Sympathique !
Vanishing On The 7th Street avait fait sensation en 2010 en se dévoilant dans un teaser qui met très vite l'eau à la bouche. Pourtant, si l'on ce fie aux critiques, le long métrage de Brad Anderson ne semble pas faire l'unanimité tant il est la proie à de violentes critiques. Qui a raison, qui a tord ?
Si l'on regarde le synopsis, on pense se trouver littéralement devant un survival qui propose une histoire différente du genre. Le film commence par nous présenter des personnages d'apparences différent mais aux destins similaires puisqu'ils ont tous survécus à une mort éclair. Cette menace soudaine sort d'on ne sait où et prend la forme d'ombres qui font disparaître les humains d'une manière soudaine. Dans un style un peu 28 Jours Plus Tard voire même un peu de Je Suis Une Légende, notre héros principal ne sait pas ce qu'il se passe et semble émerger d'on ne sait où. La ville de Detroit est donc plongée dans l'ombre ou seul la lumière peut nous éviter une mort rapide. On a donc toute une phase où l'on voit des personnages cherchant des sources de lumières (piles, tube fluorescent, lampes, briquet ...) afin de ce protéger. Misant sur un solide aspect survival, le film va ensuite ce cantonner à un huit clos inadapté qui casse le rythme du film. S'ensuit une débandade de clichés tous aussi agaçants les uns que les autres. Finalement, on nous sert un survival original orné de multiples aspects intéressants qui vont, hélas, se ternir à mesure que l'ombre progresse. Le film se termine aussi en queue de poisson, on a presque pas fait mieux dans le genre débrouille toi et trouve les solutions à tes interrogations par toi même. Bien entendu, j'ai ma petite idée concernant mes interrogations (je vous invite à voir mes réponses plus bas). En clair, vous l'aurez peut être compris, mais ce film s'empêtre dans un méli-mélo scénaristique qui va en dérouter plus d'un.
Si l'on regarde les acteurs, on se rend compte que beaucoup ne sont pas des têtes. Il y a quand mêm la présence indéniable de Hayden Christensen (Anakin dans la prélogie Star Wars) qui est sur une pente descendante depuis la fin du rôle de sa vie. Bien entendu, il n'est guère très crédible dans son rôle mais il faut quand même noter que son personnage donne un petit plus au film. Il en va de même pour Thandie Newton (W. - L'improbable Président) qui n'est pas très à l'aise dans son rôle. Et enfin on peut citer John Leguizamo (58 minutes pour vivre) qui se retrouve avec un personnage paranoïaque et franchement inutile.
Plastiquement parlant, le film n'est pas désagréable puisqu'il se déroule majoritairement dans le noir. Par contre arriver à mettre en relief des ombres dans la pénombre est une très bonne chose. Les quelques décors traversés sont plutôt bien même s'ils ne sont pas des plus originaux. A l'inverse, les musiques sont bien trop timides et ne participent pas à renforcer cet aspect pesant.
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Les + : ambiance générale, les ombres
Les - : pas assez stressant, les acteurs, quelques questions sans réponses
Note : 11 / 20
Un survival atypique qui n'est pas désagréable mais qui risque d'en décevoir plus d'un. Cette déception peut découler du manque d'éclaircissement sur le scénario, le manque de frisson voire le manque de rythme dont souffre le film. Bien que de plus en plus sombre au fur et à mesure que le film avance, on est là face à un film correct mais pas indispensable.