Le Château de l'araignée
Note moyenne
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74 critiques spectateurs

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Lenalee23
Lenalee23

42 abonnés 369 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mars 2010
Voila un film bien intéressant dans la manière dont il est abordé. Très surprenant ce film qui est tiré du célébre Macbeth ne lasse pas le moins du monde alors qu'on dénombre peu de situations. Terriblement bien interprété par Toshiro Mifune le personnage principal tirailllé entre son honneur et sa loyauté d'un coté et par son orgueil et sa soif de se voir régner sur le chateau de l'autre va se laisser entrainer sur la voie ténébreuse emmené par l'image même de la femme tentatrice telle qu'elle se voit représentée dans les esprits et écrits judéo-chrétiens. Admirablement bien filmé et jouissant d'une ambiance sonore d'une qualité rare pour l'époque le film traverse les époques et ne prend pas une ride. Un remake pourrait même être envisagé tant le scénario offre de possibilité de réadaptation dans le contexte techno-culturel de notre époque. Les domaines techniques et technologiques d'aujourd'hui apporteraient aux scénes surnaturelles ou d'autres une dimension toute autre. Malheureusement conscient aussi de tout les déchets engendrés de nos jours et du caractère propre au remake de dénaturer l'oeuvre jusqu'à se faire se retourner l'auteur dans sa tombe parfois nous éloigne d'un tel rêve. Il faut rendre à Kurosawa ce qui appartient à Kurosawa et vénérer à travers les décénnies ces exemples de cinéma que nous livrent le réalisateur japonnais.
Plume231

4 415 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2010
Transposition très réussie de la pièce de Shakespeare "Macbeth" de l'Ecosse du XIème siècle au Japon du XVIème siècle. En faisant évoluer ses personnages dans des lieux brumeux, pluvieux, onirique parfois même aux confins du surnaturel, Akira Kurosawa cumule les scènes mémorables en limitant pourtant l'action du film en trois lieux : une forteresse, le fameux château et bien sûr cette fantasmagorique forêt. On retient surtout l'apparition de la sorcière au début du film, le plan du château dans la brume, l'assassinat en hors-champ du souverain et bien sûr Washizu criblé de flèches par ses propres hommes achevant le film par un des plus grands finals du cinéma. En outre le décor du château est impressionnant et Toshiro Mifune est impérial dans la peau de ce Macbeth japonais tout comme l'est Isuzu Yamada dans celle de la diabolique Lady Macbeth. Une oeuvre phare du Maître.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 janvier 2013
Une réalisation grandiose, un grand nombre de plans incroyables (notamment ceux avec du brouillard ou la brume). Un scénario adapté de MacBeth donc parfait pour le cinéma. Le jeu des acteurs est traditionnel et augmente encore la théâtralité et la densité du récit. Un chef-d'oeuvre de plus pour Kurosawa.
TTNOUGAT

706 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mars 2009
Quel film difficile à noter! Entre zéro étoile ,car grande fut ma déception passé les 20 premières minutes ou l'on tombe dans le grotesque sans plus jamais le quitter et 4 étoiles pour la qualité de l'œuvre,le soin apporté, les prouesses des acteurs et la force des images.Mon problème est d'être sorti du film quand le cinéma est parti pour être remplacé par une sorte de thèatre en plein air ou plus aucune émotion ne circulait entre la toile et mon cerveau.Cela arrive parfois et en faire une analyse plus fine est bien difficile puisque le vocabulaire manque...La langue française n'est pas assez riche pour critiquer l'art cinématographique trop récent comme elle le fait pour les œuvres littéraires qui laissant toutes leurs parts à l'imaginaire permet de mieux analyser la forme.Ici ,je saurais à la rigueur parler de mon imaginaire mais en aucun cas de celui des autres puisque ce que kurosawa montre est à des années lumières de nos préoccupations quotidiennes;donc d'écrire une critique utile à tous.je m'arrêterai là en ajoutant que ce que je retiendrai de cette belle histoire,c'est que l'oracle prédisait des événements simples qui avec le temps se seraient sans doute réalisés d'une façon naturelle sans violences mais que en connaissant l'issue,Asaji (lady Macbeth)à tout voulu précipiter, ce qui à donné cette tragédie.Moralité:ne pas connaitre son avenir c'est mieux.
JeanSéééééé
JeanSéééééé

