319 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
54 critiques spectateurs
5
5 critiques
4
22 critiques
3
13 critiques
2
10 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Requiemovies
241 abonnés
1 153 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 4 octobre 2011
Giamatti, encore une fois, élève le film à un niveau supérieur de sa présence et son interprétation. Le reste est plus conventionnel et lent mais non dénué d’une émotion palpable à chaque moment de vie. Emotions et lenteurs se conjuguant alors dans un rythme agréable donnant au film un saveur particulière sans tomber dans le larmoyant facile de certains scènes. Habile.
Lorsqu’un film me transporte au-delà de la norme, cela se manifeste de manière incontrôlée par des réactions physiques telles que d’avoir la gorge nouée, un poing dans la poitrine et de passer par une succession de larmes et de (sou)rires. Eh bien tous ces capteurs, à la vision de ce « Monde de Barney », étaient résolument au vert. Ce qui fait la force d’un film comme celui-ci, c’est d’une part la qualité de son scénario riche, humain, avec toutes les contradictions que cela comporte et d’autre part sa galerie de personnages attachants et complexes magnifiquement servis par leurs interprètes. Que dire notamment de Paul Giammati sinon qu’il tient le film sur ses épaules de manière magistrale et qu’il incarne sur quelques décennies un Barney plus authentique que nature, de Minnie Driver impayable en tornade excentrique emplie de mauvaise foi, de Rosamund Pike stupéfiante de beauté et de talent et de Dustin Hoffman inoubliable en incorrigible patriarche facétieux. Coup de cœur immense pour ce film qui hélas a bénéficié d’une sortie en salles plus que confidentielle. Puisse cette œuvre profondément émouvante trouver la place qu’elle mérite au fil du temps. Et pourquoi pas inciter un distributeur à sortir des oubliettes « L’Ascension de Duddy Kravitz », film déjà adapté d’un roman de Mordecai Richler et interprété par le bouillonnant Richard Dreyfuss.
En quoi s'inventer un monde est un acte tout aussi réel pour soi que celui de vivre 'matériellement' dans le monde ? Que deviennent-ils toutes ses personnages, ses âmes volatiles, brèves, intenses, meurtries, que deviennent-elles dans le néant ambiant ? .. Regarder 'Le monde de Barney' est une expérience que j'ai considéré comme étant hautement littéraire dans le sens où l'on sent le roman intimement proche de l’œuvre cinématographique. Et comment ne pas penser au 'Monde selon Garp' également ou à du Woody Allen ? Le succès de ce monde tient tout d'abord dans la fresque funambulesque, burlesque, pathétique, comique, dramatique des personnages exposés ; tantôt excentriques, perturbés, tantôt désireux de s'établir, de se ranger, le tout vagabonde dans une indécision spirituelle assez entrainante et tout à fait originale. Les personnages sont là, présents de bout en bout, extrêmement vivants, vrais, authentiques, pleins et c'est déjà presque suffisant, on s'y attache très vite.. Paul Giamatti dans le rôle du producteur minable mais riche, alcoolique, touchant et amoureux.. Dustin Hoffman parfait dans celui du père super cool, conseiller et totalement ouvert.. Bruce Greenwood en écrivain perturbé, peureux, refusant d'achever son roman, par peur, tombant dans la drogue et la dépression.. Bref, vous l'aurez compris de ce point de vue le film est parfait.. Ce postulat fort est complété par un scénario, certes pas brillant, mais qui tient parfaitement la route avec même un soupçon d'intrigue policière, les temps morts sont rares, l'ennui peu fréquent et dernièrement à noter une bande son des plus alléchantes avec notamment du Léonard Cohen, du Donovan, ou encore du J.J Cale.. Un très bon film en somme qui semble pourtant passer plus ou moins inaperçu, peut-être insensiblement black-listé par les grosses productions américaines.
Film inégal mais au final assez riche en émotions, le personnage principal nous paraissant tour à tour cynique, grossier, égoïste, passionné, tendre, maladroit, touchant. Mention spéciale aux maquilleurs, qui rendent crédibles Barney et Miriam sur un intervalle de 30 ans.
Un film canadien plutôt sympathique qui raconte les aventures sentimatalo-burlesques d'un Barney désinvolte, juif, amoureux, cynique, chanceux, doté d'un père too much, l'extraordinaire Dustin Hoffman, entouré d'amis géniaux et de femmes tantôt foldingues, tantôt modèles d'épouse et de mères. La durée du film, les incessants flash-backs, les caricatures de musiques "d'époque", les scènes redondantes et inutiles conduisent à affaiblir un propos qui ne manquait pas d'intérêt et qui est sauvé finalement par un final finaud où l'on découvre le sort de l'ami disparu!
