58 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
10 critiques spectateurs
5
1 critique
4
2 critiques
3
6 critiques
2
0 critique
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
tomPSGcinema
886 abonnés
3 323 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 18 novembre 2012
Georges Méliès prouvait avec ce Locataire Diabolique qu’il était un véritable magicien. Le court-métrage dure environ six minutes et parle d’un étrange locataire qui prend possession de son nouvel appartement, mais de manière bien fantastique. Les trucages sont évidemment d’une grande ingéniosité pour l’époque et l’ensemble se suit avec un réel plaisir grâce au génie de ce cinéaste qui est en plus particulièrement brillant dans le rôle principal.
Un nouveau locataire débarque dans un appartement, avec pour toute affaire un gros sac. Mais cet homme va rapidement en sortir de quoi faire pâlir n'importe quel magasin de meuble... Cinématographiquement, "Le Locataire Diabolique" se base sur l'arrêt de caméra, effet relativement simple que Méliès avait déjà allègrement utilisé auparavant. Ce qui rend ce court-métrage éminemment sympathique, c'est d'une part que l'effet est ultra-travaillé, dans un faux plan-séquence où notre homme sort son mobilier sur un seul cadrage. D'autre part, l'effet est couplé à des trucages de magicien de scène, offrant finalement un mariage intéressant entre le théâtre et le cinéma. Au-delà de ceci, il faut noter la coloration (à la main ?) qui complexifie l'exercice tout en le rendant plus agréable à regarder. Et le maniement de l'humour farceur, plutôt réussi. Le concept sera d'ailleurs repris dans de très nombreux films par la suite.
En 1909 un court métrage qui est une démonstration de virtuosité dans le trucage avec ce locataire qui sort tout de sa valisespoiler: y compris toute sa famille et la servante. Mais c'est un escroc et il s'enfuit en remballant tout.
Ce "Locataire Diabolique" n'est ni révolutionnaire ni magistral mais fonctionne, comme la plupart des films tournés par le magicien de Montreuil, grâce à un sens du comique de situation que lui emprunteront certains des plus grands acteurs burlesques du cinéma.
Une imagination surprenante ! Le roi du montage nous fait part une fois de plus de ses fidèles techniques, autour d'un concept bien pensé, comme à ses habitudes. Tout comme la poche de "The mask", Méliès sortira des choses inimaginables de sa valise, afin de meubler son nouvel appartement. Mais quand l'heure du loyer vient à sonner, "Le locataire diabolique" s'empressera de plier bagage. La magie continue d'opérer dans ce court-métrage aussi attractif qu'un Chaplin !
Les sens prodigieux du trucage et des décors du grand Méliès réunis dans un seul film, ça existe ? Regardez ce court-métrage agréable et vous aurez votre réponse.
Méliès nous a habitué à mieux au début de lé décennie 1900. Il se contente d'une pièce de théâtre pas forcément géniale, certes la succession des plans est vive et imaginatif, mais Méliès aurait du se contenter d'adapter les livres de Jules Verne plutôt que proposer une sorte de théâtralisation de situations très ennuyeuses à voire (plus même que Plus Belle La Vie, c'est dire).
Absolument GIGANTESQUE pour l'époque et le pire, c'est que ça le reste encore plus d'un millénaire plus tard! Un bonheur pour les yeux! Georges Méliès était non seulement novateur mais aussi un pur magicien...
Incroyablement réussi du début à la fin , Le Locataire diabolique est l'énième preuve de la force du cinéma de Georges Méliès , un créateur décidément unique mais surtout inimitable au talent jamais égalé . Le Locataire diabolique , si comme d'habitude se situe dans le monde de la création , la magie , il est aussi révélateur d'un certain humour noir qu'on ne connaissait que peu au cinéaste et qui à vrai dire est loin de nous déplaire , spectateurs . Qui de toute façon bouderait son plaisir devant Méliès ?
Le Locataire diabolique, réalisé en 1909 par Georges Méliès, met en scène un étrange locataire qui arrive dans une chambre vide avec une simple valise, dont il commence à faire sortir une quantité invraisemblable d’objets. Le récit reste très simple, mais sert surtout de prétexte à une succession de trucages et d’apparitions impossibles.
Le court métrage s’inscrit pleinement dans le cinéma à trucs de Méliès. Comme souvent chez lui, un objet ordinaire devient le point de départ d’un numéro de prestidigitation filmé, où l’intérêt vient surtout du rythme des effets, de l’accumulation comique et de l’inventivité artisanale.
La mise en scène reste très théâtrale, avec un décor unique, une caméra fixe et une composition frontale. Mais ce dispositif convient bien à Méliès, qui organise l’espace comme une scène de spectacle où chaque apparition devient un petit tour de magie visuelle.
J’ai trouvé que c’était avant tout un film de trucages, plutôt joli dans sa version coloriée. Dans l’ensemble, cela reste un Méliès assez classique, avec ses apparitions, ses objets impossibles, son comique visuel et son goût pour le merveilleux artisanal.
Un court métrage plaisant, davantage centré sur la démonstration de trucages que sur le récit, mais représentatif de la magie visuelle que Méliès continuait encore à développer à la fin des années 1900.