38 abonnés 303 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 février 2009
Avec Le Château de l'araignée Akira Kurosawa revisite Macbeth. Pour moi ce film a le même gros défaut que l’Othello de Welles, à savoir être adapté d’une tragédie de Shakespeare. Tout est tellement prévisible, sur des rails, que toute la force et la beauté de la mise en scène de ces grands réalisateurs ne suffisent pas à m’éviter de trouver la trame grossière. Que demande le peuple ? ‘’Mais heu !’’ Il n’y a pas de mais heu qui tienne. Il n’avait relire le mythe d’Œdipe. En voulant échapper à son destin il s’y précipite, soit mais là les personnages n’essayent même pas de changer quoi que ce soit, il s’enfonce les yeux grand ouvert dans leur propre marasme. On a juste envie de leur foutre des baffes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 février 2009
Kurosawa atteint une certaine perfection dans la mise en scène de l'épisode dans lequel Washizu et Miki se perdent dans les bois. L'ambiance est tout à fait onirique grâce aux décors, musiques, etc. Et la réalisation est parfaite.
On notera ça et puis entre autre : la qualité de la transposition de Shakespeare au Japon féodal ( l'idée de chaos, la création d'univers assez flippants et oniriques avec la brume et la façon de filmer... ), l'excellence des acteurs ( notamment Toshiro Mifune et l'actrice incarnant son épouse ), etc.
SYNEPHIL
SYNEPHIL

62 abonnés 1 135 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juillet 2016
Pas vraiment emballé par ce film qui bien que possedant de belles images ,une realisation digne du maitre Japonais (les scenes dans la foret sont sublimes de beautés) et des acteurs convaincants manque surtout de rythme : de longs plans fixes et un traitement tres (trop) theatrale nuisent en effet a un ensemble finalement classique.Kurosawa adapte Shakespeare (Macbeth) que je n'ai pas lu ,c'est peut etre aussi la raison pour laquelle je n'ai pas apprecié + que ca cette histoire de manipulation et de trahison sur fond de guerres feodales.Les rares scenes exterieures sont tres reussies et aèrent un peu un lourd canevas respirant trop le theatre.Mifune est comme a son habitude "enorme" de par sa presence et son charisme de chaque instant (quel regard !!!!) a l'image de l'affiche ,certainement le + grand acteur Japonais.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 novembre 2008
Du beau cinéma à l'ambiance crépusculaire même si on connait à l'avance la trame du film.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

273 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 septembre 2008
L'art d'Akira Kurosawa réside dans la mise en correspondance des motivations humaines avec les phénomènes naturels. «Kumonosu-jô» (Japon, 1957) s'offre pour parfait exemple en adaptant MacBeth de Shakespeare dans le Japon féodal. Quoi mieux que le monde selon Shakespeare, régit par les forces surnaturelles du destin, pour représenter dans le même signe les desseins des hommes et les actes de la nature ? Les brumes exhalées des landes ténébreuses figurent les noires intentions que nourrissent en secret les généraux Washizu et Miki, MacBeth et MacDuff japonais. Les scènes de la forêt ramènent ceux qui s'y perdus à leur intériorité, les soumet à communiquer avec eux-mêmes, en face à face avec leur propre corruption. Dès lors quand Washizu et Miki rencontrent l'oracle, Kurosawa ne fait que figurer un dialogue intime, passant pour se faire par des grimages aussi délirés que l'hallucination des esprits qu'ils incarnent. En rendant si patent la présence du surnaturel, Kurosawa souligne, mieux que Welles ou Polanski, la question liminaire posée dans la fable de MacBeth ainsi que l'écrivît Shakespeare : La prophétie se serait-elle accomplie si ceux qu'elles concernaient ne l'avaient pas entendus ? En faisant appel à l'esthétique du Japon féodal, aux costumes fastueux du théâtre populaire et traditionnel japonais, Kurosawa met en évidence les richesses humaines rendues désuètes face aux courroux du destin que guide notre inconscience. Celle-ci est alors nécessairement rendue visible pour les besoins du cinéma, ceux de voir et d'entendre. Procédant à cette esthétique des pensées intimes, Kurosawa flirte parfois, à trop de maquillage, avec le grotesque. Masque de cire pour face de Mifune, la frénésie de l'acteur sait revenir au devant pour rappeler au film sa réussite : celle d'être une tragédie psychologique et esthétique où s'interrogent les notions de destin. Connu pour son humanisme, Kurosawa questionne avec «Kumonosu-jô» la capacité de l'être à disposer de son avenir.
Gonnard
Gonnard