Second long-métrage de cinéma pour Richard J. Lewis, plus habitué à réaliser des séries télévisées que des fictions. Ici, il adapte le roman éponyme de Mordecai Richler (paru en 1997) et en retranscrit un film fleuve de 135 minutes à travers lesquelles on revit les moments fort de Barney Panofsky, un producteur de télé qui a cumulé trois mariages et aura connu quelques déboires, notamment la mort (accidentelle ?) de son meilleur ami. A grand renfort de flash-backs, le film nous fait donc revivre les temps fort de son existence, à commencer par un premier mariage qui vire rapidement au désastre, s’ensuivra alors un second où au même moment, il tombera fou amoureux d’une des invités de son mariage. Fraîchement divorcé, il s’empressera alors d’aller la courtiser. Entre-temps, il sera accusé du meurtre de son meilleur ami (faute de cadavre, il ne sera jamais incriminé). Au final on découvre un type assez banal mais qui n’aura pas vraiment eu une existence très ordinaire. Le point fort du film revient bien évidemment à la prestation (impressionnante) de Paul Giamatti (qui fut d’ailleurs récompensé du Golden Globe 2011 du Meilleur Acteur dans une comédie dramatique), qui alterne durant tout le film les changements physiques (dû aux nombreux flash-backs). A ses côtés, on retrouve une alléchante distribution, entre la ravissante Rosamund Pike, l’hilarant Dustin Hoffman, Jake Hoffman (fils de…), sans oublier le caméo de David Cronenberg. Un drame passionnant, drôle, touchant et émouvant, malgré une durée qui peut paraître excessive, le film nous retient en haleine avec beaucoup d’aisance.
Très présent dans des réalisations TV (par exemple "Les Experts"), le réalisateur canadien Richard J. Lewis n'avait réalisé qu'un long métrage de cinéma ("Whale Music", en 1994), avant "Le monde de Barney". Ce dernier film a obtenu pas mal de prix à droite et à gauche, dont le Golden Globe 2011 du meilleur acteur pour Paul Giametti. Des récompenses plutôt méritées, car, sur la longueur, ce film dégage pas mal d'émotion, de cette émotion qu'on apprécie car elle n'est pas obtenue par des moyens "déloyaux" (musique ou autre). Si je dis "sur la longueur", c'est pour 2 raisons : la longueur du film (près de 2 heures 1/4) et le fait que le film gagne en intérêt et en émotion "sur la longueur". Tout au long de ce film, Barney (Giametti) nous fait un résumé de son existence, l'existence à la fois banale et surprenante d'un anti-héros carabiné : rondouillard, pas sexy pour 2 sous, très souvent pochetronné, pas toujours sympathique et follement amoureux d'une femme magnifique (Rosamund Pike, déjà remarquée dans "Une éducation" et "We Want Sex equality"). Ce qui est très fort, c'est que, malgré tous les défauts de Barney, on arrive à s'attacher à son personnage. J'ai lu à plusieurs reprises des comparaisons avec Woody Allen. Mis à part que le héros est juif et le fait qu'une partie du film se passe à New-York, je ne comprends pas cette comparaison. Par contre, si on veut absolument faire une comparaison avec Woody Allen, allons y : j'attends avec impatience qu'un film de Woody Allen nous serve à la place de ses BO qui, personnellement, m'insupportent une BO permettant d'entendre Donovan, Leonard Cohen, JJ Cale, Nina Simone, Randy Newman, John Lee Hooker et Miles Davis.
Chronique sur la vie d'un homme simple sur 40 ans... Thème et genre déjà mille fois abordés avec plus ou moins de réussite. Ce film est dans la moyenne normale. Car récréer 40 ans de vie en 2h reste une gageure jamais facile. Paul Giamatti est très bon, seconds rôles également mais le montage classique avec les flashbacks et les ellipses toujours nombreuses sont toujours un peu gênantes. Non pas que ce film soit ennuyeux ou complètement râté mais ce genre de film ne peut guère se passer d'un cahier des charges importants et académiques. Heureusement sans être parfait ce film permet de traverser pas mal d'émotion (préparer vos mouchoirs). Un biopic d'un homme normal dont le scénario du film a l'intellligence de ne pas occulter ses défauts.
Petit film américain, sorti dans l'indifférence générale, «Le monde de Barney» a quand même été nommé aux oscars (bon, catégorie maquillage...), à la mostra de venise en 2010 et a remporté le prix d'interprétation aux derniers golden globes (meilleur acteur), c'est pas rien! Comédie douce-amère, comme on dit, sobre et sans relief (que ça soit en terme de mise en scène ou de scénario), Richard J.Lewis essaie d’innover avec un éclatement chronologique étrange mais ça n'est que pour masquer les faiblesses d'un non-script se résumant à la vie d'un homme de son premier mariage à sa mort. Rythme lancinant assez particulier, qui provoque ennuis par intermittence, il y a un manque d'entrain, de vivacité à cause d'un personnage principal présenté un peu comme le pauvre gars alcoolique, antipathique, et qui finit par agacer. S'il ne démérite pas Paul Giamatti n'arrive pas à se rendre attachant et prend beaucoup de place à l'écran alors que le reste du casting brille. Rosamund Pike parfaite et sublime (comme d'habitude) transmet son charme au film comme les deux objets comiques interprétés par Minnie Driver (le seconde épouse) et Dustin Hoffman (le père). Une distribution impeccable donc qui nous réserve quelques bons moments, des drôles, des plus touchants, mais il y a malheureusement quelques dysfonctionnements entre la comédie et le drame, le film ne sachant quoi choisir, il passe de l'un à l'autre sans trop de discernement... Il y a dans «Le monde de Barney» un petit quelque chose de Woody Allen, un ton caustique et bavard fondé sur une galerie de personnages qui fourmille. Un bon capital sympathie et des acteurs de talent pour un résultat en demie-teinte, sans véritable accroche.
Waouh.......... Super film, drolerie emotion et un grand acteur : Paul Giamatti que l' on voit beaucoup ces derniers mois, mais la il est royalement bon.