Personnellement, je n'ai pas trop aimé ce film. Je me suis ennuyée et il m'a donné la nausée^^ Par contre, je reconnais la qualité de la mise en scène. Une ambiance pesante qui traduit l'état interne du personnage. Dommage que ce soit aussi silencieux...
Ce film est bien entendu assez réussit. Les acteurs tout comme la structure tiennent bien en place. En revanche, il est dur d'apprécier tel spectacle. Retranscrire un fait divers à l'écran d'accord, mais vite plombant. Bien sur, il est important de parler de ces faits, de les médiatiser, mais je crois que le genre documentaire serait plus approprié. Coté technique, je soupçonne le réalisateur d'avoir utilisé le temps réel comme une excuse pour durer dans le temps (le plan séquence aurait dans ce cas été bien plus approprié.).
"Fais de moi ce que tu veux mais ne me tue pas". Soubresaut, poitrine léchée par une lune translucide, paillette, Madone ensanglantée tout droit sortie de l'esprit trouble du jeune étudiant -Peping. Foule mouvante, cadavres inertes, l'étude de la criminologie ne sera d'aucune aide ici. Grimpe, assieds toi, ça rapportera gros, à toi la belle vie, pense à ta femme, ton gosse, tu crois que... Vaisseau fantôme fendant la nuit, tu n'auras qu'à... Petit, les limites sont à jamais franchies, les phares n'éclairent qu'une route poussiéreuse, repue de corps sans vie et toi, toi petit tu te sens comme le bétail que l'on mène à l'abattoir. pourtant, cette destination tu la connais, en début de journée, à la mairie, rappelle toi, le Cercle froid à ton doigt... tu vois? Ton souffle s'accélère, des bulles acides tapissent ton estomac, t'as la tête en vrac, tu Veux te réveiller. mais.. L'aube t'apporte un réconfort fragile, drape toi en, il va faire froid.
Et dire que ce film a reçu les louanges de Tarantino et a été récompensé à Cannes... Mon Dieu !!! Bien qu'il soit très réaliste, on peut noter de nombreux point qui font de ce long métrage le navet de l'année !!! D'une part, J'ai détesté la façon dont Mendoza a filmé... Une mauvaise luminosité, un scénario inexistant... Le montage est à refaire en totalité car 1h40 de film c'est bien trop long !!! D'ailleurs si on fait le compte, le film pourrait quasiment être un court métrage tant il est saturé de scènes plus inutiles les unes que les autres ce qui forcément plonge le spectateur dans un ennui profond...
De la violence gratuite à son paroxysme ! Un film dérangeant sur le sort d'une pauvre femme suivi sous le regard d'un jeune homme en quete d'argent! On est effrayé devant autant de vices et autant d'inhumanité qui habitent les protagonistes de ce film ! Un film à la réalisation incertaine , qui donne encore plus un sentiment de dureté et pénombre à ce film ! Un film d'une rare violence...
Mon premier Mendoza, réalisateur dont j'avais entendu parlé mais que je n'avais pas encore visionnéet que j'ai pris plaisir à découvrir. Dans Kinatay, il joue à merveille avec le malsain. L'histoire est bien construite et le point de vue adopté, un point de vue banal, celui de monsieur tout le monde, était une bonne idée. De longs plans, peut-être un peu trop longs au goût de certains mais qui on renforcé cette idée de malaise. Une réussite, malgré les quelques tremblements de caméra au début. J'ignore si c'était voulu mais ça m'a un peu gêné même si par la suite tout va bien.
Ce film est vraiment inintéressant... Il y a plus dans le résumé que dans le film... Des scènes gores qui n'apportent rien, à part l'interdiction au moins de 16 ans, je pense, qui pourrait faire penser à un thriller à un peu musclé... Je le déconseille vivement...
Kinatay retrace l'histoire d'un futur policier entrainé dans une histoire de moeurs avec la mafia de manille. Ce film se narre en 24h, j'ai apprécié les rues, le brouhaha d'une ville de manille, une partie de sa culture par un mariage. Quand la nuit tombe, ce jeune policier, pour subvenir à ses besoins, travaille pour la mafia manillaise. Cette mafia récupère une prostituée qui n'a pas suivit les recommendations de celle-ci, et se fait kidnappée et rouée, voire le pire. Je m'arrête à la scène ou cette prostituée se fait embarquée par la mafia et bizarement là ou cela devait monter crescendo...l'ennui, un long ennui dans la scène de la voiture. Tellement qu'on fait attention aux réverbères de l'autoroute. Je comprends car en réalité, cela serait passé exactement comme ceci, mais au cinéma il faut plus de rebondissements. Après les scènes de gores ne m'ont pas plus génées que cela, quelques une sont cependant mal faîtes. Le prix de la mise en scène est exagéré, malgrès la véracité des images car l'ennui domine. Un film à voir sur arte, en guise de somnifère!!!
Brillante Mendoza a tourné 9 films en 5 ans (John John était déjà son quatrième) et il semble bien que son ambition soit d'être présent dans les grands festivals parce que ce n'est pas localement qu'il risque de faire recette avec une vision sociale de son pays qui a peu de chances d'être sponsorisé par l'office de tourisme philippin. Après un Tirador (sorti en DVD), ennuyeux à mourir, Kinatay reprend ce qu'on peut déjà appeler des recettes : plongée documentariste dans les rues de Manille, images quotidiennes des quartiers populaires... C'est un domaine dans lequel Mendoza est plutôt doué mais Kinatay n'apporte rien de neuf. Pendant la dernière partie, une bande de mafieux tue, démembre et disperse les restes d'une pauvre prostituée. Ce n'est pas gore, ce n'est qu'un ressort dramatique, et cela fait de nous des voyeurs. Personnellement, je ne trouve pas ça abominable (on en a vu d'autres depuis Salo) mais simplement sans intérêt d'autant que l'image est particulièrement sale et la mise en scène inexistante. Le meilleur film philippin que je connaisse reste L'éveil de Maximo Oliveros (2005) d'un certain Aureus Solito qui a, depuis, tourné trois autres films, tous inédits en France, hélas.
Bon, OK, Kinatay est lent mais on peut supposer que c'est voulu afin de faire vivre au spectateur un éspèce de temps réel dans le lent cauchemar dans lequel bascule le jeune marié candide. C'est louable, mais je pense que dans le genre "Irréversible" de Noé avait fait bien mieux, bien plus riche, tout aussi prenant aux tripes, et mieux réalisé. Et se payait le luxe de le faire dans le sens inverse, ce qui donnait un bien plus gros impact au film.
Après Serbis (2008), Brillante Mendoza refait parler de lui avec une nouvelle oeuvre singulière et assez dérangeante. Primé à Cannes d'un Prix de la Mise en Scène (est-ce une blague ?), Kinatay (2009), c'est 110 minutes consacrés à un road-movie contemplatif où longs plans-séquences interminables filmés de nuit (et donc, peu éclairés) nous empêchant d'y voir quoi que ce soit ! Ajoutez à cela, le peu de dialogue, où l’on s'ennui ferme, surtout lors de la séquence de la camionnette où durant 30 minutes, on subit le calme et l'ennui vécut par les acteurs ("le calme avant la tempête" prend alors tout son sens), car juste après ce passage à vide, le film prend une toute autre tournure et vire au cauchemar , voir même au carnage (viol, meurtre et démembrement à la machette). Bref, beaucoup de bruit pour rien (le film avait choqué à Cannes), car ici, c'est le calme plat !