The Woman in the room
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NeoLain
NeoLain

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3,0
Publiée le 28 février 2013
Franck Darabont encore inconnu dans le bataillon du 7ème art, communique avec Stephen King en envoyant une lettre en lui demandant qu'il souhaite adapter une nouvelle "The Woman in the Room", de lui. Et Stephen accepte et laisse carte blanche pour l'étudiant. Ce qui deviendra le premier Dollar Baby, terme de Stephen au sujet d'un court-métrage tourné pour la somme de 1 dollar. Sobre, effroi et subtilité, la réalisation de Darabont s'installe déjà avec grand art. Court-métrage de 30 minutes.
Bazouiye
Bazouiye

4 abonnés 203 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juillet 2026
«The Woman in the Room» est un court métrage d'une grande sobriété qui propose une adaptation d'une nouvelle de Stephen King bien différente des codes habituels du genre. Ici, pas de créature ou de monstre, l'horreur vient de la souffrance humain et du sentiment d'impuissance face à des choix difficiles auxquels l'ont peut parfois être confronter.
Le film suit un fils qui accompagne sa mère mourante, hospitalisée et plongée dans une souffrance terrible. Frank Darabont montre toute la douleur de voir une personne aimée perdre peu à peu sa dignité physique, tout en étant incapable de réellement la soulager.

La rencontre avec un condamné à mort donne au récit une dimension philosophique particulièrement touchante car le film interroge notre rapport à la mort et met en parallèle deux situations troublantes. D'un côté, une société qui considère la peine de mort comme une forme de justice et de l'autre, une personne souffrante qui ne peut pas choisir librement la fin de son existence.
Cette opposition soulève une question difficile : comment une société peut-elle condamner le meurtre tout en s'accordant le droit de donner la mort et en interdisant les gens de jouir de leurs liberté de pouvoir faire ce qu'ils veulent de leurs corps et de leurs existence ?
Nous sommes dans cesse en contradictions avec notre rapport à la vie et à la mort, ainsi que les limites entre justice, compassion et contrôle.