Derniers Avis : L'Invasion des profanateurs de sépultures - Page 5
L'Invasion des profanateurs de sépultures
Note moyenne
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Kill-Jay
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2,5
Publiée le 28 mars 2012
Une œuvre en demi-teinte, mais qui aurait pu se révéler bien pire. A la base étudié pour être distribué comme étant un film de série B, c'est finalement Don Siegel qui s'approprie le film pour le faire devenir un des grands classique Américain de science-fiction. Ce film marque d'ailleurs le début de la reconnaissance pour lui. "L'invasion des profanateurs de sépultures" raconte donc l'histoire d'un docteur interné dans un hôpital psychiatrique, seulement celui-ci ne se croit pas fou et décide de raconter l'histoire qui l'a fait atterrir ici. Si je parle d’œuvre en demi-teinte c'est parce que le début commence plutôt bien et est même très entrainant, l'action est bien pensée, bien amenée, on est plutôt pris par ce qu'il se passe malgré un sujet très casse-gueule puis petit à petit ça devient moins intéressant. Le scénario, sur fond politiquo-social, (époque de la Guerre Froide) est malheureusement empreint à quelques incohérences dommageables. Malgré cela, le film en lui-même reste un excellent divertissement et pas trop difficile à regarder en raison notamment de la durée totale (80 minutes). A voir quand même !
Classique de la science-fiction et de l'horreur, "L'Invasion des profanateurs de sépultures" est une œuvre nouvelle certes, mais inachevée. Réalisée par Don Siegel et sorti en 1956, ce noir et blanc propose de bonnes idées sur le papier mais ne parvient malheureusement pas à les retranscrire avec succès à l'écran. On atterrit ainsi dans la ville perdue de Santa Mira où nombre de ses habitants sont sujets à d'apparentes hallucinations qui disparaissent miraculeusement. Développée tel un thriller, l'adaptation du roman de Jack Finney montre de bons atouts de mise en scène mais les acteurs présents sur les plateaux ne font malheureusement que rabaisser l'appréciation générale du long-métrage. En tête de liste on découvre Dana Wynter, symbole de la potiche inutile, qui suit un héros incarné par un très croyant Kevin McCarthy. Misérable dans son interprétation qui pousse à l'exaspération, Wynter ne souffre aucun rival parmi ses partenaires qui ne sont pourtant pas des coureurs d'Oscars. Donnant tout ce qu'il a pour donner vie à cette invasion venue d'ailleurs, McCarthy chute souvent devant les difficultés qu'il est seul à devoir surmonter. Se basant sur un scénario lourd et des éléments perturbateurs pas franchement transcendants, Don Siegel ennuie et plombe cette course à la mort de défauts incompréhensibles qui ne sont pas différents de ceux des Séries B coutumières.
Curieux de voir ce classique, j'avoue n'avoir été que partiellement emballé.Cependant, de bonnes idées rendront le spectateur parano à n'en point douter
Un film culte pour bon nombre de cinéphiles passionnés de science-fiction. Tant est si bien que ce film fut souvent copié, remanié, puis refait. Il est vrai que le scénario de Don Siegel est une vraie merveille du genre, passionnant de bout en bout et d'une noirceur d'encre. Seul petit bémol, les facilités de mise en scène de Don Siegel. Une fois encore, hélas. La réalisation n'atteint pas le génie de "A bout portant" ou de l'exceptionnel "Tuez Charley Varrick". Qu'importe, cette invasion vaut vraiment le détour.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce film, qui est à la fois un très bon divertissement et une oeuvre réfléchie avec une véritable intelligence dans son traitement derrière son titre VF qui pouvait très bien masquer un sacré nanar . C'est vraiment très bien mis en scène et Siegel a su créer une tension paranoïaque qui monte crescendo. Pour moi ce film contient tous les ingrédients du film de genre réussi, il y a une ambiance travaillée, un sentiment d'angoisse et toujours efficace malgré l'âge du film. L'histoire d'ailleurs est originale avec cette histoire d'invasion de cosses mystérieuses donnant naissance à des humains sans âme. D'ailleurs il est intéressant de voir comment Siegel tourne cette histoire, il y a, je pense, une évidente critique du communisme et son fameux contrôle des masses mais nous sommes aussi en pleine chasse aux sorcières et difficile de ne pas faire la comparaison avec ces "mutants" dans le film qui pourchassent les véritables humains, qui ont une façon de penser différente. Nous ne sommes pas dans un bête film de propagande, il y a deux niveaux de critiques et c'est plutôt subtil. Les acteurs sont convaincants, le scenario et la réalisation très bien. j'émets juste quelques réserves quant à l'utilisation de la musique pas toujours appropriée ni forcément très agréable à l'écoute et sur la fin qui aurait pu laisser le bénéfice du doute mais dans l'ensemble on a affaire à du cinéma de qualité, ça fait plaisir de voir un film comme celui-là, vraiment très bien.