292 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 février 2008
Je me suis bien emmerdé. Le suspense s'est résumé à ceci : "vais-je m'endormir avant la fin". Et pourtant le début était pas trop mal.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 janvier 2008
Akira Kurosawa prouve avec "Le château de l'araignée" qu'il était bel et bien l'un des plus grands cinéastes de l'histoire du cinéma. Car "Le château de l'araignée" montre toute la maîtrise, à la fois technique, que sur le plan de la mise en scène, quasi-théâtrale d'ailleurs, mais aussi de l'image, du cinéaste nippon. Parce qu'en effet, "Le château de l'araignée n'est en fait qu'une démonstration visuelle du talent hors norme du maître. Car c'est tout simplement et purement l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma que Kurosawa offre au commun des mortels ! Rien que çà. Ce film, "Le château de l'araignée", est un film symbolique, dont justement, les symboles et autres métaphores, ainsi que les énigmes, sont forts nombreux. Bien que son film soit tiré d'une pièce de théâtre de Shakespeare, Macbeth, Kurosawa ne se contente pas de donner vie à ce film. Il lui donne aussi et surtout une âme ! Ainsi " Le château de l'araignée" apparaît plus comme un personnage à part entière dans le film ! Et ce personnage nous conte une histoire, celle de l'homme et de sa soif irrésolue de pouvoirs, et de sa quête du pouvoir absolu. Ce personnage est comparable à un narrateur, et celui-ci prend vie et forme au fur et à mesure que la brume, presque maléfique, qui envahit presque tout le film durant, apparaît. Et une fois que la brume épaisse et maléfique disparaît, le narrateur disparaît avec lui, à la fin de cette histoire. Chaque personnage du film représente un symbole bien précis, un peu comme un tôtem. Ainsi, Washizu par exemple, personnage principal de cette fresque surréaliste, représente en quelque sorte la folie des hommes, ou plutôt la nature humaine, celle qui veut que tout à chacun soit toujours et sempiternellement à la recherche de quelque chose qui le dépasse, et dont l'homme est prêt à tout pour la trouver, quitte à tuer pour cela. Washizu représente en fait la bêtise humaine dans toute sa splandeur. Ce qui finira bien sûr par le perdre. Un chef-d'oeuvre !
Karda
Karda

1 abonné 110 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2007
Une adaptation de Macbeth ablosument géniale. Une esthétique parfaite... Un autre chef d'oeuvre de Kurosawa...
Tedy

307 abonnés 2 480 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 décembre 2007
Akira Kurosawa a le sens de la mise en scène, c'est indéniable. Malheureusement, son style consiste souvent à traîner en longueur et à ralentir le rythme. "Le Château de l'araignée" en est l'exemple même.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 septembre 2007
Absolument magnifique. Je n'ai rien compris aux histoires de succession, mais c'est absolument fabuleux. La scène dans le brouillard est d'anthologie, celle de la forêt avançant vers le château est complètement stupéfiante et la mort du Toshiro Mifune splendidement mise en scène. Tout est parfait.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 août 2007
Kurosawa nous impose sa vision de l'homme ambitieux prêt à tout pour atteindre la place ultime dans la hiérarchie japonaise. Malheureusement, la folie est un facteur à ne pas prendre à la légère. Mifune est implacable dans ce rôle à la fois poignant et grandiose, toujours aussi charismatique, l'acteur nous prouve qu'il était largement l'un des plus doués de sa génération. La mise en scène à la fois monotone et dramatique est une des armes les plus efficaces du maître Kurosawa.
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