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Tupois Blagueur
75 abonnés
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3,5
Publiée le 31 mai 2015
Là où le "Voyage dans la Lune" s'attachait à décrire la vision artistique de Méliès de l'œuvre originelle dans l'espace et avec des moyens restreints, "Deux cent mille lieues sous les mers" montre donc les profondeurs de nos océans, mais avec un budget plus conséquent cette fois-ci. Cela se voit au résultat : les trucages sont plus élaborés, le décor plus "vivant" et le scénario abouti, avec un suspense bien dosé. Cela aurait pu être très bien, si ce cher Georges n'avait pas oublié un détail qui a pourtant une importance cruciale : les hommes ne peuvent respirer sous l'eau. Comme le film se classe dans le registre fantastique, on peut l'accepter. Il n'empêche, cela enlève de la crédibilité à l'ensemble et c'est un peu dommage.
Avec le Voyage dans la Lune, l'autre grand chef-d’œuvre de Georges Méliès. Les trucages sont certes trop vieillots pour fonctionner aujourd'hui mais ils dénotent des premiers pas des effets spéciaux dans l'industrie du cinéma. L'univers n'en demeure pas moins onirique, et ce film avec le Voyage dans la Lune révèle le potentiel spectaculaire du cinéma. L'intérêt du film réside dans les effets spéciaux, plus que dans l'histoire en soi (l’œuvre originale de Jules Verne est bien meilleure), qui n'est que prétexte à ces trucages. Une perle de l'histoire du 7ème art.
Ce film aurait besoin d'une sérieuse restauration (mais est-ce seulement possible ?) d'autant que les demoiselles du corps de ballet du Chatelet ont l'air affriolantes. Sinon c'est du gros délire assumé, on a même droit à un joli gag spoiler: avec un hippocampe.
Film de 1907 voulant s'inspirer de Jules Verne mais si sans doute pour l'époque il y a de l'idée, j'ai trouvé l'ensemble mauvais, sans intérêt même en tenant compte des moyens. Il y a un vide de sens et un jeu d'acteur inintéressant. Un sorte de parade militaire inintelligible, des danses, un marin qui gesticule, des images en carton de créatures sous marines. spoiler: et au final un rêveur . Vraiment trop limité dans le concept de l'histoire, la durée de 10 minutes parait interminable avec résultat bien décevant.
Il s'agit d'un énième hommage de Méliès à Jules Verne. Les effets spéciaux et les chorégraphies sont agréables à regarder, mais notre Méliès national a oublié que les hommes ne respirent pas sous l'eau (même si c'est de la science fiction, il faut un minimum de cohérence). L'histoire est complètement bizarre avouons, et on y comprend pas grand chose mes amis !
spoiler: Bonjour, il s'agit de rectifications (non de critique) : le titre du film est "deux cent milles sous les mers" (cf le catalogue StarFilm de Méliès et les publications de Jacques Malthête); Il s'agit de milles marins. Méliès ne pouvait utiliser le titre de l'ouvrage de Verne protégé par le droit d'auteur. Rappel : la Star-Film est une marque de fabrique, Méliès n'a jamais été en société, il travaillait avec ses capitaux personnels. Il intitule sa structure : Manufacture de vues cinématographiques (en-tête de son papier à lettres). Merci, Anne-Marie Quévrain, arrière petite-fille de Méliès et S.G. de l'association Cinémathèque Méliès.
Deux cents milles sous les mers ou le Cauchemar du pêcheur, réalisé en 1907 par Georges Méliès, est souvent rapproché de Vingt Mille Lieues sous les mers, mais il s’agit davantage d’une fantaisie librement inspirée de Jules Verne que d’une véritable adaptation du roman. Le film suit un pêcheur entraîné dans un rêve sous-marin peuplé de créatures étranges, de naïades et de visions fantastiques.
Le court métrage s’inscrit pleinement dans le cinéma d’attraction de Méliès. Le monde sous-marin devient un décor de féerie, plus proche du théâtre merveilleux que de l’aventure scientifique. Le sous-marin, les animaux marins, les ballets et les apparitions servent surtout à créer une succession de tableaux visuels, dans une logique de spectacle plus que de récit.
Le film est intéressant dans les débuts de la science-fiction primitive au cinéma, notamment par sa manière de représenter le voyage sous-marin comme un espace de rêve, de comédie et de cauchemar. Méliès détourne l’imaginaire de Jules Verne pour en faire une fantaisie burlesque, très éloignée du réalisme ou de la tension d’aventure que l’on pourrait attendre aujourd’hui.
Malheureusement, la version que j’ai trouvée n’était pas en très bonne qualité, ce qui rendait certains détails difficiles à voir. Pour autant, même en tenant compte de cette limite, je n’ai pas trouvé que le film semblait particulièrement fort ou marquant dans l’ensemble de l’œuvre de Méliès.
Un court métrage intéressant pour sa place dans l’imaginaire sous-marin et la science-fiction primitive, mais qui m’a davantage paru anecdotique que réellement incontournable.