Marie et le curé
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gimliamideselfes
gimliamideselfes

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3,5
Publiée le 26 novembre 2012
C'est un court métrage dont j'avais vaguement entendu parler mais j'avais surtout vu des images très belles. Il fallait que je vois ce film en entier, surtout qu'il était question de prêtrise. Bon ce n'est pas aussi bien que les bonnes soeurs, mais le sujet m'intéresse malgré tout.
Et il semblerait que le réalisation : Diourka soit hongrois et surtout qu'il soit avant d'être cinéaste, qu'il soit sculpteur. Et j'aurai presque envie de dire : ça se voit. Même si j'y connais rien en sculpture.
En fait c'est un film très loin des conventions établies. On a là un premier film est c'est un objet bizarroïde, qui n'a pas peur de l'étrange. Déjà les cadrages sont assez inhabituel et accompagnés de la musique ils donnent un air complètement planant au film. On est plus réellement sur Terre, on est quelque part dans l'esprit torturé de ce prêtre au bord de la folie.
Et puis on sent qu'il n'y a pas de dialogues enregistrés au moment du tournage, au départ peut-être ne devait-il pas y en avoir ? Qui sait ? La voix sort parfois de la bouche, mais les lèvres ne bougent pas.
Et puis toujours cette musique lancinante, folle.
Le film s'offre le luxe d'avoir un très beau noir et blanc et puis même si ce n'est pas ce à quoi je m'attendais. Je pensais voir un truc plus contemplatif, plus lent, finalement, ce n'est pas si mal. Mais dur de savoir quoi en penser, je me demande si on est pas presque dans du cinéma expérimental. Avec de l'expérimental mis au service d'une narration.
C'est plus qu'une simple curiosité.
chrischambers86
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 octobre 2017
C'est en 1968 que Diourka Medveczky rèalise "Marie et le curè", son premier court-mètrage, interprètè par Bernadette Lafont et Jean-Claude Castelli! Diourka s'empare ici d'un fait divers ou en mais 1958, un curè assassine sa bonne enceinte de lui...ainsi que le bèbè qu'elle porte en elle! Une histoire impressionnante qui a sans doute rappelè les horreurs de la guerre qu'à connu le cinèaste hongrois durant son enfance : les cadavres, les corps dèmembrès les bombardements, les chevaux morts [...] C'ètait devenu presque banal pour lui! Moins tape à l'oeil qu'un Buñuel, voici un court-mètrage tout à fait intèressant! Comme Bresson, Medveczky ne filme pas la colère! La rèalisation est remarquable et quelques procèdès sont utilisès avec un certain talent! Ainsi, au retour du curè, sa bonne se donne à lui, ce qui nous vaut un plan vu d'en haut fascinant qui se termine sous une table! La suite se fait dans le dur et l'austère (tuer pour effacer son pèchè), un peu comme chez Dreyer! Bernadette Lafont a tout pour sèduire son monde malgrè l'atrocité de son sort, et un registre de capacitè ètonnant! A (re)dècouvrir...
arnaud1972
arnaud1972

42 abonnés 102 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2012
inspirée d'une histoire vraie , cette relation tragique entre un curé et marie (sa dame de maison) nous entraîne dans les contradictions de l'homme, la foi, l'amour, la mort. Filmé dans un noir et blanc spendide avec de multiples trouvailles visuelles, ce court métrage est un enchantement, un petit joyau ciselé qu'il faut absolument découvrir...