Un mélo historique émouvant mais pas dénué d’inévitable pathos, qui met en lumière un pan douloureux de l’histoire française, à travers le destin d’une enfant juive, porté par l’interprétation sobre de Kristin Scott Thomas. 2,75
On a beau sentir venir le tire-larmes, on s'attache tout de même à cette histoire dans laquelle une journaliste remue le passé jusqu'à en bouleverser sa propre vie. Le sujet n'est pas très original mais très bien mené de bout en bout, Kristin Scott Thomas interprète avec conviction son personnage qui ira jusqu'au bout pour découvrir l'histoire d'une petite fille qui voulait simplement retrouver son frère enfermé dans un placard. Émouvant et très bien joué, la petite Mélusine Mayance se débrouillant étonnamment bien.
J'ai vu un film... le jour où un tireur fou a tiré et tué à Toulouse... Alors, entre la perception d'une œuvre de fiction qui fait la navette entre le passé et le présent, et ce présent, si terrible, où on assassine sans vergogne, il est difficile de ne pas se laisser gagner par l'émotion, et de faire le lien entre le passé et la réalité... Ce film, puisqu'il faut en parler, est vraiment bien construit, avec une dose d'humanité et de détresse... On suit le parcours de cette journaliste (super Kristin Scott Thomas qui nous touche) sur les traces d'un passé lointain, enfoui, enterré... On suit donc sa quête, et son intention de bousculer son quotidien et celui de sa famille... Et malgré tous les films, les témoignages, les livres, comment arriver à comprendre ce que l'Histoire a pu être... En fait, j'en suis arrivé à la conclusion que nul ne peut comprendre (réellement) l'autre... Comment pour les personnes qui n'ont pas d'enfants comprendre ce que c'est que d'avoir ou de perdre un enfant ? Comment comprendre l'estomac rempli ce que c'est la faim dans le Monde ? Comment comprendre ce que c'est que d'être chassé, pourchassé, exterminé lorsque l'on n'est pas juif ?... On tend à s'approcher de la compréhension en puisant des éléments de son expérience personnelle mais le vivre, le ressentir, ça c'est déjà plus compliqué... Et je comprends la distance de certaines critiques qui ont un sentiment de "déja-vu", ou encore une histoire sur les juifs... Donc, pô simple de garder en tête les éléments relatifs à l'inconscient collectif en regardant juste un film... Toujours est-il que ce film m'a touché, ému et bouleversé... Et après avoir arrêté mon DVD, je vais écouter la radio...
Très beau film ! Mais ayant lu le livre je suis très déçue. Les personnages ne sont pas très respectés, ils sont beaucoup plus touchant dans le livre, et le film a du supprimé beaucoup trop d'informations selon moi qui était capitale dans l'histoire. Le calvaire de Sarah n'est pas vraiment raconté comme il l'a été. Elle n'a pas été rasé alors que dans le livre oui... Je suis un peu resté sur ma fin, mais très belle performance de Kristin Scott Thomas néanmoins !
le sujet paraissait intéressant bien que pas original, les films sur les déportés de la seconde guerre mondiale sont nombreux, on se dit qu'on veut y croire, et puis à la longue on se lasse de la quête de cette journaliste américaine qui enquête sur le passé d'une petite fille qui avait des liens indirects avec son époux, ça devient confus, ennuyeux avec une fin bateau, évidemment
film faux. une fiction bourrée de clichés tellement gros qu'il est simplement impossible d'y adhérer. le personnage de la comédienne est insupportable d'arrogance.
Un film tout a fait banal au gout de réchauffé parlant de la seconde guerre mondiale et de la déportation des juifs, notamment le Vel d'Hiv, passage pourtant peu abordé au cinéma mais malgré ca "Elle S’appelait Sarah" donne des impressions de deja-vu, et si c'est son principal défaut ce n'est pas le seul, l'histoire est relativement mal racontée, on plonge extrêmement mal dedans, et les performances des acteurs sont tres peu marquantes pour la plupart.
Bon film, très émouvant! Dommage qu'il y est des scène sans intêrets. L'histoire de la petite Sarah est prenante et prouve bien la réalité de ce qui s'est passé lors de la deuxième guerre mondiale.
Après La Rafle, me voici embarquée sur un nouveau film parlant du Vel' D'Hiv' tiré du sublime roman de Tatiana de Rosnay du même nom. Toujours le même thème profond et marquant de l'Histoire, celui de l'extermination de la race juive durant l'année 1942. Comme le roman, l'histoire jongle entre le passé et le présent, la culpabilité et la raison, l'amour et la haine, avec sobriété et réalisme. Chaque situation se fait écho et c'est certainement là, tout l'intérêt du film. La mise en scène est également soignée, notamment avec l'émouvante visite de Julia au Mémorial de la Shoah. Kristin Scott Thomas est éblouissante et représente à la perfection le personnage imaginé de Tatiana de Rosnay, tout en douceur, force et beauté. Mélusine Mayance est elle aussi parfaite et très mature pour ce rôle tragique. Les quelques maladresses du dialogue sont maîtrisées grâce à la gestion de la caméra et à l'enchaînement de chacunes des scènes.
Comme je l’ai toujours écrit (« vive la VO ! », et non ! c’est pas ça cette fois, mais j’en profite pour passer le message) un film qui me procure des émotions, c’est déjà deux étoiles de gagner. Et ce film m’a ému. Encore un film sur le devoir de mémoire, tant pis, le souvenir, ça s’entretient et voir des films de temps en temps de cette époque fait figure de piqûre de rappel. Au-delà de la prestation juste, mais rien de très transcendant, de Kristin Scott-Thomas, je salue la performance de Mélusine Mayance. La scène où elle découvre subjectivement son petit frère est réussie et poignante... tout comme la scène ! Maintenant, on peut toujours ergoter sur les deux histoires qui se jouent en parallèle, j’ergoterai plutôt sur la notion de culpabilité de Julia ; elle me paraît un peu épidermique voire exagérée. J’aurais pu le comprendre du côté de Duchaussoy.