de J. Hugues et semble posséder cette même sensibilité et compréhension, d'une justesse chirurgicale, pour les adolescents. Une sorte de préquel à « Garden State » dont le cinéma indépendant américain a le talent de mettre en œuvre.
Déjà remarqué avec "Smashed" qui parlait d'alcoolisme, James Ponsoldt se lance ici dans le registre casse-gueule du drame romantique. Je dis drame pour ne pas dire comédie car "The Spectacular Now" ne s'inscrit pas du tout dans ce genre qui apporte généralement un peu de joie vivre. S'il y a une histoire d'amour dans le film, elle est teintée d'un regard un peu fataliste sur la vie et le destin des lycéens une fois qu'ils ont leur diplôme. Passé le lycée, c'est la vraie vie qui commence, l'insouciance doit disparaître au profit des responsabilités. Une chose que Sutter a du mal à accepter, se cachant derrière sa façade de mec drôle et cool pour se voiler la face. Jusqu'à ce que sa rencontre avec Aimee change la donne. Sur un scénario subtilement écrit par ceux qui nous ont offert "(500) jours ensemble", James Ponsoldt parvient à très bien saisir ces moments de doutes et de bonheur fugaces, ceux que l'on ne connaît qu'à un certain moment de notre vie, au moment où celle-ci bascule et que l'on devient adulte et responsable. Il faut dire que le charme et le naturel du couple formé par Miles Teller et Shailene Woodley apporte une vraie crédibilité à l'ensemble.
Que dire de The Spectacular Now? Le meilleur moyen de le résumer serait par quelques mots: c'est un film très vrai, très touchant. Contrairement de bien des films du genre, The Spectacular Now rend magnifiquement les relations humaines, la vie telle qu'elle est vraiment. On se prend vite d'affection pour tout les personnages, qui sonnent tous justes. On suit Sutter Kelly un garçon dynamique, enjoué, qui profite de chaque instant, mais qui aussi sape ainsi son futur. Perdu, c'est sa rencontre avec Aimee et tout les événements qui vont en découler qui pourrons le changer. Ce qui est particulièrement plaisant dans The Spectacular Now, c'est à quel point la simplicité dans la mise en scène, les dialogues associé au jeu excellent des acteurs rendent aussi la réalité. Ce n'est pas un film que l'on voit là, c'est la véritable vie de Sutter et Aimee, et on ne peut qu'être ému en en ressortant.
Shailene Woodley est craquante à souhait mais Miles Teller ne m'a pas convaincu. Et les séquences ne sont pas intéressantes dans l'ensemble. Une comédie dramatique qui se veut percutante mais qui n'invente rien et surfe sur l'absence totale de prise de risques. La mise en scène est intéressante par moments.
Jeune & Jaune Le premier film de James Ponsoldt, Smashed, dressait déjà le portrait d'une jeunesse un peu perdue. Dès la première scène, la protagoniste se mettait dans un embarras par un manque de sagesse. Ici, le parcours décadent de Sutter est plus progressif. Une déconstruction ravageuse. Paumés et guidés par l'alcool, les héros de ses films voient leur monde tanguer. The Spectacular Now raconte autrement ce même combat contre l'instabilité et un certain déclin. Beaucoup moins bohème que sa première œuvre, il en est moins rythmé et moins captivant. D'avantage de simplicité donc, et ce n'est pas déplaisant. Smashed est beaucoup axé sur la seule histoire de vie de Kate. James Ponsoldt a ouvert son second récit sur des rôles plus importants et plus complets. L'axe de ces deux films c'est Mary Elizabeth Winstead. Vedette de Smashed c'était une jolie surprise de (re)découvrir cette actrice à des kilomètres de sa simple Lee de Death Proof. Elle étonne à nouveau dans un second rôle intriguant. Grande sœur très digne, débarquée dans un univers mondain. Holly Keely est en décalage complet avec sa famille et le décors complet du film. Sorte de Gabrielle Solis (Desperate Housewives), tout de même un peu plus nature. Parmi les autres personnages secondaires, c'est amusant de voir Bob Odenkirk (Saul Goodman) dans un sobriété en décalage de avec son travail dans Breaking Bad. Brie Larson (United States of Tara) continue sa belle ascension avec un présence extraordinaire et Kyle Chandler (le père de Sutter) est convaincant en ordure égoïste. Le jeune duo du haut de l'affiche tient ses promesses. Shailene Woodley révélée par The Descendants s'inscrit définitivement dans les grands espoirs à surveiller. Son partenaire Miles Teller est une chouette découverte. Ses rencontres avec son père et Aimee sont de belles scènes. Après une intro narrative façon Scorsese chez Juno, Sutter est réveillée ivre et affalé dans un jardin par la lumineuse Aimee. Entrée en matière posée et délicate. Simplement réjouissant dans la bonté de ses jeunes acteurs. Cette rencontre fortuite passe par quatre étapes. Un flirt pas si réciproque, la faute à la nostalgie de Sutter envers son ex; la complicité grandissante dans des échanges généreux; la complication dans les travers de l'alcool et les problèmes de chacun; puis les retrouvailles inévitables mais réconfortantes. La