Après Metropolis (1927), Le Jour Où La Terre S'Arrêta (1951) et Planète Interdite (1956), ce film s'inscrit parmi les grands classiques du cinéma de science-fiction. L'Invasion Des Profanateurs se distingue surtout par son scénario, à la fois allégorie politico-sociale ambigüe et histoire plus ordinaire d'extra-terrestres, plus que par ses effets spéciaux minimalistes. Ce qui est intéressant de noter, c'est qu'à première vue, le film semble plutôt pencher du côté anti-communiste, la menace étant visiblement d'aspect humain et déjà dissimulée parmi la population. Pourtant, le roman écrit par Jack Finney qui inspira le film aurait plutôt tendance à mettre en avant la paranoïa des habitants comme une image inquiétante du maccarthysme dans laquelle la vision des hommes serait complètement affectée par la peur de l'étranger. Sur ce plan, la version de Don Siegel semble donc se démarquer de l'originale (la fin du film allant dans ce sens) même si finalement, cela reste ambigu et c'est ce qui est intéressant.
Qu'a voulu dénoncer Don Siegel à travers ce film? Une invasion destructive d'identité du communisme (en pleine guerre froide), ou au contraire une critique de la chasse aux sorcières? Quoi qu'il en soit, le propos est assez confus, et cette "Invasion des profanateurs de sépulture" qui donna suite à de nombreux remakes, manque de clarté dans son fond, et ceci malgré une mise en scène intelligente. Car oui, ce film, et comme beaucoup de Don Siegel, est plutôt habile quant à délivrer une certaine tension, une ambiance mystérieuse, intéressante tout au moins... et propose même de jolies scènes romantiques. D'autant que si le rythme est parfois un peu décousu, l'ensemble reste très divertissant, et plutôt satisfaisant.
16 164 abonnés
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4,0
Publiée le 12 avril 2011
Du rythme, du rèalisme, pour ce film culte des annèes 50 rèalisè avec peu de moyens mais beaucoup d'idèes! Le film de Don Siegel, une des rèussites du genre, remarquable par son intelligence et son traitement efficace, raconte l'arrivèe sur notre monde de graines, ou plutôt de cosses gèantes! Ces graines en germant ont le pouvoir de se substituer physiquement et mentalement aux humains, devenant leurs doubles parfaits! La prècision de la peinture de la petite ville de Santa Mira donne une touche particulièrement rèaliste avec une utilisation systèmatique des extèrieurs rèels californiens! Près de cinquante-cinq ans après sa sortie, "Invasion of the Body Snatchers" trouble toujours et n'aide pas à s'endormir car la terreur y est purement psychologique! D'une force incontestable, c'est l'une des oeuvres les plus marquantes de la science-fiction...
Une adaptation d'un beau pessimisme du classique de Jack Finney, mise en image avec une rélle efficacité par Don Siegel mais qui accuse de nombreuses longueurs et un sacré coup de vieux.
De très loin pour l'instant le meilleur film que j'ai vu de Don Siegel qui se permet d'aller au-dessus du rang de Série B pour livrer une réflexion ambigüe sur les périls engendrés par la Guerre Froide qui arrive à critiquer le maccarthysme tout en y mêlant une pointe d'anti-communisme. L'ensemble est donc profond, intelligent et réussit l'exploit avec très peu de moyens et beaucoup de suggestion à faire frémir. Tout juste peut-on déplorer un côté trop explicatif et un peu à l'emporte-pièce lors de la scène où on découvre comment les extraterrestres naissent. Mais cela n'empêche pas que ce film est un des meilleurs représentants du genre de son époque et qu'il est difficile d'y rester insensible surtout qu'on parvient sans mal à s'indentifier au personnage remarquablement interprété par Kevin McCarthy. Un grand film.
Rod sterling , fondateur de la 4ème dimension, n'aurait pas renié ce film fantastique au suspense ravageur, magistralement réalisé par l'un des seigneurs de la série B , don siegel.
Brillante adaptation du roman éponyme d'Albert Finney, publié en 1954. Don Siegel (L'Evadé d'Alcatraz - 1979) nous offre ici une oeuvre majeur du cinéma de science-fiction des années 50, avec un climat paranoïaque extrêmement prenant et arrivant à point nommé au moment même où l'Amérique est fragilisée par la Guerre Froide. Une mise en scène parfaitement maitrisée de bout en bout, Kevin McCarthy dans le rôle titre est excellent, Don Siegel fait du très bon travail, avec un scénario aussi puissant que ce dernier, il était important que l'adaptation soit digne de ce nom. A noter enfin qu'une multitude de remakes ont vus le jour, à commencer par la version de Philip Kaufman en 1978, celle de Abel Ferrara en 1993 et la dernière en date, Invasion (2007) de Oliver Hirschbiegel.
Dans le genre film paranoïaque, ce film est un chef-d'œuvre et un modèle du genre. Très efficace aussi bien sur le plan narratif que sur celui de la mise en scène et porté par la prestation de Kevin McCarthy.
Un modèle de ce que le cinéma de genre, entre épouvante et science fiction, peut faire de mieux. Le film distille la paranoïa avec d’autant plus d’efficacité qu’il y a assez peu d’effets spéciaux (ils se résument aux scènes d’éclosions des cosses extraterrestres) et que tout repose sur l’intelligence d’un scénario nous cantonnant dans la subjectivité d’un homme traqué par des monstres aux apparences de proches (situation reprise par « La nuit des morts vivants »), et sur le doute, l’indétermination restant entretenu dans l‘esprit du spectateur. L’interprétation du film est rebattue : la métaphore d’une Amérique plongée dans la guerre froide, la peur du péril atomique… l’intéressant est qu’il y fait lui-même allusion humoristiquement dans certaines scènes. Comble d’intelligence scénaristique !