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0,5
Publiée le 7 juillet 2021
Je viens de regarder Eastern Plays ce film est vraiment mauvais. Je déteste le dire par respect pour Christo Christov (Dieu ait son âme) dont la performance était peut-être la seule bonne chose dans cette pseudo histoire. Je suis tellement fatigué de tous ces films bulgares intellectuels qui sont faits pour être compris seulement par le réalisateur et nécessitent au moins une demi-heure d'explication pour le spectateur. Il suffit de lire le synopsis et on a tous compris alors pourquoi regarder le film en entier. Le concept original est bon donc je ne peux pas croire que le réalisateur était si mauvais qu'il n'ai pas réussi à le développer. J'ai eu du mal à le regarder jusqu'à la fin et j'ai sauté les nombreux moments où il ne se passait rien ce qui représente plus de la moitié du film. Et n'osez pas me dire que je n'ai pas compris car c'est vrai je n'ai pas compris. Il n'y avait rien dans ce film a comprendre qui me fera utiliser mon cerveau pour en comprendre le concept...
Un drame social intimiste et désenchanté qui dresse une peinture pleine de justesse de la jeunesse bulgare d’aujourd’hui, porté par une interprétation excellente.
Itso et Georgi sont frères. Itso, l’aîné, a quitté l’appartement familial. Il a plongé dans la drogue et suit un traitement à la méthadone pour s’en sortir. Peintre doué, il tue son mal de vivre à force de médicaments et d’alcool. Georgi le cadet vit encore chez son père violent auprès d’une belle-mère vulgaire à laquelle il dénie toute autorité. En mal de transgression, il sèche le lycée et fréquente une bande de néo-nazis qui, un soir, agressent un couple de touristes turcs. Itso s’interpose, secourt les victimes et s’éprend de Isil, leur fille. Trouvera-t-il avec elle la voie de la rédemption ?
Le cinéma bulgare occupe un angle mort dans le paysage culturel européen. On compte sur les doigts d’une main les films qui y ont été réalisés : "The Lesson", portrait d’une femme condamnée à rembourser les dettes de son ivrogne de mari, "Glory", dénonciation grinçante de la corruption qui gangrène la société bulgare, "Taxi Sofia", portrait kaléidoscopique de la classe laborieuse sofiote à travers six conducteurs de taxi et les passagers qu’ils transportent, "Je vois rouge", documentaire autobiographique d’une émigrée bulgare sur les compromissions de ses parents pendant le communisme. Des films rares mais forts – j’ai mis trois étoiles à chacun – qui dessinent de cet ex-satellite soviétique une image peu hospitalière.
Kamen Kalev est peut-être le réalisateur bulgare le plus connu. Habitué de la Quinzaine des réalisateurs cannoise – où il présentait en 2009 son premier long "Eastern Plays" – cet ancien de la Fémis, venu de la pub, a tourné en 2014 Tête baissée avec Melvin Poupaud.
Je découvre "Eastern Plays" plus de dix ans après sa sortie grâce à Arte qui le met en ligne gratuitement selon une programmation décidément excellente (Emmanuel Mouret, Aki Kaurismäki, Hong Sang Soo….). Ce film n’a pas pris une ride. Il est inspiré de la vie de son acteur principal, Christo Christov, filmé dans l’hôpital où il vient chercher son traitement, avec le psychiatre qui le suit – nettement moins empathique que Frédéric Pierrot dans "En thérapie". Il prend un tour bien tragique quand on sait que l’acteur est décédé avant la fin du film. Le chemin de croix qu’il suit vers une improbable rédemption n’en est que plus beau…
C’est je crois le premier film Bulgare que je vois de ma vie et j’avoue avoir passé un très bon moment. Le réalisateur nous traîne aux travers du regard de son héros dans les rues de Sofia entre tradition et modernité. Son héros artiste torturé et ex-toxicomane au gré d’une rencontre fortuite avec une famille de Turcs en vacances va renouer avec sa famille et entamer un cheminement intérieur pour combattre ses démons et essayer de trouver un sens à sa vie. Le réalisateur en profite pour évoquer les problèmes de son pays : chômage, manque de perspectives, violence des hooligans et des néonazis utilisés par des politiciens peu scrupuleux… mais il se dégage néanmoins de ce film une tendresse poétique pour cette ville et une nostalgie vraiment prenante qui vous happe durant les une heure vingt-trois du film. Évidemment le film n’est pas sans défauts, le frère un peu perdu offre une histoire pas vraiment achevée et le film lui-même finit un peu abruptement et étrangement du fait du décès de l’acteur principal Christo Christov (paix à son âme) dont le film s’inspire librement de la vie et des lieux de vie. Un premier film touchant qui appellera j’espère une carrière tout aussi réussie. En ce qui me concerne ce film est à avoir sans hésitation.
Eastern Plays a été ma surprise de ce début d'année, c'est un très beau film avec plein d'émotions, les acteurs sont au top et Kamen Kalev les dirige au mieux. le DVD est plein de surprises dont les interviews de Kamen et de la jolie Saadet ! un DVD que je recommande et j'attends au plus vite son prochain film au cinéma !!!
Un regard de réalisateur délicat, juste, tout en retenue. Casting parfait, et un jeu d'acteurs à la hauteur du caméra, le personnage principal a une terrible présence. Les rues de Sofia, l'horizon des banlieues, la chaleur décrépie du béton, le chien qui traine sur le trottoir... Kalev grave un portrait précis, humain de la Bulgarie post-communiste, en réussissant l'exploit d'éviter tout cliché ou facilité. Le rythme des images épouse la musique, très belle, pour peu à peu nous aider à transcender le réel, le concret, le profane. Un magnifique film qui rend humain.
étrange film, où transparaissent à la fois un vrai talent de réalisteur et la pauvreté des moyens ; une psychologie des personnages très travaillée, et des propos politiques assénés de façon très artificielle ; une description très réaliste du Sofia d’aujourd’hui et une parenthèse mystico-religieuse assez incongrue… Déroutant et touchant à la fois.
Malgré une ambiance terne et trop cliché "film de l'Est", ce film pose les bonnes questions sur le choc des cultures et des générations en Bulgarie. Une bande son exceptionnelle avec la découverte de Nasekomix.
J'ai vu le film hier dans la séance unique (le matin au MK2 Beaubourg) et la salle était comble. C'était compréhensible tant le film est beau, il a une sorte de mélange entre l'espoir et la détresse. Le personnage principal est désabusé au point de se défaire même de ça, c'est impressionnant de justesse et de sensibilité.
Une merveille ce film, de la subtilité dans les dialogues, une déambulation aérienne dans un monde sordide et brutal ! On se sent un peu plus vivant à la sortie d'Eastern plays ..