dualité entre les deux enfants et leurs mères est intéressante mais pas autant aboutie que la relation père/fils autre clé de l'histoire. D'abord spirituelle puis concrète. Le scénario commence par mettre en avant l'image paternelle pour la casser par la suite. Le piédestal tombe très bas dans une scène de rencontre fascinante. Kyle Chandler est un père affligeant et pathétique et le jeu transmet tout l'aberration ressentie par Sutter et sa petite amie. Nous même spectateur on se retrouve en peine. A partir de là démarre la reconstruction qui commence par une explosion. Shailene Woodley déborde d'amour et de grâce. Ce qui amplifie le malaise de son amoureux. Une fois toute les épreuves du couple traversées, le film devient une comédie-romantique pas comme les autres. Au propos bien plus sincère que ne le veux souvent le genre et au regard aussi grave que portait Juno sur le difficile passage à l'âge adulte. Des personnages attachants grâce à des interprètes très justes et une histoire touchante. Sérieux dans le texte mais léger dans le contexte et la mise en scène. Image beaucoup plus cadrée que dans Smashed et photographie carrément jolie. Robe jaune entourée de feuilles vertes, superbe maîtrise des couleurs et de l’esthétisme naturel. Énième chronique sur les titubations de l'adolescent grandissant, "The Spectacular Now" gagne aussi en maturité avec une sobriété travaillée. Dialogues et réalisation parfaitement simples. Moins captivant que Smashed en revanche dans le travaille musical et le montage, dommage
Vous avez aimé "It's about time" ?! Passez votre chemin devant "The spectacular Now" ! Prévisible, mou et interminable sont les trois meilleurs adjectifs pour décrire le film.
Outre l'histoire faussement originale au début, on a du mal à croire au jeux d'acteur du petit couple qui laisse vraiment à désirer.
Sans oublier que le héros de 18ans, comme tout les jeunes de son âge, est alcoolique... Logique.
On notera d'ailleurs que le réalisateur a oublié toute la partie "alcoolisme" de ses personnages.
Ça démarre comme un classique teenage movie : Sutter, un jeune branleur, cancre notoire de son lycée, amateur de filles et d’alcool, se remet mal du départ de sa petite amie. On craint le pire, tous les codes sont là, la bouille du type aussi, aperçu dans "Project X" et "Footloose"… Mais fausse alerte, le récit bifurque de suite avec l’arrivée de Aimee (la bien nommée) une adolescente timide, physiquement sans intérêt pour un serial dragueur, et qui va pourtant peu à peu bouleverser toutes les préventions de Sutter. Ecrit par le tandem de scénaristes de "500 jours ensemble", petit bijou de la comédie sentimentale, "The Spectacular Now" déroule une touchante histoire d’amour, jamais mièvre, empreinte même d’une surprenante gravité. Belle surprise donc que ce premier long-métrage, original et sincère, et qui révèle au passage 2 jeunes acteurs enthousiasmants : Miles Teller et Shailene Woodley. Allez-y sans tarder : le film ne passe plus que dans quelques salles, à raison d’une ou deux séances par jour.
Beau film Étrange mais pourtant si ne s'agit pas d'un film "gnangnan" sur l'adolescence mais plutôt un film dans la ligne du "monde de Charlie" Film mature et réaliste... Les acteurs sont super avec notamment Shailene Woodley, une vrai révélation depuis "the descendant"! On découvre un film simple avec un scénario déjà connu a l'avance mais pourtant surprenant! Le passage de l'âge adulte est admirablement bien mis en avant! A voir
Ce n’est pas le plus grand film du monde, mais j’ai bien aimé. Le pitch ? Un looser d’une vingtaine d’années, alcoolique, qui vient de se faire larguer par sa copine sur un malentendu, rencontre une fille de son lycée. Va commencer un genre de romance à l’américaine, avec en fond le spectre une fois encore de l’abandon, de la recherche du père, etc, etc, tout ce que l’on a vu mille fois dans bon nombre de films. Ce qui sauve cette comédie romantique, c’est son honnêteté. La mise en scène est simple, pour une fois absolument pas nunuche, elle va droit au but, proposant de longues scènes de dialogues plutôt bien vus, et notamment un immense plan séquence magnifique, qui s’achève par le premier baiser échanger par les personnages principaux. Il y a énormément de scènes magnifiques de par leur simplicité, une lumière formidable, chaleureuse, de beaux cadres, très peu de musique, et une narration efficace bien que très traditionnelle. Les deux comédiens s’en sortent très bien et contribuent à la sincérité que dégage le film. The Spectacular Now ne révolutionnera pas l’histoire du cinéma, mais je recommande chaudement.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain : cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie. Pourquoi grandir alors que le monde des adultes semble triste, semé de déceptions et de chagrins ? Telle est la philosophie de Sutter, jeune homme fêtard et soulard. À peine séparé de sa copine, il va rencontrer Aimee, son parfait opposé.
Nouveau portrait générationnel pour les deux scénaristes de 500 jours ensemble. Vrai, sensé, sensible, touchant, charmant, la réussite de ces films intimistes vient évidemment de ses protagonistes, où l’on se souvient du maladroit Joseph Gordon Levitt, plus attachant que canon. C’est ici la même chose pour Miles Teller. Une telle empathie se dégage de ces personnages que nous avons l’impression de les connaître personnellement, depuis toujours.
Sur le point formel, The Spectacular Now recèle d’idées intéressantes. James Ponsoldt opère des plans longs (voire même des plans-séquences) uniquement lors de scènes cruciales, tel qu’un premier baiser, une déclaration officielle ou une première fois. Quant à la musique, elle joue un rôle important car elle fonctionne de manière minimaliste, par petites touches, afin que le public saisisse l’importance de sa douce mélancolie (ressemblant à une version instru’ des XX).
Ces deux adolescents semblent avoir été écrits avec une plume d’oie, tellement leur écriture est fine et précise. On comprend l’importance du modèle parental que chaque enfant encaisse à sa manière. L’absence de la figure paternelle entraîne chez Sutter un penchant pour l’autodestruction et de sérieux problèmes affectifs qu’il comble par l’alcool, un point qui n’est presque jamais abordé dans le film. C’est tant mieux car il n’y a pas besoin de discours d’une heure pour saisir les enjeux de cette question, les conséquences de nos actes y répondent parfaitement.
Parlons enfin de l’essence du travail de ces scénaristes : le couple. Dans The Spectacular Now, cette figure est paradoxale. Ils se détruisent ensemble par l’intermédiaire de l’alcool sans jamais en parler. Mais ils se construisent réciproquement et sont aussi en parfaite symbiose. Quand l’un doit affronter sa mère comme il ne l’a jamais fait, l’autre doit aller lui parler pour prendre son envol. Leur première est rencontre est sublime : à la fois anodine et symbolique. Sutter est raide mort, Aimee lui tend la main pour l’aider à se relever mais il ne la prend pas. Leur aventure peut alors commencer. Pour plagier une très belle œuvre, ce n’est pas une histoire d’amour, c’est un film qui parle d’amour, mais aussi de la vie, avec un grand et magnifique V.
Un teen-movie basique? Une rom-com banale? Oui, l'affiche et la bande-annonce suggèrent cela. Mais diable que c'est maladroit de réduire toute sa promotion à de tels raccourcis! Surtout quand on a vocation à raconter bien plus que cela. Car The Spectacular Now raconte bien plus que cela.
La pertinence du portrait de l'adolescence américaine que nous dresse ici Ponsoldt réside indéniablement dans la performance de ses deux acteurs principaux : Miles Teller, aperçu dans "Projet X", et Shailene Woodley, révélée par "The Descendants", sont merveilleux dans leurs rôles, si bien que le fait qu'ils soient des rôles s'estompe progressivement. Les deux semblent ne pas jouer mais être : à la fois authentique et actuel, Teller est une vraie révélation; et Woodley s'impose déjà comme une star bankable avec laquelle il va falloir compter dans les années à venir. La scène du ""I love You";"No you don't"" dans la voiture devrait d'ailleurs servir de modèle pour tous les jeunes acteurs. Mais globalement, cette semonce de la dérive adolescente -presque insoluble parce qu'habituelle-, plus uppercut dans son fond que dans sa forme, est incroyable dans sa capacité à attendrir le spectateur pour mieux le retourner au rebondissement suivant.
Exceptionnel grâce à ses deux acteurs pleins de maturité, The Spectacular Now se dévoile comme une très bonne surprise de ce début d'année, malgré un scénario parfois un peu trop classique dans ses interlignes. Vu et approuvé.
Film très sympa, porté par 2 acteurs au top de leur formes. L'histoire est banale + on va dire, mais ce qui retient c'est bien la mise en scène profitant du talent des têtes d'affiches pour proposer quelques plans-séquence assez long où nos deux protagonistes s'en donnent à coeur joie dans des dialogues sensés. Les héros vont découvrir au fur et à mesure certaines choses de la vie que l'autre a à lui montrer, on suit ainsi l'évolution positive de chacun et certaines questions. Le message sur l'alcool est présent sans être étouffant et tant mieux.
spoiler:
J'ai trouvé ça un peu facile que la disparition du père soit la seule explication quant à la non présence de la mère et au fait que les deux héros partent vivre leur vie, on dirait que si la figure paternelle était toujours présente, rien de ceci n'aurait pu arriver, hors c'est là que le film aurait pu être plus intéressant, dommage, de plus 18ans pour déjà être alcoolique au whisky, c'est un peu fort mais bon on y accepte vu le personnage.
Une petite comédie américaine romantique/dramatique qui s'avère bien sympathique. C'est assez touchant et intéressant mais l'ensemble reste quand même assez plat.